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Voir la version complète : Menace terroriste au Maghreb : Les "conseils" du chef de l'Africom


morjane
29/03/2013, 14h13
«Les solutions efficientes face à cette menace terroriste passent par la bonne gouvernance, l'éducation et le développement socio-économique qui permettent de combattre les causes qui contribuent à l'émergence de telles organisations terroristes», indique Carter Ham.

La Tunisie est-elle devenue une menace pour la sécurité des pays du nord de l'Afrique? Depuis sa révolution dite de Jasmin, ce pays s'est radicalement transformé en un véritable berceau pour les terroristes.

Le pouvoir en place qui répond à une idéologie islamiste est en train d'assassiner l'espoir d'un changement auquel aspiraient les Tunisiens.
Un pouvoir qui a su détourner les acquis d'une révolte, à son profit pour imposer ses croyances allant à contre-courant des libertés et de la démocratie.

D'aucuns n'ignorent que le gouvernement en place est loin d'être de bonne gouvernance et c'est ce qu'admet le commandant de l'Africom, le général Carter Ham quand il souligne, tout en mettant en garde contre la menace d'Al Qaîda au Maghreb islamique et ses affiliés: «Les solutions efficientes face à cette menace terroriste passent par la bonne gouvernance, l'éducation et le développement socio-économique qui permettent de combattre les causes qui contribuent à l'émergence de telles organisations terroristes.»

Les propos de Carter Ham traduisent la réalité d'une double crise, la crise politique et sécuritaire, que connaît la Tunisie depuis l'arrivée d'Ennahdha à la tête du pouvoir. En un mot Carter Ham, en visite mardi dernier en Tunisie, reconnaît l'absence d'une bonne gouvernance dans un pays en plein conflit.

Sa mutation politique versant dans l'islamisme, n'a pas manqué, à ne pas en douter, de faire de ce pays un lieu de prédilection pour la nébuleuse qui exporte désormais des terroristes vers d'autres régions, en Syrie, notamment.
Mais les terroristes tunisiens étaient également nombreux dans l'attaque contre la base de vie de Tiguentourine. Celle-ci s'est soldée, fort heureusement par la neutralisation des criminels suite à un assaut de l'ANP.

Dire à quel degré la Tunisie peine à se démarquer de ce phénomène, devenu le principal thème abordé sur tous les plateaux des télévisions tunisiennes.
Néanmoins, avançant à petit pas, la Tunisie entend tirer profit de sa coopération sécuritaire avec les Etats-Unis.

A ce sujet, le général américain s'est dit «satisfait de la démarche engagée par les deux pays face aux priorités sécuritaires», lors de ses entretiens avec le chef du gouvernement tunisien, Ali Larayedh, le ministre de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, et le général des corps d'armée, Rachid Amar.

Sur le terrain, le pays fait face à de graves tensions. Plusieurs régions sont devenues le fief des islamistes radicaux qui conjuguent avec la doctrine salafiste.

Les services de sécurité tunisiens sont parvenus à démanteler plusieurs réseaux, des stocks d'armes ont été découverts et un important dispositif a été mis en place autour des infrastructures pétrolières et gazières dans le sud du pays pour parer à toute attaque terroriste, indiquent plusieurs organes de presse tunisiens.

Craignant le pire, la société civile juge que c'est son devoir d'avertir sur «le développement des foyers terroristes en Tunisie suite à l'escalade des activités des groupes armés et des cellules terroristes après la révolution des Jasmins». Selon les membres de la société civile, les terroristes «exploitent les tensions que connaît le pays pour faire usage des armes stockées en Tunisie, acheminées depuis la Libye. Selon certaines sources tunisiennes un deal aurait été conclu entre des militants d'Ennahdha, présidée par El Ghennouchi et Abdel Hakim Belhadj, un salafiste libyen, connu pour ses activités subversives pour former et armer de nouvelles recrues dans le but de renforcer Al Qaîda au Maghreb islamique et les réseaux extrémistes.
Ce néo-révolutionnaire avait tenté de pénétrer le territoire algérien sur invitation de l'un des partis islamistes, mais il sera aussitôt refoulé par les services de sécurité au niveau de l'aéroport d'Alger Houari-Boumediene.


Par Ikram GHIOUA- L'expression

Cell
29/03/2013, 16h19
On dirait que le journaliste s'est trompé de sujet , ou qu'il a choisit le mauvais titre , car l'article ne parle que de la Tunisie .....

sud_Men
29/03/2013, 18h10
On dirait que le journaliste s'est trompé de sujet , ou qu'il a choisit le mauvais titre , car l'article ne parle que de la Tunisie .....
Vous feriez mieux d'avaler la pilule.
Vous n'arrivez pas à vous convaincre que les pays du printemps Arabe se sont foutu un doigt dans le *** par les Monarchies du Golf interposées.

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