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Voir la version complète : Les services secrets roumains décapités


zek
25/07/2006, 10h41
Bonjour, l'affaire des otages roumains en Irak, n'a été qu'un coup monté par les services secrets de Bucarest pour nettoyer la pyramide hiérarchique du systéme.
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Ils sont tenus responsables de la disparition du Syrien qui avait commandité l'enlèvement de trois journalistes en Irak.

MAIS OÙ EST DONC PASSÉ Omar Hayssam, le richissime homme d'affaires syrien qui avait défrayé la chronique l'an dernier en commanditant l'enlèvement en Irak de trois journalistes roumains, détenus dans le même «dépôt» que Florence Aubenas ?

Arrêté début avril 2005, il avait été remis en liberté conditionnelle il y a trois mois pour «raisons médicales», puis ne s'était pas présenté à plusieurs audiences de son procès. Omar Hayssam a disparu. Le ministre de l'Intérieur a laissé entendre que le Syrien avait déjà quitté la Roumanie. Le scandale est tel qu'il vient d'entraîner la démission du chef des services secrets (SRI), du responsable du Service d'informations extérieures (SIE), du directeur du renseignement du ministère de l'Intérieur et du procureur général.

Simple négligence ou bien complicité entre l'homme d'affaires syrien et les services secrets ? Les autorités roumaines n'ont fourni jusqu'ici aucune explication et les spéculations vont déjà bon train. Selon une source informée à Bucarest, la disparition extravagante de Hayssam pourrait bien être la conclusion d'un vaste coup monté. L'enlèvement des trois journalistes roumains aurait été organisé par Hayssam avec le concours des services roumains. L'objectif – redorer le blason d'un SRI accusé de n'avoir jamais pris ses distances avec l'ex-Securitate, l'ancienne police politique de Ceausescu – avait été atteint au-delà de toute espérance. L'opération avait permis la libération, le 22 mai, des trois otages roumains et, trois semaines plus tard, grâce à une «étroite collaboration» avec les services français, celle de Florence Aubenas. La contrepartie de ce «deal» aurait été la libération discrète d'Omar Hayssam.

Le scénario est plausible lorsqu'on sait que le Syrien, qui s'était installé en Roumanie dans les années 1980, passait pour avoir entretenu des liens étroits avec cette Securitate, rebaptisée après la chute de Ceausescu le Service de renseignement (SRI). Un cas banal. A l'époque, la Roumanie, terre d'élection des réseaux terroristes moyen-orientaux, avait accueilli plusieurs centaines de milliers d'étudiants arabes. Bon nombre d'entre eux avaient été recrutés ou formés par l'ancienne police politique communiste.

Marécage politique

Contre toute attente, la bévue des services de renseignements roumains pourrait servir les intérêts du président Traian Basescu, qui entame demain une visite officielle aux Etats-Unis. Les quatre démissionnaires avaient été nommés en effet par l'ancien gouvernement social-démocrate, aujourd'hui dans l'opposition et, à plusieurs reprises, les Américains avaient exprimé leur mécontentement sur l'absence de réforme des services de renseignements. Washington faisait pression sur le président roumain, son allié dans la «guerre contre le terrorisme», pour qu'il fasse le ménage.

A cinq mois de son adhésion à l'Union européenne, la Roumanie peine à sortir du marécage politique. Le mois dernier, le Conseil d'étude des archives de la Securitate (CNSAS) a confirmé que le richissime Dan Voiculescu, président du Parti conservateur et membre de la coalition gouvernementale, avait collaboré avec l'ancienne police politique communiste. Depuis, les «révélations» tombent en cascade et n'épargnent personne. Pas même Traian Basescu, accusé par l'ancien président Emil Constantinescu, pourtant du même bord politique, d'avoir été, lui aussi, un informateur de l'ex-Securitate. Selon M. Constantinescu, Traian Basescu rédigeait des rapports pour la police politique communiste alors qu'il dirigeait l'agence de navigation roumaine basée à Anvers. Un poste stratégique à l'époque. Etrangement, a remarqué Emil Constantinescu, le dossier personnel de Traian Basescu ne figure plus dans les archives du CNSAS.

Arielle Thedrel
25 juillet 2006 Le Figaro

kuchiki
25/07/2006, 11h21
Les services secrets sont pareils dans tous les pays de l'Est...

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