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Voir la version complète : Un prêtre syrien Elias ZAHLAOUI écrit à Hollande


Averoes
27/07/2012, 20h08
Je nourrissais le vague espoir de voir définitivement tournée, la politique de cirque de votre burlesque prédécesseur. À vous écouter, (…) ll m’a fallu vite déchanter. (…) Quand je vous ai entendu parler de la Syrie et de son président, j’ai bien cru entendre la voix même des Maîtres qui vous ont juché sur ce premier poste de France, dans l’unique but de mener à bien le projet de destruction de la Syrie, que votre prédécesseur a été incapable de conduire jusqu’au bout.

Pour une première à la Télévision, c’en était bien une ! Je vous attends de pied ferme, lors des tout proches désenchantements des français. Pour ma part, vieux connaisseur de la France et des français, je me suis surpris à me dire : quelle dégringolade, depuis le départ du Général de Gaulle !

Mr le Président, Avant de poursuivre, il est une coïncidence historique que je me dois de vous signaler, et que vous ignoriez sans aucun doute. Sinon vous auriez évité de vous laisser interviewer, un 29 Mai ! En effet, il est un autre 29 Mai, au cours duquel la France s’est misérablement déshonorée.

C’était en 1945. En ce jour même, la France « mandataire », s’est permis de bombarder le Parlement Syrien à Damas, pour, ensuite, laisser ses soldats noirs, assassiner les 29 gendarmes, en poste, dans ce haut-lieu de la démocratie. Le saviez-vous ?

Mr le Président, N’est-il pas temps, pour la France, et, donc, pour vous-même, de réfléchir pour de bon sur cette ignoble politique qui, depuis 1916, année des accords aussi secrets que honteux, appelés depuis « Accords Sykes-Picot », la conduit sur les ordres du Sionisme, à détruire la Syrie et le Monde Arabe ? N’y avait-il de clairvoyant et de noble, dans toute la France d’alors, que Mr Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères, pour avoir donné à votre Consul Général à Beyrouth, Mr Georges Picot, en date du 2 Novembre 1915, en prévision de ces accords, cette consigne claire et perspicace : « Que la Syrie ne soit pas un pays étriqué… Il lui faut une large frontière, faisant d’elle une dépendance pouvant se suffire à elle-même ? »

Pour une Syrie « se suffisant à elle-même », et telle que l’avait, déjà, tracée, en 1910, une carte géographique émanant de ce même ministère des Affaires étrangères, vous devez savoir ce qu’il en fut, après qu’elle fût amputée, au Nord-Ouest de la Cilicie, au Nord-Est de la région de Mardine, dans ce qui est l’Irak actuel, de Mossoul, à l’Ouest du Liban, au Sud de la Jordanie et de la Palestine, pour être décapitée, en 1939, d’Antioche et du golfe d’Alexandrette, offerts en cadeaux à la Turquie !

Mr le Président, Il est aussi une question capitale, que je me dois, en tant que citoyen arabe de Syrie, de vous poser, ainsi qu’à tous les « leaders » occidentaux : « Pourquoi vous faut-il systématiquement assassiner les peuples arabes et musulmans ? »

Vous l’avez déjà fait en dressant, entre 1980-90, l’Irak contre l’Iran, cet Irak, dont le malheureux Saddam Houssein se faisait traiter de « Grand ami », tant par Donald Rumsfeld que par Jacques Chirac ! Ce fut aussitôt après, le guet-apens du Koweït, entraînant la guerre contre l’Irak, suivi d’un blocus de (13) ans, qui a causé à lui seul, d’après les rapports américains mêmes, la mort de 1.500.000 enfants irakiens ! Ce fut ensuite la chevaleresque « guerre contre le terrorisme »… en Afghanistan ! Aussitôt suivie d’une nouvelle guerre contre l’Irak.

Quant à l’immortelle épopée de l’OTAN, en Lybie, conduite par « le général-philosophe », Bernard Henri Lévy, elle vint, à nouveau, compléter ces horreurs, sous prétexte de protection des droits de l’homme ! Et voici que, depuis 15 mois, tout l’Occident s’acharne contre la Syrie, oubliant une infinité de problèmes très graves, à commencer par le Conflit israélo-arabe, qui menacent, réellement, la survie de l’humanité !

