Thirga.ounevdhou
13/07/2006, 13h48
Ce qui était du domaine de la science fiction pourrait devenir réalisable « La capacité de convertir la pensée en actions»
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Des chercheurs américains ont mis au point une invention digne d'une série de science-fiction: un implant cérébral qui permet à certaines personnes souffrant de paralysie de faire bouger des objets par la simple pensée.
Connu sous le nom de BrainGate Neural Interface System, le petit appareil est transplanté au cours d'une opération dans la région du cerveau responsable du mouvement volontaire.
La petite merveille reçoit les signaux des neurones et les code numériquement pour les acheminer ensuite à un ordinateur. L'étude est parue dans l'édition de jeudi du magazine Nature.
«Nous plaçons (l'appareil) dans la partie du cerveau qui est normalement active quand on bouge sa main, par exemple», a dit le chercheur principal John Donoghue, directeur du programme des sciences du cerveau à l'université Brown, à Providence, au Rhode Island.
Quand la moelle épinière est endommagée, les signaux des cellules du cerveau ne peuvent être transmis aux cellules des nerfs et des muscles, qui pourraient ainsi traduire l'influx en mouvement. Par exemple, une personne pourrait bouger sa main et cliquer sur une souris d'ordinateur.
«Nous contournons la partie qui va du cerveau à la moelle épinière et aux nerfs, et des muscles à la souris, pour aller directement à l'ordinateur», a expliqué le chercheur, qui est aussi directeur scientifique de Cyberkitenics Neurotechnology Systems Inc., l'entreprise qui conçoit actuellement le BrainGate.
«Pour l'ordinateur, il s'agit d'un signal d'une souris. Il ne sait pas qu'il s'agit d'une activité cérébrale traduite.»
Le BrainGate consiste en une sonde carrée — de la grosseur d'un comprimé d'acide acétylsalicilique pour bébé — et en 100 électrodes tous plus minces qu'un cheveu. La sonde est greffée à la surface du centre moteur du cerveau. Les électrodes y captent les signaux électriques émis par les neurones.
Ces signaux sont ensuite acheminés par de fins câbles en or à un récepteur en titane, plus petit qu'une pièce de monnaie, qui sort du crâne du patient. Un câble relie ce récepteur à l'ordinateur.
Une des quatre personnes handicapées qui ont participé à l'étude, un homme de 25 ans rendu tétraplégique à la suite d'une blessure à la moelle épinière il y a cinq ans, peut ouvrir ses courriels, dessiner des cercles dans un programme spécial et jouer à un jeu vidéo élémentaire, simplement en pensant.
Malgré ces succès, M. Donoghue a rappelé que ce prototype en est encore à ses balbutiements et qu'il faudra encore plusieurs années avant de le rendre accessible à grande échelle.
Cyberpresse
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Des chercheurs américains ont mis au point une invention digne d'une série de science-fiction: un implant cérébral qui permet à certaines personnes souffrant de paralysie de faire bouger des objets par la simple pensée.
Connu sous le nom de BrainGate Neural Interface System, le petit appareil est transplanté au cours d'une opération dans la région du cerveau responsable du mouvement volontaire.
La petite merveille reçoit les signaux des neurones et les code numériquement pour les acheminer ensuite à un ordinateur. L'étude est parue dans l'édition de jeudi du magazine Nature.
«Nous plaçons (l'appareil) dans la partie du cerveau qui est normalement active quand on bouge sa main, par exemple», a dit le chercheur principal John Donoghue, directeur du programme des sciences du cerveau à l'université Brown, à Providence, au Rhode Island.
Quand la moelle épinière est endommagée, les signaux des cellules du cerveau ne peuvent être transmis aux cellules des nerfs et des muscles, qui pourraient ainsi traduire l'influx en mouvement. Par exemple, une personne pourrait bouger sa main et cliquer sur une souris d'ordinateur.
«Nous contournons la partie qui va du cerveau à la moelle épinière et aux nerfs, et des muscles à la souris, pour aller directement à l'ordinateur», a expliqué le chercheur, qui est aussi directeur scientifique de Cyberkitenics Neurotechnology Systems Inc., l'entreprise qui conçoit actuellement le BrainGate.
«Pour l'ordinateur, il s'agit d'un signal d'une souris. Il ne sait pas qu'il s'agit d'une activité cérébrale traduite.»
Le BrainGate consiste en une sonde carrée — de la grosseur d'un comprimé d'acide acétylsalicilique pour bébé — et en 100 électrodes tous plus minces qu'un cheveu. La sonde est greffée à la surface du centre moteur du cerveau. Les électrodes y captent les signaux électriques émis par les neurones.
Ces signaux sont ensuite acheminés par de fins câbles en or à un récepteur en titane, plus petit qu'une pièce de monnaie, qui sort du crâne du patient. Un câble relie ce récepteur à l'ordinateur.
Une des quatre personnes handicapées qui ont participé à l'étude, un homme de 25 ans rendu tétraplégique à la suite d'une blessure à la moelle épinière il y a cinq ans, peut ouvrir ses courriels, dessiner des cercles dans un programme spécial et jouer à un jeu vidéo élémentaire, simplement en pensant.
Malgré ces succès, M. Donoghue a rappelé que ce prototype en est encore à ses balbutiements et qu'il faudra encore plusieurs années avant de le rendre accessible à grande échelle.
Cyberpresse