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nassim
14/07/2006, 00h54
L"américain décline son service Google Video dans six pays européens, dont la France. Les internautes peuvent y déposer gratuitement leurs propres films amateurs pour les partager avec toute la communauté de la Toile. Un service qui concurrence directement le célèbre YouTube, ou Yahoo! Video. En France, TF1 a lancé Wat.tv sur ce modèle, il y a peu.

Pour poster une vidéo, il faut au préalable posséder un compte Google. L"interface vous propose ensuite d"indiquer son chemin d"accès, de lui donner un titre et de la décrire brièvement. Pour les fichiers excédant 100 Mo, il est demandé de télécharger l"application Google Uploader. Les formats .avi, Mpeg, Quicktime, Realmedia et Windows Media sont acceptés. En revanche, les applications en flash ne sont pas prises en compte. Pour une meilleure qualité, une résolution minimale de 640 x 480 est conseillée. Ainsi qu"un défilement de 30 images par seconde.

Une fois en ligne, les vidéos peuvent être téléchargées sur un PC puis transférées vers des appareils portables comme la PSP de Sony ou un iPod Vidéo d"Apple. Elles peuvent également être intégrées grâce à un lien hypertexte sur un blog, qui renvoie vers Google Video.

Mais attention, avant de poster une vidéo sur Google Video, comme sur YouTube ou Yahoo Video, assurez-vous d"en posséder les droits. Le service de Google prévient dans ces conditions générales de vente : « Vous devez être autorisé à utiliser toutes les données personnelles ou autre image, musique, et tout autre contenu quelle qu"en soit la nature [...] et être autorisé à en concéder les droits ». De plus, vous cédez alors les droits de vos créations numériques à Google à « travers une licence non exclusive et sans contrepartie ». Le moteur de recherche se réserve le droit de supprimer toute vidéo enfreignant le droit d"auteur, comme toute vidéo obscène ou incitant à la haine. Dans les faits, il faudra voir comment Google tolère ou non certaines vidéos postées, issues notamment des chaînes de télévision.

Des services en quête de modèle économique

Pour l"instant, en France, le service est entièrement gratuit. Outre-Atlantique, les cinéastes amateurs ont la possibilité de permettre le visionnage de leurs œuvres moyennant finance. Une option qui n"a pas été retenue en France. Le financement du service américain se fait également, dans certains cas, par sponsoring : un bandeau apparaît alors dans certaines productions.

Aux Etats-Unis, les services de vidéos cherchent une manière de monétiser leur audience. YouTube, dont le service a enregistré 12,5 millions de visiteurs uniques selon Nielsen/Netratings en avril dernier, a annoncé son intention d"introduire progressivement de la publicité dans ses vidéos. Une autre voie est peut être à chercher du côté des partenariats. La chaîne NBC a signé un accord avec ce même YouTube pour diffuser sur son service des clips promotionnels et des publicités pour ses émissions. En retour, elle assurera la promotion de YouTube dans certains de ses programmes.

En France, Google Video a déjà signé avec des partenaires locaux. Le service diffuse ainsi des extraits des archives de l"Institut National de l"Audiovisuel (INA), d"émissions d"Arte, ou de documentaires du site Vodeo.tv.

source: 01net

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