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Voir la version complète : Jacques Chirac rend un hommage appuyé à Zidane


Thirga.ounevdhou
11/07/2006, 13h27
L’équipe de France a été accueillie à Paris par le président Jacques Chirac et par plusieurs milliers de supporteurs rassemblés sur la place de la Concorde.

Jacques Chirac a fait part de «l’admiration et de l’affection» de tout le pays à Zidane en recevant hier les joueurs de l’équipe de France de football à l’Elysée, dont le capitaine des Bleus. «Cher Zinédine Zidane», a dit le chef de l’Etat en s’adressant au joueur exclu lors de la finale. «Ce que je veux vous dire au moment le plus intense, le plus dur peut-être de votre carrière, c’est l’admiration et l’affection de la nation tout entière, son respect aussi», a dit Jacques Chirac, alors que quelques dizaines de personnels de l’Elysée applaudissaient le capitaine des Bleus. «Vous êtes un virtuose, un génie du football mondial, vous êtes aussi un homme de cœur, d’engagement, de conviction. Et c’est pour cela que la France vous admire et vous aime», a-t-il déclaré. A l’applaudimètre, Zidane l’emportait largement. Aucun mot, en revanche, sur le geste malheureux qui lui a valu l’exclusion. Par ailleurs, on apprend que l’organisation SOS Racisme a demandé à la Fédération internationale de football (FIFA) une enquête sur les circonstances qui ont entouré l’expulsion de Zidane contre l’Italie. «Selon plusieurs sources très bien informées dans le monde du football, il semblerait que le joueur italien Marco Materazzi ait traité Zidane de "sale terroriste", écrit l’organisation dans un communiqué. «Si cette hypothèse se confirmait, le joueur italien serait donc l’auteur d’un propos raciste», ajoute-t-elle. «Alors que l’ensemble du Mondial était placé sous le signe de la lutte contre le racisme [...], nous demandons à la FIFA d’être à la hauteur de ses déclarations.» «C’est pourquoi SOS Racisme demande avec fermeté à la FIFA de faire toute la lumière sur cette altercation et que les sanctions prévues par le règlement officiel soient appliquées le cas échéant», conclut SOS Racisme.

- La Tribune

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