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Voir la version complète : Prédire le séisme avant sa survenance est possible (Le Japon inaugure son système,)


Thirga.ounevdhou
02/08/2006, 13h56
Le Japon a inauguré son système permettant, selon l’AFP, de prédire de violents tremblements de terre quelques secondes (soit entre 14 et 20 secondes) avant sa survenance.
Ce délai semble, selon les spécialistes du domaine suffisant, du moins pour déclencher l’arrêt automatique des centrales nucléaires et des trains, à titre d’exemple....Et donc eviter le plus grand nbre de degats....


«Le délai le plus long que le système peut fournir sera probablement d’environ vingt secondes, et encore, il s’agit d’un cas exceptionnel.
Le plus souvent, les alertes seront lancées après les grosses secousses», a déclaré à l’AFP, Makoto Saito, un responsable de l'Agence météorologique japonaise, avant d’ajouter : «Mais si nous parvenons à donner l'alerte ne serait-ce qu'une seconde avant, cela sera très utile. Les gens sauront à quoi s'attendre immédiatement, dès les faibles tremblements qui précèdent les secousses les plus dévastatrices.»
Actuellement, le système de prédiction permettra, selon ses créateurs, de déclencher l'arrêt automatique des centrales nucléaires et des trains à grande vitesse avant qu'une secousse majeure ne survienne. Les spécialistes ont expliqué, également, que le système joue sur la différence entre les vitesses de propagation des deux types d'ondes émises lors d'un séisme : les ondes de compression «ondes P» et les ondes secondaires «ondes S». Ces dernières sont celles qui causent des dégâts, mais elles se déplacent presque deux fois moins vite que les «ondes P» aux faibles effets destructeurs (4 kilomètres par seconden contre 7 kilomètres par seconde). Pour ce qui est de l’efficacité du système, les spécialiste ont précisé qu’il a été testé durant plusieurs mois avant qu’il démontre son efficacité lors du violent séisme qui avait frappé le Nord du Japon, le 16 août 2005. «Les capteurs de l'Agence météorologique situés près de l'épicentre, dans l'océan Pacifique, avaient détecté les ondes P. Les ordinateurs avaient alors pu calculer la magnitude du séisme (7,2 sur l'échelle ouverte de Richter) et déterminer rapidement quelles zones allaient être touchées. Une alerte avait ainsi pu être envoyée 14 secondes avant que la secousse ne soit ressentie sur la côte. L'institution alertée était une école de Sendai (nord), un des 140 établissements qui participait aux essais», a rappelé l’AFP. Miraculeusement, ce tremblement de terre majeur n'avait fait qu'une soixantaine de blessés pour la plupart légers et quelques dégâts matériels, et ce, grâce à l’amortissement des dégât par le déclenchement dudit système dans un pays qui subit chaque année 20% des plus gros tremblements de terre recensés dans le monde. Les scientifiques japonais cherchent donc depuis des années à trouver un moyen de prédire efficacement ces catastrophes, notamment qu’ils s’attendent au «Big-One» (le méga-séisme) qui, selon les statistiques, a toutes les chances de frapper la mégapole de Tokyo à n'importe quel moment au cours des trente prochaines années.
«Prédire le séisme en Algérie n’est pas pour demain»
Considéré comme une zone sismique et vu les catastrophes humaines et matérielles causées par ce phénomène, l’Algérie est, comme plusieurs pays du monde, dans le besoin d’adopter un système tel que celui qui est adopté en Japon. Le problème ne se posera pas au niveau de la disponibilité du système mais dans son coût «incroyable» qui freinera le projet, s’il va être décidé un jour, et le reculera à plusieurs années. Selon le chercheur Hamou Djellit du CRAAG à Alger, contacté hier par notre journal, ledit système s’agit, surtout, d’un amortisseur de dégâts qui pourra être très bénéfique pour l’aspect industriel plus que celui lié à la population. Après plusieurs explications scientifiques du phénomène du séisme, des différentes vibrations et ondes, le chercheur a estimé que le système peut limiter les dégâts industriels par sa connexion avec d’autres systèmes qui déclencheront automatiquement l’arrêt notamment des centrales nucléaires et de toutes les machines qui peuvent aggraver la situation. Pour ce qui est des possibilités de son adoption par l’Algérie, le représentant du CRAAG a estimé qu’il s’agit d’un «investissement incroyable» qui pourra peut-être être réalisé, «mais pas pour demain», car, selon notre interlocuteur, il ne faut pas penser qu’au système mais, également, à sa maintenance et à la bonne information. Pour lui, la population doit être bien informée et formée quant aux réactions lors des catastrophes, et ce, pour que le système d’alerte ne soit pas l’une des causes de dégâts, il s’agit de la provocation de la panique chez des personnes qui ne sauront pas bien réagir, participant, ainsi, à empirer les dégâts. C’est pour cela que M. Djellit estime que le système est actuellement plus bénéfique dans l’aspect industriel et suggère une meilleure information et maintenance pour plus d’efficacité et moins d’inconvénients.

Source : AP, par La nouvelle republique