Or, toutes ces tragiques politiques occidentales, vous les pratiquez sans honte et sans vergogne, sous couvert de tous les mensonges, de toutes les duplicités, de toutes les lâchetés, de toutes les contorsions aux Lois et Conventions Internationales. Vous y avez en outre engagé ces Instances Internationales, que sont les Nations-Unies, le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l’homme, alors qu’elles n’ont existé que pour régir le monde entier vers plus de justice et de paix !

Seriez-vous donc, en Occident, en train de nourrir l’espoir stupide de mettre fin de cette façon à l’Islam ? Vos savants et vos chercheurs ne vous ont-ils pas fait comprendre que vous ne faites que provoquer un Islam outrancier, que vous vous obstinez d’ailleurs à financer, à armer et à lâcher avec nombre de vos officiers, un peu partout dans les pays arabes, et surtout en Syrie ? Ne vous rendez-vous pas compte que ce faux Islam se retournera, tôt ou tard, contre vous, au coeur de vos capitales, villes et campagnes ?

Pour tout cela, laissez-moi vous rappeler, moi simple citoyen de Syrie, que cet Islam que vous armez et dressez contre le Monde Arabe, en général, et la Syrie, en particulier, n’a rien à voir avec le véritable Islam, celui-là même que la Syrie a connu, lors de la Conquête arabe, ainsi que l’Égypte et, enfin, l’Espagne. Faut-il vous rappeler que les historiens occidentaux, dont des historiens juifs, ont dû reconnaître que l’Islam conquérant s’est révélé être le plus tolérant des conquérants ?

Oui, pourquoi vous faut-il assassiner et détruire des peuples entiers, pour qu’Israël, seul, puisse enfin vivre et survivre ? Est-ce de la sorte que vous cherchez à réparer votre terrible complexe de culpabilité vis-à-vis des juifs, dû à un antisémitisme plus que millénaire et proprement occidental ? Vous faut-il le faire au prix de l’existence même de ces peuples arabes et musulmans, au milieu desquels les juifs avaient mené une vie quasi normale, faite de cordialité, voire, de riche collaboration ?

Si mes interrogations vous paraissent exagérées ou outrancières, permettez-moi de vous prier de lire ce qu’ont écrit sur l’emprise du Sionisme aux États-Unis, des hommes comme John Kennedy et Jimmy Carter, et des chercheurs courageux et connus, comme Paul Findley, Robert Dole, David Duke, Edward Tivnan, John Meirsheimer, Stephen Walt, Franklin Lamb, et surtout Noam Chomsky.

Pour ce qui concerne l’emprise du Sionisme en Europe, je m’en tiens aujourd’hui à la France seule. Vu la responsabilité qui est la vôtre, vous est-il permis d’oublier ou d’ignorer ce qu’ont, si courageusement, écrit : Roger Garaudy, Emile Vlajki, Pierre Leconte, Régis Debray, et surtout les juifs Michel Warshawsky, Stéphane Hessel, Serge Grossvak et le Professeur André Noushi ?

Si par impossible, tous ces noms ne vous disaient rien, laissez-moi vous rappeler quelques noms si connus en Israël même, qu’il serait malhonnête de les ignorer et d’ignorer ce qu’ils ont osé dire depuis quarante, voire, cinquante ans, et certains bien avant la « création » d’Israël : Martin Buber, Albert Einstein, Yshayahou Leibowitz, Israël Shahak, Susan Nathan, Tanya Rheinhart.

Pour finir, laissez-moi vous rappeler un texte trop connu pour passer inaperçu. Il date du mois de février 1982. À lui seul, il constitue et condense l’implacable dictat sioniste, imposé depuis des dizaines d’années, à toute la politique occidentale. Il a paru dans la revue sioniste « Kivounim », publiée à Jérusalem. Il s’agit d’un article intitulé « Stratégie d’Israël dans les années 1980 », et il porte la signature de Mr Oded Yinon. Je me contente d’en citer un seul paragraphe, reproduit (p.62) dans un livre récent, intitulé « Quand la Syrie s’éveillera… », paru, à Paris, chez Perrin, en 2011. Ses auteurs sont Richard Labévière et Talal El-Atrache. On y lit textuellement :

« La décomposition du Liban en cinq provinces, préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l’Égypte, la Syrie, l’Irak et toute la péninsule Arabe. Au Liban, c’est un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front est ; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces États. La Syrie va se diviser en plusieurs États, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un État alaouite chi’ite ; la région d’Alep un État sunnite ; à Damas, un autre État sunnite hostile à son voisin du nord ; les druzes constitueront leur propre État, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet État garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme : c’est un objectif qui est maintenant à notre portée ».

