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Voir la version complète : L’Algérie, l’exception au printemps arabe ?


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haddou
21/08/2012, 12h59
Après la Tunisie, l’Egypte, le Yémen, la Libye, et récemment la Syrie dont le régime est condamné (le Maroc en voie, en principe, vers la monarchie constitutionnelle) et certainement bon nombre d’autres pays arabes et africains qui suivront, annoncent des réformes pour une transition qui sera de longue durée. La transition démocratique tenant compte des anthropologies culturelles, n’existant pas de modèle universel, sera-t-elle effective ou avortée, tout dépendant des rapports de forces internes et externes ? Dans une interview à l’hebdomadaire français L’Express en janvier 2009 et une contribution parue dans le magazine internationale les Afriques en juin 2011 (1) début 2011, j’avais posé cette question stratégique : "le pouvoir algérien versant dans l’attentisme serait-il alors le seul pays en Afrique du Nord à faire l’exception ?" Afin d’éviter des remous sociaux de court terme, des instructions ont été données depuis des mois par le gouvernement algérien pour que les organismes chargés de l’investissement et de l’emploi agréent un maximum de projets avec de nombreux avantages financiers et fiscaux, tout en demandant à des administrations et entreprises publiques déjà en sureffectifs de recruter. Or, il convient de se demander si ces instructions s’insèrent dans une vision globale du développement du pays, s’ils concernent des segments porteurs de croissance durable ou s’ils ne s’assimilent pas à un replâtrage pour calmer le front social.
Cette injection massive de monnaie sans contreparties productives est une des causes essentielles du retour de l’inflation fin 2011/2012 et certainement son accélération en 2013, entraînant le pays dans une spirale de hausse de prix. Dans ce scénario, la hausse des taux d’intérêts bancaires sera inévitable, ce qui freinerait l’investissement et la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens. Dans ce cadre, il convient de se demander si ces jeunes promoteurs ont la qualification et surtout l’expérience nécessaire pour manager les projets. Le risque n’est-il pas d’assister à un gaspillage des ressources financières, en fait de la rente des hydrocarbures et, à terme, au recours au Trésor à l’instar de l’assainissement des entreprises publiques qui ont coûté plus de 50 milliards de dollars entre 1971 et 2012 ? Ne fonce-t-on pas tout droit vers une nouvelle recapitalisation des banques ? La trajectoire raisonnable, en attendant une véritable relance des segments hors hydrocarbures, n’aurait-elle pas été l’investissement dans l’acquisition du savoir-faire ? Quelle est la contribution à la valeur ajoutée réelle du pays dans les projets réalisés ? Enfin, ces projet et ceux réalisés s’insèrent-ils dans le cadre des valeurs internationales dans la mesure où, avec la mondialisation et malgré la crise, nous sommes dans une économie ouverte du fait des engagements internationaux de l’Algérie ?
Concernant l’aspect macro-économique global, il existe une loi universelle : le taux d’emploi est fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité relevant d’entreprises compétitives, et l’on ne crée pas des emplois par des décisions administratives. Le taux de chômage officiel de 11% est fortement biaisé incluant les sureffectifs, tant des administrations que des entreprises publiques, des emplois temporaires fictifs (cinq mois non créateur de valeur ajoutée comme par exemple pour faire et refaire des trottoirs) et les emplois dans la sphère informelle. En réalité il est supérieur à 20% et certaines wilayas déshéritées connaissant des taux de chômage réel de plus de 40%. Paradoxalement, du fait de l’allocation sectorielle d’investissement via la dépense publique, fortement biaisée car privilégiant les emplois à très faibles qualifications comme le BTPH (70% de la dépense publique), les diplômés ont plus de chance d’être chômeurs expliquant le faible taux de croissance et l’exode des cerveaux. Que deviendront les 1,5 million d’étudiants sortis des universités en 2015 et les plus de 2 millions à l’horizon 2020 ? Dès lors se pose cette question stratégique : ce dépérissement du tissu productif en Algérie n’explique-t-il pas que le taux de croissance n’est pas proportionnel à la dépense publique, soit 200 milliards de dollars entre 2004 et 2009, et 286 milliards entre 2010 et 2014 dont 130 de restes à réaliser des projets non terminés entre 2004/2009 (surcoûts dus à la mauvaise gestion et la corruption) ?
