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Voir la version complète : Liban Les ressortissants étrangers en alerte


morjane
17/08/2012, 15h36
Le président libanais, Michel Sleimane, a tenu, hier, des réunions de crise avec des ministres et chefs des services de sécurité pour discuter de la question des enlèvements de ressortissants syriens par des hommes armés.

«J’ai rencontré les chefs des services de sécurité et les ministres concernés pour discuter de la question des enlèvements des deux côtés», a déclaré le président Sleimane. «Nous espérons résoudre cette question de manière diplomatique», a-t-il indiqué. «Les Libanais en Syrie seront relâchés ainsi que les Syriens enlevés au Liban.» D’autre part, le président libanais a mis en garde contre toute tentative pouvant nuire à la paix civile du pays ou menacer la sécurité de ses citoyens et des résidents étrangers, a rapporté l’Agence de presse nationale.

«Semer le chaos revient à mettre en danger la vie de nos citoyens et menace l’intégrité de l’Etat, qui a pour mission de protéger la vie et les droits de ses citoyens», a-t-il déclaré, lors d’une réunion avec les directeurs des agences de sécurité du pays. Il a souligné la nécessité d’appliquer «au plus vite» la décision émise par le cabinet le 9 juillet, qui vise à «empêcher que des routes ne soient bloquées et à renforcer la protection des missions diplomatiques des pays amis au Liban, dont l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et la Syrie». Le chef de l’Etat libanais a souligné la nécessité de «protéger le Liban contre les répercussions des crises dans les pays voisins», en référence notamment au conflit syrien.

Division

Les déclarations de Michel Sleimane n’ont pas convaincu, puisque l’Arabie Saoudite a demandé à ses ressortissants de quitter le Liban, citant des craintes de kidnapping de ses citoyens liées à la situation en Syrie. Le Qatar a également fait une demande en ce sens en raison d’une situation instable de sécurité. Un peu plus tôt dans la journée, un puissant clan familial chiite libanais avait revendiqué le rapt d’au moins 20 Syriens au Liban, pour tenter de les échanger contre un des leurs, enlevé cette semaine en Syrie.

Le conflit en Syrie divise profondément le Liban voisin, pays à l’équilibre confessionnel très fragile, notamment entre des chiites qui expriment leur sympathie pour le régime alaouite et des sunnites qui penchent vers les insurgés. L’Arabie Saoudite mène quant à elle une offensive diplomatique contre le régime syrien et tente d’obtenir l’exclusion du pays de l’Organisation de la conférence islamique, au cours d’un sommet qui devait s’achever mercredi soir.

El Watan

bel-court
17/08/2012, 16h34
Ce qui se passe au Liban est du racisme anti étranger tout simplement, certes pas tous les étrangers mais un certain groupe, donc on peut le qualifier de racisme.

Averoes
17/08/2012, 16h54
Il serait grand temps que le Liban sous la houlette de Hariri, s'affranchisse de la tutelle et des ordres de Paris!

En effet, c'est à cause de la politique de Hariri et de Samir Geagea, qui depuis le début fournissent à 'ASL bases arrières et de repli au nord du Liban... D'ou les tensions et affrontements à Tripoli récemment....

Et bien à présent leur irresponsabilité les mène vers l'inconnu, dont le Liban n'avait pas besoin....

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