Mr le Président, Pour finir, laissez-moi vous prier vivement de chercher à vous rendre personnellement compte, de tout ce dossier, et à mesurer la responsabilité que vous y assumez, avant qu’il ne soit trop tard.

Un ami, prêtre français, fin connaisseur de la Syrie, le Père Jean-Paul Devedeux, vient de vous écrire en ce jour même. Sa lettre est une invitation pressante qu’il vous adresse, pour une meilleure connaissance des Arabes, en général, et de la Syrie, en particulier. L’enjeu est de taille.

Veuillez, donc, vous libérer du « rôle » que vous êtes en droit de rechercher, et, surtout, de celui que l’on cherche, immanquablement, à vous imposer.

La Syrie, « seconde patrie de tout homme civilisé » comme l’a si bien dit votre grand savant « André Parot », et terreau de toutes les civilisations, mérite une visite. Elle ne manquera pas de vous étonner, et même de vous captiver. Ayez le courage de la connaître de près. Vous en reviendrez porteur d’un projet de politique nouvelle, clairvoyante et juste, faite d’équilibre humain, qui repose sur les droits et devoirs de TOUS, à l’égard de TOUS ! La vie, la liberté et la dignité sont, pour TOUS !

Nouveau Président de la France, Je vous souhaite d’en prendre l’initiative. Vous n’y serez pas perdant autant que vous l’êtes, en ce moment, et moins que vous le serez demain, si vous vous défilez !

Mr le Président, En vous confiant cet espoir, je vous dis mon respect.

Pr. Elias ZAHLAOUI Église Notre-Dame de Damas Koussour – Damas
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Walidk
27/07/2012, 20h40
Merci beaucoup.
Je viens de tout lire à haute voix pour mon père et mon frère.
ça vient confirmer ce qu'on pense de la situation en Syrie.

Averoes
28/07/2012, 00h56
Ravi de l'avoir partagé.

Il est bien de rappeler certaines vérités, bien étouffées des médias.

En plus, il ne dit que des vérités, sans aucune exagération.

Louny
28/07/2012, 13h16
Quand est-ce que vous allez vous détacher de ses pays ?????
C'est incroyable. Je ne comprendrais jamais cette mentalité.

La France, c'est de l'hypocrisie. Pas la peine d'attendre quoique ce soit de ce pays. Leur passé parle pour eux.
La France, c'est que de l'apparence.

Sajeed
29/07/2012, 10h05
Ce que dit ce prête est éminemment sensé.... tout comme il serait insensé de croire que le monstre qui détient le pouvoir aujourd'hui en Syrie puisse rester sur son trône.

Ahmadov
29/07/2012, 12h06
Merci pour le partage

choucha
29/07/2012, 17h49
Il est pour le moins bizarre que ce prêtre syrien à la "culture académique" si poussée n'évoque pas concernant son CHER PAYS la réflexion du Général français GOURAUD lorsque celui-ci est entré à DAMAS :
Le général français Henry Gouraud entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin d’un coup de pied, Gouraud s'écria: « Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant.»

Le général Gouraud pénétrait en vainqueur à Damas, après avoir chassé les Arabes auxquels les Anglais avaient promis la création d'un royaume arabe, en échange de la participation des tribus du Hedjaz contre les Turcs.
Il se fit conduire devant le tombeau de Saladin, ce Kurde qui chassa les Croisés de Jérusalem.
Question : quelle fut la parole de Gouraud ?
Réponse du général : Saladin, nous voilà !
Une raison de plus pour que les musulmans en veuillent à l'Occident.