La majorité des observateurs nationaux et internationaux convergent vers ce constat : la réforme globale en Algérie, (l’Etat de droit, l’indépendance de la justice, l’instauration de l’économie de marché concurrentielle, et la démocratisation), souvent annoncée comme source de croissance durable, est en panne avec un statu quo intolérable et suicidaire. Les banques, lieu de distribution de la rente, continuent de fonctionner comme des guichets administratifs. La bureaucratie et son produit la sphère informelle domine la société. La facture alimentaire est élevée, malgré le fameux programme agricole (PNDA). Comme conséquence, nous assistons à la chute vertigineuse du dinar sur le marché parallèle qui est l’un des aspects de ce retour à l’inflation accentuant la concentration, du revenu national au profit d’une minorité rentière, cristallisant le mécontentement du fait d’une profonde injustice sociale. Au vu de la forte démobilisation populaire, du divorce croissant Etat-citoyens des tensions sociales qui deviennent de plus en plus criardes, spontanées non organisées que l’on essaie de calmer par du saupoudrage de distribution de la rente directement ou indirectement via des subventions généralisées, sans de profondes réformes structurelles, se fondant sur un dialogue serein s’attaquant au blocage réel du fonctionnement réel de la société algérienne, loin des replâtrages juridiques, comme cela a été tenté, en vain, par les anciens régimes, je doute avec de nombreux observateurs et experts nationaux et internationaux que l’Algérie soit l’exception du printemps arabe.
Invoquer les années sanglantes entre 1990/2000, véritable guerre civile avec, selon les officiels 200.000 morts, sans compter le nombre aussi important de blessés et des dégâts matériels de plusieurs milliards de dollars, ne tient pas la route du fait que la nature du système rentier n’a pas changé d’un iota. On ne peut donc parler de printemps arabe en Algérie : sur le plan politique nous avons toujours le monopole du parti FLN éclaté avec son petit-fils le RND et d’autres micros partis, et sur le plan économique c’est toujours le syndrome hollandais, après 50 années d’indépendance politique, avec 98% d’exportation d’hydrocarbures et important 70/75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées, (83% du tissu économique selon l’enquête de l’ONS de 2012, étant constitué de petits commerces/services) paradoxalement pour un pays doté en hydrocarbures important du gasoil, de l’essence et connaissant des tensions perpétuelles au niveau de la consommation électrique.(1).
Le dernier rapport des observateurs européens consacré aux élections du 10 mai 2012, je cite : "Le désintérêt de la majorité de la population algérienne pour ces élections". Méditons attentivement cette sentence pleine de sagesse d’un grand diplomate algérien qui a été consacré à l’international, pas au niveau interne à l’instar de bon nombre de cadres et intellectuels algériens marginalisés, Lakhdar Brahimi, je le cite : "Notre génération a fait son temps. Le changement profond dans les régimes arabes, sans exception, est inéluctable. Vouloir perpétuer par certains régimes le statu quo en étouffant ne peut mener qu’à la violence qui pendra des formes différentes selon le pays". Le rôle des intellectuels algériens, non pas les organiques qui caressent du poil le pouvoir pour avoir une rente,et des véritables patriotes est d’attitrer l’attention sur les dérives possibles et comme solution la nécessaire mutation systémique. Car la situation actuelle du statu quo, en étouffant les libertés, sous le couvert d’une multitude de micro partis et d’organisations dites de la société civile, déconnectés des réalités et des populations, souvent appendice de l’administration, vivant du transfert de la rente des hydrocarbures, est intenable. Espérons, pour notre pays et bien d’autres, une prise de conscience de ceux qui les gouvernent, pour éviter à leur peuple cette violence. Saluons la sagesse des dirigeants sénégalais et la maturité de leur peuple pour avoir réalisé une transition politique pacifique, un exemple pour l’Afrique.
Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des Universités Expert International en management stratégique
le matin dz

