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Voir la version complète : Élimination des U17, U20 et U23 : c'est l'échec total de la gestion du football algérien par Raouraoua


nacer-eddine06
24/03/2013, 16h17
Après la piètre prestation de notre équipe nationale A à la dernière CAN, en Afrique du Sud, après l’échec de nos U23 et l’élimination de nos U17 par l’une des plus modestes nations du football africain, le Botswana, voilà que nos U20 sortent par la plus petite des portes de la CAN-2013.

Et le plus grave, c’est que nos espoirs, qui évoluaient à la maison, n’ont même pas été fichus de remporter le moindre match ni de marquer le moindre petit but en trois matches. Pis encore, ils n’ont même pas été capables de se classer parmi les quatre premiers qui auront le privilège de jouer la prochaine Coupe du monde des U20 en Turquie. Cruel destin pour notre football mais, surtout, triste bilan pour une FAF qui cumule les échecs comme aucune autre fédération avant elle et qui, paradoxalement, collectionne les plébiscites si l’on en juge par le dernier bilan moral de Raouraoua et consorts, approuvé des deux mains par une assemblée vouée au «beniouiouisme».
Et maintenant que vont dire ces membres qui ont accordé les yeux fermés un «blanc-seing» au seul et unique responsable du football national, même si, au plus fort du naufrage, on a perçu cette volonté délibérée et pernicieuse de vouloir diluer les responsabilités ?

Carte blanche pour un bide
Débat totalement éculé et décalé dans le temps que celui de dire, aujourd’hui, que ce sont les clubs algériens qui ne produisent rien de compétitif sur le plan international. C’est aussi une manière, on ne peut plus grotesque, de vouloir biaiser la question des responsabilités dans ce fiasco sans précédent. On ne se satisferait pas, au demeurant, de ce mea-culpa à peine audible susurré par Jean Marc Nobilo, l’auteur de ce formidable gâchis, qui reconnait avoir échoué dans sa mission après près de deux ans de carte blanche que lui avait accordée Raouraoua et, surtout, de cavalier seul et à satiété, sans que quiconque ne vienne interférer dans son «travail».Et quand c’est «El-Hadj» qui donne cette instruction, soyez certain que nul ne s’aventurera à fourrer son nez dans l’activité de Nobilo ou n’osera contester quoi que ce soit. Personne, du reste, n’a eu la pertinence de discuter l’opportunité du recrutement de ce technicien français, demandeur d’emploi et à la carte de visite bien maigrelette.
Recommandé sans doute par un de ces pseudo-managers qui foisonnent dans la sphère de notre football, Nobilo, fort du pouvoir que lui avait conféré le président de la FAF, a cru bon, et de manière très savante, de faire table rase de tout ce qui avait été entrepris auparavant par de jeunes et modestes techniciens algériens percevant un salaire dérisoire, comparé aux milliers d’euros qu’il touche pour nous emmener droit au mur. Tout cela favorisé par le fait que cet entraineur s’inscrivait hors du cadre de la DTN, tout comme l’est, aujourd’hui, Vahid Halilodzic. Ce qui est complètement aberrant et totalement irréaliste dans l’univers du football mondial où toutes les fédérations sont dotées de structures techniques travaillant en étroite collaboration avec les sélectionneurs, toutes catégories confondues. Autrement dit,Jean Marc Nobilo n’avait aucun compte à rendre à la DTN, ni à quiconque, d’ailleurs, en dehors du président de la FAF qui, à notre connaissance, n’est pas connu pour être un expert en football ou un technicien émérite de la discipline, mais, plutôt, un gestionnaire qui n’accepte pas la contradiction, surtout, lorsqu’elle vient d’un technicien local.

La démission de Nobilo est-elle suffisante ?
Il n’est, donc, pas rassasiant de servir, aujourd’hui, à l’opinion publique, la seule «démission» du coach Nobilo, qui n’est, en somme, que la partie visible de l’iceberg, mais de faire un constat exhaustif de ce nouvel échec qu’on va tenter d’enrober avec toutes sortes d’euphémismes ou masquer avec un écran de fumée, comme celui d’une victoire des Verts d’Halilodzic, même la plus laborieuse qui soit, face au Bénin, mardi prochain, comme l’arbre qui cacherait la forêt.
Il est clair que, dans ce contexte, le fiasco des U20 était programmé, même si, dans son jusqu’auboutisme, le président de la FAF et cet entraineur, dont il a tant loué les compétences, ont peut-être sacrifié une génération sur laquelle reposaient de grands espoirs pour une qualification à la Coupe du monde de 2018.
Par Nabil Talbi

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