« Le monde arabe se souvient bien des mots prononcés par le général britannique Allenby, un descendant des croisés anglais, lorsqu’il entra dans Jérusalem, le 9 décembre 1917 : « Les Croisades se sont terminées aujourd’hui ! » De même, le monde arabe n’a pas oublié non plus le contenu ni le ton des déclarations faites par le général français Henri Gouraud lorsqu’il est entré à Damas en juin 1920. Marchant en direction de la tombe de Saladin, à proximité de la Grande Mosquée des Omeyyades, Gouraud lui avait donné un coup de pied et s’était écrié : « Réveille-toi, Saladin, nous revoici. Ma présence ici consacre la victoire de la Croix sur le Croissant. »
Le peuple arabe n’oubliera pas non plus les proclamations de George Bush II et de Tony Blair avant au moins cent ans.


و ذهابه الجنرال الفرنسي إلى ضريح صلاح الدين ، محرر القدس ، رحمه ألله ، ليركله بقدمه قائلاً
ها نحن أحفاد الصليبيين قد عُدنا يا صلاح الدين

Sioux foughali
29/07/2012, 20h14
Choucha, tu vas chercher un point sans importance par rapport au discours du prêtre

..et tu sais pourquoi ?

Parce que les Syriens chretiens sont chretiens depuis bien avant que ne le soient les ancêtres de ce general français. Antant les grands parents de Salah El Din et ceux de Haroun El Rachid les connaissaient déjà

absent
29/07/2012, 20h51
Si un imam de l'opposition avait envoyé un message à Nasrallah...on aurait eu tout le contraire de ses commentaires élogieux!

Mais bon, c'est un pretre du régime...donc ,c'est "COOL"