sinia
21/08/2012, 15h19
ben non l'Algerie ..a commencer son printemps en Octobre 1988..

milhosa
21/08/2012, 15h55
salam
hna rana f l'été arabe:lol:

LIXUS
21/08/2012, 16h09
@haddou,

Ton texte est illisible car il n'est pas du tout aéré. Essaie de sauter des lignes à chaque paragraphe car sinon ça fait un gros bloc difficile à lire, surtout vu la longueur de cet article.;)

jawzia
21/08/2012, 16h34
Je trouve cet article d'une nullité indigne d'un :
professeur des Universités Expert International en management stratégique

et ancien ministre chargé de la privatisation (durant ces mêmes années 90).

Un étudiant de 1° année de Master ferait mieux que cela.

galaxy
21/08/2012, 16h34
Analyse très complexe de ce journaliste quand l’équation est simple
un peuple heureux bien nourrit et sans oppression de l’état ne fais pas
de révolution.

hben
21/08/2012, 17h36
un peuple heureux bien nourrit et sans oppression de l’état ne fais pas
de révolution.
Reste plus qu'a le marquer au fer rouge comme font les cow-boy à leur bétail et désigner le futur propriétaire héritier!

misn'thmourth
22/08/2012, 09h26
ben non l'Algerie ..a commencer son printemps en Octobre 1988..

et c’était en 1980

Cell
22/08/2012, 09h37
Je trouve cet article d'une nullité indigne d'un :
Citation:
professeur des Universités Expert International en management stratégique
et ancien ministre chargé de la privatisation (durant ces mêmes années 90).




C'est la définition même du mot 'indigne' en Algérie qu'il faudrait revoir .......

Un étudiant de 1° année de Master ferait mieux que cela.


pourquoi maste ........ Un élevé de CM1 suffit ....... Il lui suffira de dire : tout vas bien .....'

haddou
22/08/2012, 09h37
Bonjour a tout le monde

par de l'entrmise de cet article que j'ai poste,je m'attendais de nous amis algeriens a eclairer notre lanterne par des arguments qui confirmeent ou infirment les propos de cet economiste ,et non des jugements de valeur sur la personne ,qui restent subjectives
je ne doute pas qu'il y a des elements sur fa qui peuvent nous apporter de precieux commentaires pour faire avancer le debat
j'ai le sentiment,et j'espere que je me trompe ,que tout article qui porte un jugement de critique a l'economie algerienne est combattue avec vehemence et alume une reaction de rejet,sans apporter des reponses,ce qui laisse toujours le sujet ouvert

l'ecomie algerienne a change de cape ,passant d'un systeme dirigiste a autre pre-capitaliste ,c'est un cas interessant qui pourrait nous renseigner sur le degre de reussite ,et,les problemes rencontres ?
J'espere que le message est clair et sans rancune

Cell
22/08/2012, 09h48
Bonjour a tout le monde

par de l'entrmise de cet article que j'ai poste,je m'attendais de nous amis algeriens a eclairer notre lanterne par des arguments qui confirmeent ou infirment les propos de cet economiste ,et non des jugements de valeur sur la personne ,qui restent subjectives
je ne doute pas qu'il y a des elements sur fa qui peuvent nous apporter de precieux commentaires pour faire avancer le debat
j'ai le sentiment,et j'espere que je me trompe ,que tout article qui porte un jugement de critique a l'economie algerienne est combattue avec vehemence et alume une reaction de rejet,sans apporter des reponses,ce qui laisse toujours le sujet ouvert

l'ecomie algerienne a change de cape ,passant d'un systeme dirigiste a autre pre-capitaliste ,c'est un cas interessant qui pourrait nou renseigner sur le degre de reussite ,et,les problemes rencontres ?
J'espere que le message est clair et sans rancune


Le seul argument qu'il vont sortir est que l'Algérie n'a plus de dettes extérieure , et que c'est la panacée .......... Surtout en ces temps de crise ou d'autres pays s'endettent .

Aggour
22/08/2012, 10h44
Il n'ya pas un seul pays arabe qui a vécu ce qu'a vécu l'Algerie, la révolution ne `s'est pas arrété depuis 62, la révolte chez les algeriens est une nature. La différence avec les autres pays arabes est que c'est leur première éxperience d'envergure depuis 1948, d'abord ils ne s'attendaient pas á ce bouleversement ensuite pour que ca donne des résultats en matiere de developpement de la société, il leur faudra pas moins de 25 ans. En Algerie , on est arrivé á la conclusion que c'est surtout les mentalités qu'il faut changer avant de penser á réformer l'Etat.
Nos multiples experiences de la violence nous ont persuadé qu'aucune révolution ne peut réussir sans un changement radical des mentalités et des mécanismes de fonctionnement de la société.
Encore une fois se confirme que l'Algerie est une spécificité dans le monde arabe d'autant plus que nous ommes le peuple qui a le plus souffert de la violence au point qu'elle devienne une normalité dans nos rapports 10 ans aprés la décennie noire.

