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Voir la version complète : Zoom sur Zinédine Zidane


nassim
03/07/2006, 23h22
Dans l'art de rendre hommage à l'immense talent de Zinédine Zidane, Guillaume Loisy de Sport24 s'est surpassé et nous offre un beau texte qui mérite d'être lu. :)

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Le chef d’œuvre de Francfort

Cinq jours après avoir voulu envoyer Zinédine Zidane à la retraite, la presse espagnole n’avait de l’encre que pour le n° 10 tricolore au lendemain de la victoire de l’équipe de France face au Brésil en quarts de finale du Mondial. «Gano o rei Zidane» (le roi Zidane a gagné en portugais), titrait As alors que Marca lui lançait, comme un cri d’amour, «No te jubiles nunca !» (ne pars jamais à la retraite). Samedi, Zidane a écrit un nouveau chapitre de son histoire en bleu. L’un des plus beaux à n’en pas douter même si l’on espère qu’il garde le meilleur pour l’épilogue. Tout de blanc vêtu, n° 10 sur le torse et brassard de capitaine au biceps, le torero tricolore avait mis son habit de lumière pour se jouer des coups de cornes des redoutables taureaux brésiliens devenus d’inoffensives vachettes dans l’arène de Francfort.

La compile de Zidane

Roulettes, contrôles orientés, passements de jambes… Zizou a usé de tous ses grigris. Comme s’il voulait réaliser une dernière compilation de ses plus beaux gestes au cas où l’aventure devait se finir à ce stade des quarts de finale. Mais les supporters des Bleus ont vite compris qu’ils auraient droit à du rab. «Zizou a tout fait ce soir. Il a été brésilien», confiait un William Gallas plein d’admiration après le match. Une offrande aussi inédite que décisive pour Henry lui a permis de prolonger sa carrière de deux matches. Une demie et une finale ou une demie et un match pour la 3e place ? «On va essayer d'aller chercher notre place en finale. On n'a pas envie de s'arrêter là, c'est tellement beau qu'on veut continuer», lançait le Marseillais après sa démonstration face aux coéquipiers de Ronaldo. L’attaquant brésilien, déjà victime de son ancien coéquipier en 1998 tout comme Roberto Carlos et Cafu, ne se plaindra pas de ne plus avoir l’occasion de croiser la route du Français en compétition internationale. Les Portugais, eux, auront encore le bonheur, ou peut-être le malheur, de l’affronter mercredi prochain.

Portugal le voilà !

Avant de toucher du doigt un deuxième billet pour une finale de Coupe du Monde, Zidane aura dû cravacher. Lui, que l’on disait en bout de course après des matches de préparation et des débuts contre la Suisse inquiétants, attendait son heure comme l’explique son complice Willy Sagnol. «! Il a énormément travaillé pendant les matches de préparation. Il a fait beaucoup de travail individuel en plus du travail collectif à Tignes puis à Clairefontaine. Forcément cela allait payer un jour et c’est ce qui est en train de se passer», analyse ainsi le Munichois plein d’admiration. «Je lui dis bravo pour tous les sacrifices qu’il a fait et tout le travail qu’il a réalisé parce que, accumuler toutes ces séances de travail à 34 ans, ça n’a pas dû être évident. On est vraiment heureux qu’il ait changé d’avis l’année dernière.» De l’avis de nombreux spécialistes présents à Francfort samedi, on n’avait plus vu un Zidane aussi étincelant sous le maillot bleu depuis la demi-finale de l’Euro 2000 remportée face au… Portugal. Auteur du but en or qualificatif pour la finale sur penalty, le Madrilène avait sorti le grand jeu à Bruxelles.

Après son chef d’œuvre de Francfort, tous les amoureux du football croisent désormais les doigts pour que Zidane récidive à Munich. «Au cours des dix dernières années, il a été le meilleur joueur du monde», rappelait, il y a quelque temps, le Roi Pelé qui pourrait formuler sa pensée au présent. Quant à Franz Beckenbauer, il se demande bien «pourquoi il (Zidane) veut arrêter alors qu'il est aussi bon qu'il y a quatre ans. S'il joue si bien, il doit continuer». Conscient qu’il faut toujours écouter les conseils de ses glorieux aînés, Zizou aura à cœur des les suivre, pour deux rencontres encore.

Par Guillaume Loisy

Thirga.ounevdhou
04/07/2006, 13h00
En voici un autre :

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Peu enclins à la francophilie, les médias anglais ont rivalisé de métaphores et de superlatifs pour décrire la prestation de Zidane face au Brésil. «Zidane le magicien dégaine un as» pour le Daily Mail.

Pour le Daily Express, Zidane c’est la «classe à l’état pur… le maître français qui a maintenant l’occasion d’égaler Pelé, la légende brésilienne, et de briguer le titre non officiel de meilleur joueur de tous les temps», rien que ça.

Le Times estime que Zidane était dans une «quatrième dimension» face au Brésil et qu’il est au pied «des dernières petites marches qui lui restent à gravir pour atteindre l’immortalité». Même le quotidien financier Financial Times n’a pas manqué d’encenser le meneur de jeu des Bleus qui n’a pas hésité à faire le comparer à «un chaton s’amusant à jongler avec une pelote de laine». Voilà une belle métaphore, qui n’est pas prête de filer.

- La nouvelle Republique

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