choucha
30/07/2012, 05h15
Des dignitaires religieux instrumentalisés en Syrie par Bachar Al Assad
Ignace Leverrier
samedi 23 juin 2012
Le site All4Syria a mis en ligne, vendredi 22 juin, un article intitulé "Pour tromper les Américains, Bachar Al Assad envoie à Washington des moukhabarat déguisés en hommes de religion". Il confirme que le chef du "seul Etat laïc" de la région ne recule devant aucune instrumentalisation, y compris celle de dignitaires religieux, pour permettre son maintien au pouvoir et assurer la survie de son régime.
Il n’est pas inutile de rappeler, avant de proposer une traduction de cet article, que le créateur de ce site d’information en ligne qui fait autorité, l’ingénieur et économiste Ayman Abdel-Nour, est syrien et membre de la communauté assyrienne de Syrie. En sa double qualité d’ami de Bachar Al Assad et de membre du Parti de la Renaissance Arabe Socialiste, autrement dit du Baâth, il avait activement participé, en juin 2000, au 9ème congrès du parti au pouvoir. Il avait ainsi contribué, au lendemain du décès de Hafez Al Assad, à l’accession de l’héritier que celui-ci avait désigné au trône de la République et à l’adoption des mesures préliminaires - comme la mise à l’écart d’apparatchiks en place au Commandement régional depuis 15, 20 ou 30 ans -, indispensables à la mise en oeuvre de réformes dont il était, au sein de son parti, l’un des plus ardents promoteurs.
Créé en Syrie en 2003, avec l’accord des autorités politiques et sécuritaires préoccupées par l’influence du site Levant News / Akhbar al Charq, créé à Londres et proche des Frères Musulmans, le site All4Syria / Kullû-nâ churakâ’ (nous sommes tous partenaires) s’est rapidement imposé comme LA référence en matière d’information concernant ce pays. La totalité des organes de la presse écrite et audio-visuelle était alors encore entre les mains du gouvernement ou du "parti dirigeant de l’Etat et de la société". Ayman Abdel-Nour était convaincu qu’il n’y aurait pas d’avenir pour la Syrie et pour la formation politique à laquelle il appartenait sans le renouvellement des cadres du parti et de leurs modes de pensée et d’action. Il était conscient que l’ouverture du pays exigeait de faire la transparence sur les mécanismes de prise de décision et sur ses pratiques internes. Il s’est donc attaché durant des années à fournir aux Syriens qui n’en revenaient pas, des informations de première main sur le fonctionnement interne du Baath et sur la domination exercée sur les structures gouvernementales et étatiques, simple pouvoir apparent, par le complexe familio-militaro-sécuritaire détenant seul, autour de Bachar Al Assad, la réalité du pouvoir.
Ses articles, analyses et révélations, ont bientôt mis ce "baâthiste de renouveau" en difficulté face aux partisans du statu quo, et en premier lieu des moukhabarat dont les pratiques illégales et les manoeuvres dangereuses ne pouvaient s’accommoder de la moindre lumière. Le temps est donc venu, en 2008, où "son ami" Bachar Al Assad lui a conseillé, "faute de pouvoir lui assurer sa protection...", de chercher refuge hors de Syrie. Depuis ses lieux d’exil successifs, il a continué à faire de son site All4Syria l’une des meilleures références pour l’information et la compréhension des évènements qui se déroulent en Syrie. Comme en témoigne la modification de son logo, qui arbore les couleurs du drapeau de l’indépendance de la Syrie à la place de celui de la Syrie baâthiste, et comme l’a confirmé la création à son initiative de l’organisation "Syriens chrétiens pour la Démocratie", il est plus que jamais engagé, aux niveaux médiatique et politique, en faveur du changement dans son pays.
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All4Syria écrit donc :
"Une source à la présidence de la République, qui a déjà fourni à All4Syria de nombreuses informations, nous a fait savoir qu’une proposition avait été rédigée par un collaborateur du Bureau de la Sécurité Nationale. Il jugeait "opportun de dépêcher à Washington le mufti de la République, le cheykh Ahmed Hassoun, et un certain nombre de religieux chrétiens, pour y rencontrer des officiels et des associations chrétiennes bien introduites au Congrès". Il fallait "susciter leur peur pour ce que les chrétiens subissent de la part de l’opposition en Syrie, leur montrer les massacres, les photos et les témoignages de personnes coopérant avec les parties officielles, de manière à faire pression sur l’administration américaine et à modifier sa position". Selon ce collaborateur, un certain Camille T. (qu’un visiteur du site n’a pas tardé à identifier) qui réside à Montréal, il est aussi suggéré que "le gouvernement syrien n’intervienne à aucune étape, que ce soit dans l’organisation des rencontres, dans l’invitation qui doit être adressée par une partie américaine, ou dans le financement des dépenses, puisque l’initiative doit apparaître comme émanant de la société civile".
"Dans cette optique, le Bureau de la Sécurité Nationale a rédigé un mémorandum qu’il a adressé à la Cellule de crise, qui l’a à son tour transmis à Bachar Al Assad qui l’a accepté. Il propose que cette mission soit confiée au Dr Samer F. (aussitôt identifié par un autre internaute), un camarade d’Université du chef de l’Etat, qui habite à New York, et au Dr Yazan Kh. qui réside en Floride. Le choix s’est porté sur eux parce qu’ils sont proches de Bachar Al Assad et qu’ils ont investi dans des projets d’hôpitaux en Syrie... qui ont été stoppés. Le chef de l’Etat les a reçus à deux reprises à ce sujet. On peut donc faire avec eux un marché : ils prendront en charge le financement de la visite de la délégation aux Etats-Unis. Cela permettra de présenter le voyage comme une réponse à une invitation. En contrepartie, l’octroi des autorisations qu’ils attendent sera accéléré".
