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marin
16/07/2006, 20h33
Jamais un pilote n'avait inscrit huit fois une course à son palmarès. Michael Schumacher (Ferrari) a créé ce formidable précédent, dimanche, à Magny-Cours, pour le grand prix du Centenaire. Renault a adapté la stratégie de Fernando Alonso sans succès. La 2e marche du podium attendait l'Espagnol.

Une joie intense doublée d'un nouveau record pour le septuple champion du monde. Magny-Cours inspire décidément Michael Schumacher. Après avoir mené la course de bout en bout, le champion allemand signe un exploit retentissant. Huit succès dans le cadre d'un même Grand Prix.

Et comme un signe du destin, le trophée reçu par Michael Schumacher ressemblait au chiffre huit, sculpté dans du métal. 8 victoires au Grand Prix de France pour le champion allemand, et 88 succès en F1.

Cette quatrième victoire de la saison, la deuxième consécutive, 15 jours après le doublé Ferrari à Indianapolis, permet à Michael Schumacher de reprendre 2 points à Fernando Alonso et de continuer d'espérer en un possible nouveau titre mondial; à tout le moins de contrarier les desseins d'Alonso. Et comme l'expliquait Jean Todt, juste avant le départ, " Ferrari n'a plus d'autres alternatives désormais que de devancer Alonso et Renault". La Scuderia ne compte plus que 21 points de retard au classement des constructeurs.

Cavalier seul

Après les frayeurs de samedi, lors des essais libres (incendie sur la voiture de Schumacher), la Scuderia a eu quelques craintes en termes de fiabilité. Des doutes vite levés, quand les deux 248 F1 ont trusté la première ligne, au terme de la séance qualificative.

Au feu vert dimanche, Michael Schumacher est passé dans Estoril en tête, pour ne quitter ensuite sa place de leader que lors des ravitaillements: "J'ai pris un bon départ et, de là, nous avons fait notre course. Nous ne savions pas comment elle tournerait car nous n'avions pas pu faire nos longs runs vendredi. Mais la voiture, les pneus et le package ont marché superbement".

Ferrari reste donc une menace permanente pour Renault et les deux succès de Schumacher confirment le retour de la Scuderia dans le sillage de Renault, l'écurie championne du monde. Et pourtant Fernando Alonso 3e sur la grille, a tout tenté pour de suite venir taquiner Schumacher et les Ferrari. "C'était serré dans le premier virage (avec Massa) mais, à un moment, j'étais dans l'herbe et j'ai du ralentir. J'ai essayé de le passer mais nous devions attendre les arrêts. Je suis parvenu à rester avec Felipe et le passer au pit stop, comme planifié. "

R 26 évoluée en Allemagne

Et si chez Renault on avait prévu de "doubler" Massa dans les stands, les hommes de Flavio Briatore, en fins stratèges, ont également modifié la stratégie des pilotes préférant deux passages au stand, contre trois chez Ferrari. "Nous avons mis beaucoup d'essence pour de longs relais, précise Alonso, et les pneus n'étaient donc pas parfaits à la fin de chaque relais, mais ce n'était pas trop mal."

Si les monoplaces fonctionnent à la perfection chez Renault, les calculettes ne sont pas en reste et l'on sait bien tant à Enstone qu'à Viry, que désormais Alonso peut gérer un peu plus son avance de 17 points. Mais l'écurie française n'est pas du genre à s'endormir sur ses lauriers. Elle prévoit en effet de présenter à Hockenheim dans deux semaines, une monoplace évoluée dont le gain serait de 0.3 sec au tour.

Il y a fort à parier que Ferrari profitera de ces deux semaines pour offrir à Schumacher qui courra son Grand Prix national, une monoplace efficace. "Nous nous sommes rapprochés de Renault et je remercie les mécaniciens et les techniciens de l'écurie pour l'énorme travail accompli ces dernières semaines, avouait Schumi en arrivant à Magny-Cours. Garder cette constance dans la progression, tel est notre objectif".

Alonso est donc prévenu, Schumacher ne baisse pas la garde. Le champion espagnol va devoir lui aussi rester concentré sur le titre mondial. Et en ce moment, il a aussi l'esprit accaparé par son avenir chez McLaren, dont les voitures ne sont pas au meilleur niveau.

"Le championnat est long et il n'y a rien de fait, estimait Jean Todt sur la grille à Magny-Cours. Et à voir sa joie qu'il a partagée avec ses pilotes sur le podium, nul doute que le directeur Général de Ferrari présent à la tête de la Scuderia depuis le GP de France 1993, n'a pas renoncé.

Avec encore deux courses à disputer avant la trêve du mois d'août (Allemagne et Hongrie), l'été sera chaud dans les cockpits et les bureaux... d'études.

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