PDA

Voir la version complète : ISRAEL – IRAN : Les conséquences d’une guerre


nacer-eddine06
27/08/2012, 19h27
Alors que l’élection américaine approche, la situation entre l’Iran et Israël s’est fortement détériorée ces derniers temps. Une attaque avant le mois de novembre contre les installations nucléaires iraniennes soupçonnées d’avoir une visée civile et militaire est clairement envisagée, notamment par le premier ministre Benyamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.

Une situation très tendue

Récemment, le ministre de la défense israélien a déclaré que « le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été ». La stratégie serait d’attaquer les installations nucléaires iraniennes, les bases du Hezbollah au Liban et le Hamas dans la Bande de Gaza.

En réplique, lors de la journée d’Al-Qods, le Président iranien M. Ahmadinejad a affirmé que la « tumeur cancéreuse » Israël allait bientôt disparaitre, comparant les sionistes (peuple juif) à des usurpateurs. Le régime iranien s’en est aussi pris aux Etats-Unis en déclarant que la domination américaine sur le monde prendra fin.

Ces déclarations ont été qualifiées de choquantes et haineuses par la Maison Blanche à Washington. Paris a dénoncé quant à lui des « propos outranciers » et « totalement inacceptables ».

En cas d’attaque israélienne contre le Hezbollah ou les bases iraniennes, le chef du mouvement politique chiite H. Nasrallah a déclaré qu’ils n’étaient pas capables de détruire Israël mais qu’ils pouvaient faire de la vie de millions de sionistes un véritable enfer.
De nombreuses mesures ont été prises de manière préventive comme par exemple l’envoi de SMS en cas de tirs, l’achat massif de masques à gaz ; les systèmes informatiques sont prêts à contrer une éventuelle cyber attaque.


Concernant le timing de l’attaque, la presse israélienne et quelques responsables du pays ont laissé entendre qu’elle pourrait intervenir avant les élections américaines du 6 novembre. Le Président d’Israël étant plus réservé et il se repose sur Washington pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique.

L’issue du conflit ne fait aucun doute car si les affrontements tournent mal pour Israël, les peuples occidentaux, notamment les Etats-Unis et l’Europe interviendront contre le régime islamique. De plus, l’Iran demeure sans allié : que ce soit du coté de l’Egypte (les Frères musulmans sont plus modérés), de la Syrie (sous contrôle occidental) ou encore de la Lybie, aucun de ces pays ne viendrait en aide à l’Iran.


Tensions sur le pétrole

En raison des tensions qui s’aggravent entre les 2 pays, les gouvernements européens commencent à faire des réserves de pétrole brut et de carburant pour disposer de 61 jours de consommation moyenne de stocks, conformément à la réglementation européenne. La France, selon la SAGESS, société anonyme de gestion de stocks de sécurité aurait acheté 267 000 tonnes de diesels (2 millions de barils).

Ces évènements ont entrainé une accélération haussière des cours du pétrole qui étaient pourtant inscris dans une tendance baissière entre avril et la fin juin (30% de baisse).
En effet, les prix du Brent à Londres ont atteint un plus haut de 3 mois et demi à moins de 10% des plus hauts de février 2012 et à 25% environ des plus hauts historiques de juillet 2008 où les cours du Brent ont atteint 145 dollars le baril.

Rappelons que l’Iran dispose de 12% des réserves de pétroles des pays de l’OPEP, organisation qui regroupe plus de 80% des réserves mondiales. Un enveniment de la situation pourrait alors facilement entrainer les cours du pétrole au-delà des récents plus hauts de mai vers 126 dollars le baril.

Lors de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2002, le prix du baril de Brent s’est apprécié de 73% entre janvier 2002 et février 2003 passant de 19 à plus de 30 dollars.


Impact économique

D’après une étude réalisée par BDI-Coface, en cas d’attaque contre les installations nucléaires iranienne, l’économie israélienne pourrait être impactée à hauteur de 41.6 milliards d’euros au total soit près de 20% du PIB du pays. En ne comptant que les dommages directs et indirects subis à court terme, l’addition s’élèverait à 18 milliards d’euros.

Le gouverneur de la banque d’Israël, Stanley Fischer s’est exprimé publiquement sur la situation et a déclaré « qu’une attaque contre l’Iran aurait de graves répercussions, mais nous sommes prêts à faire face aux crises et aux conséquences d’une telle initiative ». Il a aussi rappelé que la Banque centrale disposait de 75,3 milliards de dollars de devises étrangères, de quoi financer ses importations et défendre la devise nationale, le Shekel.

Le transport de marchandises pourrait être perturbé en raison des risques de bombardement près des côtes, alors que 90% du commerce extérieur passe par la mer. Le gouvernement doit aussi faire face à une chute du tourisme dans le pays alors que l’année 2012 s’annonçait prometteuse.


Impacts sur les marchés

Lors de la guerre d’Israël contre le Liban en 2006, qui avait durée 32 jours, la croissance économique du pays a été amputée de 0.5% et les dommages matériels avaient couté l’équivalent de 1,3% de croissance. L’ancien ministre israélien de l’Economie et des Finances a souligné que pendant la guerre de 2006, son ministère avait dû verser 2.2 milliards de dollars au ministère de la défense et 1.75 milliards de dollars pour reconstruire les dégâts.

La bourse de Tel Aviv pourrait chuter fortement en cas de déclenchement des hostilités. D’ailleurs, les autorités ont déjà mis en place un système qui permettra de stopper les cotations en cas de forte baisse des composantes de l’indice. La monnaie nationale pourrait aussi devenir la cible des spéculateurs malgré les importantes réserves de change de la Banque centrale.



L’économie israélienne pourrait donc connaitre de graves difficultés en cas d’attaques contre l’Iran. Et même si elle n’a pas lieu, les dépenses militaires engagées plombent déjà les finances de l’Etat qui a été contraint d’appliquer des coupes budgétaires dans les dépenses sociales en raison de l’explosion du budget de la défense ainsi que d’augmenter d’un point la TVA. La croissance qui avait atteint 4.7% en 2011 devrait se limiter à 2.3% cette année selon la banque Hapoalim.




Philbert Veissieres

Atlas Lions
28/08/2012, 05h07
Inchallah le plus vite possible, et moi je suis du côté du plus à l'ouest.

du31
28/08/2012, 09h04
je ne pense pas qu'israel doit attaquer avec les democrates a la maison blanches..ils sont connu par leur froideur et manque d'engagement de recul...les republicains doivent gagner les elctions pour replacer la famille bush sur le devant de la scene...la geurre va prendre plusieurs allures economique et religieuse..la Knesset n'a pas encore dit son mot sur le but de l'intervention si c'est un but de perçage des ballons gonflés ou s'attaquer a la bombe de la charia dans les pays du golf... tout porte a croire que les republicains vont appelé bush pour occuper le poste de mistre des affaires etrangere ou carement celui de la defense..

Cookies