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Voir la version complète : Maghreb – Le "chacun chez soi bride le développement" affirme Moncef Marzouki


Zirds
25/07/2012, 04h52
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Dans un entretien publié par l’Observateur du Maroc, le président tunisien Moncef Marzouki, initiateur des « cinq libertés » pour les maghrébins, redit sa foi et son impatience de relancer la construction maghrébine. Le sommet maghrébin, prévu à Tunis, trouvera le moyen de mettre entre « parenthèses » la question du Sahara Occidental.



Le président tunisien Moncef Marzouki a redit sa foi dans le Maghreb uni qui, a-t-il dit, « finira par se faire, car il répond à une nécessité". Reprenant les thèses développées par les économistes sur le cout du « non-Maghreb », le président tunisien affirme que le « chacun chez soi bride le développement". "Le non-Maghreb coûte entre 2 et 3 points de croissance par an, autrement dit, la Tunisie n'a pas d'avenir en Tunisie", a déclaré le président tunisien. « Dans nos frontières, nous étouffons et nos voisins du sud sont les régions les plus sous développées du continent" a indiqué le président tunisien pour mettre en exergue les opportunités perdues pour les économies maghrébines. Le président tunisien dont l’initiative d’appliquer, sans attendre les « cinq libertés » aux maghrébins - dont celle de circuler et d’investir- en Tunisie a été assez fraichement accueillie à Alger, estime qu’il est possible d’avancer lors du prochain sommet maghrébin prévu l’automne prochain en Tunisie. Il fait le constat que le « différend bilatéral entre l'Algérie et le Maroc bloque tout" tout en relevant que la Tunisie "entretient d'excellentes relations avec tous les pays de la région, d'où nos efforts pour ranimer cette Union du Maghreb arabe qui est moribonde".

Mettre le dossier du Sahara « entre parenthèses »

La démarche, classique mais jamais vraiment mise en œuvre, consiste à déconnecter le dossier du Sahara Occidental du reste des dossiers et notamment celui de la relance de l’UMA. Il y a eu des périodes où c’est le Maroc qui refusait cette déconnexion alors que l’Algérie la souhaitait et d’autres périodes où les positions se sont inversées. « Rabat et Alger peuvent penser parfois la même chose mais ils ne la pensent jamais au même moment » note un observateur maghrébin. La question est en tout cas un souci pour le président tunisien qui affirme que le sommet maghrébin tentera de trouver un moyen pour "mettre la question du Sahara entre parenthèses". Au sujet de l’Union pour la Méditerranée, le président considère qu’elle n’était pas faisable au moment où elle a été lancée car une « union entre des démocraties et des dictatures ne pouvait pas marcher. La démocratie est la condition sine qua non au partenariat entre les deux rives". Le président tunisien préfère le cadre plus modeste du 5+5 (Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Libye d'un côté, France, Italie, Espagne, Portugal, Malte de l'autre) qui doit se réunir lui aussi en Automne, à Malte.


Rédaction Maghreb Emergent

snake78
25/07/2012, 09h57
N'importe quoi, ces pseudo specialistes veulent nous diluer dans une pseudo union du Maghreb comme ils l'ont fait pour les pays d'Europe et d'autres regions du monde, dans le but de detruire les nations et d'avoir un gouvernement mondial.
Les pays peuvent très bien collaborer sans avoir a ouvrir leur frontieres aux flux anarchiques.

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