sinia
22/08/2012, 10h47
et c’était en 1980

non en 1988..

haddou
22/08/2012, 11h01
Aggour

j' apprecie votre analyse qui donne un debut d"explication fort interressante sur les enjeux de developpement, qui est sociatale pour un changement economique ,qui demande a se debarrasser des anciens reflexes tout etatique

sinia
22/08/2012, 11h05
il faut surtout des gens compétents aux bons postes..le reste viendra tous seul..

Aggour
22/08/2012, 11h17
Oui Haddou, c'est un peu ca sur le plan économique, on le remarque beaucoup, meme dans les boites privées le réflexe de se comporter comme dans une entreprise étatique, partisans du minimum, aucune rigueur budgetaire, retards bureaucratique, distribution anarchique, évasion fiscale, peu de reinvestissement productif des profits, dépendance du marché informel etc...

Sur le plan sociétal, l'algerie ressemble á une bouteille d'eau gaseuse qu'on a beaucoup secoué, il faut ouvrir le bouchon lentement et doucement au risque de voir le contenu s'éjecter.

DocRemady
22/08/2012, 12h04
j'ai le sentiment,et j'espere que je me trompe ,que tout article qui porte un jugement de critique a l'economie algerienne est combattue avec vehemence et alume une reaction de rejet,sans apporter des reponses,ce qui laisse toujours le sujet ouvert
j'ai tjrs eu la même impression, des défenseurs zélés du système en place qui vous sautent au cou dés que tu oses dires certaines vérités, a se demander si tous les espaces de discussion, de la vie publique ne sont infiltrés par des agents a la solde de ce même système.
vivent -ils dans une tour d'ivoire, sont-ils payés pour ça, sont-ils la progéniture gâtée de cette nomenklatura, des enfants du serail???
En tout état de cause, il n'y a rien a esperer dans l'état actuelle des choses, "la youghayrou allahou bi 9aoumin hatta youghayirou ma bi anfoussihoum"
L'algerie depuis 1962 jusqu'a nos jours est toujours a 98% dependante de la rente petrolière, et ce malgré les differents plans triennaux quadriennaux et quinquennaux , malgré cela on se maintient au pouvoir coûte que coûte, sous d'autres cieux ils démissionnent ou sont passible de tribunaux.

Aggour
22/08/2012, 12h16
il n'y a rien a esperer dans l'état actuelle des choses

Effectivement, la critique des étrangers nous importune car ils parlent des choses qu'ils ne maitrisent pas. Ils devraient en premier étudier l'Algerie, la visiter, y travailler, vivre parmi le peuple, avoir affaire á l'administration etc... pour pouvoir connaitre la vérité et la réalité des choses.

PS: Trés peu d'Algeriens osent critiquer les politiques économique des autres pays, on se dit, ce sont leurs affaires, qu'ils fassent ce qu'ils veulent de leur économie. Les marocains lobotomisés par la monarchie critiquent les choix économiques de l'Algerie car ils ne correspondent pas aux intérets de la famille royale et la frontière fermée les rend carrément hostile á l'Algerie donc pas dutout objectifs.

DocRemady
22/08/2012, 12h19
il faut surtout des gens compétents aux bons postes..le reste viendra tous seul..
....tout simplement! sauf que ces gens en question, sont sciemment mis a l'écart, ils dérangent....les requins;)

Cell
22/08/2012, 12h28
Effectivement, la critique des étrangers nous importune car ils parlent des choses qu'ils ne maitrisent pas.

justement il s'agit là de

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d’Université Economiste (conseiller des Ministères de l’Energie 1974/1980-1990/1995-2000/2005)

PS: Trés peu d'Algeriens osent critiquer les politiques économique des autres pays,

ca c'est toi qui le dit ............

car meme si c'etait vraiu , ce qui est loin d'etre le cas , ne pas critiquer les autres ne te met pas à l'abri des critiques .