"La Cellule de crise a choisi pour composer la délégation, outre le cheykh Ahmed Hassoun, Mgr Louqa Al Khouri (vice patriarche des Grecs orthodoxes d’Antioche et de tout l’Orient), dont Michel Kilo a récemment montré en divulguant certains agissements qu’il était un agent des moukhabarat, et Mgr Joseph Al Absi (vicaire patriarcal des Grecs catholiques d’Antioche et de tout l’Orient), auquel s’applique la parole du Père jésuite Paolo Dall’oglio (récemment expulsé de Syrie sur ordres des services syriens de renseignements). Questionné par la chaîne Al Arabiya sur quelques hommes de religion, il avait déclaré : "Ce sont des moukhabarat". On leur a donné toutes les directives nécessaires et on leur a remis des bandes vidéos".
"La source s’attend à ce que la visite se déroule au plus vite, aussitôt réglées les questions logistiques et financières".
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Voici ce que Michel Kilo disait dans l’article auquel All4Syria fait référence :
"Le christianisme oriental est aujourd’hui entré dans une phase d’isolement vis-à-vis de son environnement historique et de son milieu social. Il affiche une indéniable hostilité pour tous ceux qui sont différents, qu’ils soient chrétiens ou non chrétiens. Il pratique une sorte de racisme confessionnel qui fait du "chrétien" une créature supérieure à celles qui n’appartiennent ni à son église, ni à sa religion. Les princes de ces églises se rangent ouvertement du côté d’une injustice qui s’apparente à celle infligée jadis par Rome aux premiers chrétiens. Ils font alliance avec les détenteurs du pouvoir temporel et ils dressent leurs fidèles contre leurs adversaires, chrétiens y compris, qu’ils accusent d’abandonner le christianisme et la religion pour la seule et unique raison qu’ils ne sont pas avec le pouvoir, qu’ils s’opposent à lui ou qu’ils lui résistent. Un évêque de l’une des plus grandes églises de Damas est allé jusqu’à appeler des agents de la sécurité pour leur remettre des jeunes gens. Ils étaient venus protester contre le parti pris pro-régime de l’Eglise, dans la lutte que connaît aujourd’hui la Syrie, et pour attirer son attention sur les risques qu’il provoquait lorsqu’il incitait les jeunes gens et jeunes filles de son Eglise à fêter la mort de jeunes musulmans d’une municipalité proche de Damas, tués lors d’une manifestation contre le régime".
"Pire encore, certains ont reçu des lettres de menace signées de voyous se qualifiant de "chabbiha du Christ" (imaginez à quel degré de décadence les choses en sont arrivées dans l’Eglise quand le Christ a des chabbiha !). Ils faisaient savoir à leurs destinataires que leur sort avait été décidé et qu’ils seraient tués dès que l’occasion s’en présenterait. Bien que j’aie répondu avec retenue et dans une logique de dialogue à une lettre de ce type qui m’était parvenue pour me menacer de mort, son auteur m’en a adressé une seconde pour m’indiquer qu’il allait porter plainte contre moi auprès de la Sécurité pour avoir envoyé des éléments de l’Armée Syrienne Libre le tuer. Moi qui ne sais même pas le nom de ce peureux qui imagine se grandir en se surnommant "chabbiha du Christ", qui ne connais personne dans l’ASL et qui n’ai rien à voir avec les armes et ceux qui les portent" [.....].
"Si le Christ décidait de revenir aujourd’hui, la première chose qu’il ferait serait de descendre dans la rue et de participer aux manifestations réclamant la liberté et le respect de la dignité de l’homme. Il irait à Al Khaldiyeh (Homs), à Idlib et à Maaret al Numan, à Al Haffeh et à Salma, à Banias et à Douma, à Arbin et à Kafr Batna, à Al Hirak et à Al Mseifreh, pour partager la mort et les souffrances de leurs habitants. Il questionnerait peut-être de nouveau : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?", c’est-à-dire "Pourquoi les as-tu abandonnés ?" Il n’accepterait certainement pas dans une Eglise portant son nom un vicaire patriarcal, Mgr Louqa Al Khouri, qui a livré aux moukhabarat cinq jeunes chrétiens et chrétiennes. Il le chasserait plutôt avec la même colère qui s’était emparé de lui devant les marchands du temple" [.....].
"L’Eglise ne va pas bien. Elle est à ce point malade qu’elle ne ressent même plus les douleurs et souffrances de ceux pour lesquels Jésus le Nazaréen a donné sa vie. Le clergé doit se révolter contre ses princes. Les fidèles doivent sortir de leur silence et fuir leur Eglise qui ne perçoit plus les peines et la mort des opprimés, mais qui vit satisfaite et tranquille au milieu de la mort et des fleuves alimentés du sang des innocents. Les chrétiens doivent boycotter leur Eglise jusqu’à ce qu’elle revienne vers le peuple, vers le musulman comme vers le chrétien. C’est uniquement ainsi qu’elle sera ce qu’elle doit être : l’Eglise du Seigneur et non celle des chefs des moukhabarat !"

simplenova
30/07/2012, 11h42
les plans de l'état sioniste étant connus, le boucher aurait pu faire un signe d'intelligence.

Et il est connu qu'aussi malicieux soient-ils, ces plans se retourneront inexorablement contre leurs fomenteurs

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