Les marocains lobotomisés par la monarchie ......................... et la frontière fermée les rend carrément hostile

enfiiiinnnnn , tout ca pour ca .................. t'a enfin trouvé ton chemin , le phare du maghreb a bien joué son role

Aggour
22/08/2012, 12h44
On ne parle pas de l'article mais des critiques des marocains surtout insatisfaits de la fermeture des frontières. Les marocains veulent une Algerie de l'informel, un marché de bazar pour pouvoir écouler des marchandises non indispensables aux besoins actuels des Algeriens.
Ils critiques les mesures de la loi de finance qui n'arrangent pas le pouvoir alaouite et surtout les entrepreneurs francais qui veulent faire de notre pays leur chasse gardée.

bref, vous n'ètes pas objectifs pour vous prendre au sérieux sur ce plan précis. Cherchez d'autres solutions á vos problemes, l'Algerie n'est pas encore prète á l'ouverture totale, on a encore mal á la tète.

sinia
22/08/2012, 12h52
....tout simplement! sauf que ces gens en question, sont sciemment mis a l'écart, ils dérangent....les requins

on est d'accord..mais plus ils seront nombreux..moins les requins..seront actifs...et pour cela..une seul solution..:
l'école..

DocRemady
22/08/2012, 13h16
et pour cela..une seul solution..:
l'école.......oui pour cela commencer par bouter dehors Benbouzid, ensuite on verra.

haddou
22/08/2012, 15h03
Pour se faire comprendre les uns et autres ,il faut rehausser le debat,car ,ce que je constate ,on se focalise seulement sur ce qui ne marche pas dans les deux pays ,et le comble on defend toutes les politiques mises en oeuvre par les deux pays,pour dire qu'ils ont fait le bon choix

on oublie souvent,que le developpement est un processus qui engage toutes les strates de la societe, il n'est pas lineaire mais parsemes d'embuches ? A chaque etape il faut une remise en cause pour reparer ce qui ne marche pas ? Les deux pays doivent un nivellement par le bas ( la base) pour reussir le saut qualitatif,c'est tout un programme ,c'est s'integrer dans une dynamique de changement

les etudes sociologiques de nos societees seront de grand secours,malheureusement ils ne sont pris en consideration pour le choix de politique economique

sinia
22/08/2012, 15h13
on se focalise seulement sur ce qui ne marche pas dans les deux pays

c'est normal..si on veut que ça change..il ne faut pas faire de l'auto satisfaction primaire..

les etudes sociologiques de nos societees seront de grand secours

pas besoin d'allez loin..n'importe quel fellah..ou chibani te fais une analyse poussé..il suffit d'avoir du bon sens et écouter les gens qui savent..

haddou
22/08/2012, 15h30
C'EST normal..si on veut que ça change..il ne faut pas faire de l'auto satisfaction primaire..

CE QUE JE VOUDRAIS DIRE, C'EST LE COTE MALADIF ET NON CONSTRUCTIF


pas besoin d'allez loin..n'importe quel fellah..ou chibani te fais une analyse poussé..il suffit d'avoir du bon sens et écouter les gens qui savent..

NON, IL FAUT DES ETUDES SCIENTIFIQUES , CE COTE S'EST DEVELOPPE ENORMEMENT ,IL FAUT S'INSPIRER DES AUTRES POUR TROUVER DES SOLUTIONS A NOS SOCETES

pioto
22/08/2012, 15h39
A chaque etape il faut une remise en cause pour reparer ce qui ne marche pas ? Les deux pays doivent un nivellement par le bas ( la base) pour reussir le saut qualitatif,c'est tout un programme ,...

Pour comprendre ton post, c'est tout un programme; même il serait judicieux de se coller les pieds au plafond la tête en bas, les niveaux reviennent à l'endroit et la compréhension ne sera que fluide ! :)

sinia
22/08/2012, 16h00
CE QUE JE VOUDRAIS DIRE, C'EST LE COTE MALADIF ET NON CONSTRUCTIF

comme quoi par exemple?

NON, IL FAUT DES ETUDES SCIENTIFIQUES , CE COTE S'EST DEVELOPPE ENORMEMENT ,IL FAUT S'INSPIRER DES AUTRES POUR TROUVER DES SOLUTIONS A NOS SOCETES

non pas forcement..il suffit juste de bon sens..et d'écouter les gens qui savent..
Il faut trouver une solution a nos société..avec notre point de vue ..et des méthodes appropriées à notre société...

jawzia
22/08/2012, 16h56
C'est la définition même du mot 'indigne' en Algérie qu'il faudrait revoir .......ça se peut se faire du moment que le concept n'est pas d'essence divine. Cela prendrait quelques tournants philosophiques. Ce qui, par contre, me parait utopique dans un pays d'analphabètes.

Désolé !! Lorsqu'on me tend une joue ... je ne peux pas m'empêcher. Tu finiras peut être par abandonner le rôle du guignol pour lequel tu ne rates aucun casting.

Clos !

Revenons au sujet :
L'ex "Monsieur privatisation" essaye de trouver des explications économiques au printemps (ou au non printemps) arabes. D'abord, les ingrédients ayant mené à ces printemps (en Tunisie, en Egypte, en Libye ...) sont fondamentalement politiques même lorsqu'ils sont couplés à des difficultés économiques. Il ne s'est jamais agit de pain mais de liberté, de justice sociale et de luttes contre l'accaparement des richesse par une caste au pouvoir. Les tunisiens, egyptiens ... n'ont pas investit la rue après avoir examiné les indicateurs macro-économiques ou estimé que les taux d'interet bancaires étaient (+ ou -) élevés ou après analyse des agrégats monétaires !!!

La problématique des "printemps arabes" est éminemment politique. Et sous cet angle là, il y a beaucoup (beaucoup) de choses à dire : sur les institutions, sur le rôle de la société civile, sur le rôle démesuré de l'état dans les différents domaines, sur les partis politiques, sur les syndicats ..; en somme sur le projet politique offert aux algériens.

Ceci dans le fond.

Pour ce qui est du contenu de notre ami Mebtoul, je réitère qu'il est indigne d'un expert international. Je ne juge pas le personnage, je récuse le produit de sa "réflexion". Pour un expert, j'ai tendance à croire que le papier a été écrit à la va-vite : Entre le fromage et le dessert !

Une analyse qui se résume à une dizaine de questionnement et largement fourre-tout : Informel, productivité, taux bancaires, inflation, PNDA .... A force de vouloir faire dans du "large spectre" ... tout est baclé.



Voilà comment une étudiante de Master aborde la problématique de l'informel. Très loin de l'insipidité de l'article de l'ex "Monsieur privatisation".
Héritage de l’économie administrée, l’économie informelle a proliféré durant la décennie 1980. Considérées comme spéculatives et parasitaires, ces activités ont pourtant joué un rôle décisif pour pallier l’inefficacité et le blocage des circuits de distribution, après leur étatisation et leur bureaucratisation. Elles ont permis aussi une redistribution des revenus parmi les populations exclues de l’emploi officiel, notamment les jeunes et les femmes.

Nous avons vu comment Kornai, qui voyait dans l’économie informelle une préfiguration du marché dans les économies en transition, croyait qu’il suffirait de rétablir les règles du marché pour que l’informel disparaisse en tant que tel et soit rétabli dans sa légalité. Au contraire, et bien que de nombreuses activités souterraines aient trouvé un cadre légal avec la nouvelle législation, l’économie informelle s’est maintenue et s’est même développée sous des formes nouvelles, à travers notamment l’expansion de l’emploi informel.

Le secteur informel, que l’on appelle aussi secteur non structuré, tel qu’il existe dans les économies en développement, est cependant différent de l’économie informelle caractéristique des économies socialistes. Son développement a de multiples causes : les procédures bureaucratiques, une taxation multiple et élevée, la rigidité des institutions du secteur formel, dont notamment le problème des droits de propriété [De Soto, 2000] sont autant de facteurs pouvant contribuer à des degrés divers, à pousser les entreprises vers le secteur informel. L’importance du chômage, avec la disponibilité d’une « armée de réserve » pouvant être rémunérée à sa productivité marginale et exclue de la protection sociale, alimente le secteur informel. En Algérie, on peut avancer comme explication de l’expansion sans précédent de l’informel, le blocage de la transition qui fait que, à l’héritage lié à l’économie administrée et aux entraves au marché, sont venues s’ajouter des formes nouvelles, liées à la réforme des institutions du marché du travail ainsi qu’au durcissement de la contrainte budgétaire des entreprises publiques.

Néo
22/08/2012, 16h57
L'Algerie a deja donné 62/ 88/et la decenie terro et il n'y auras pas de printemp arabe .......

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