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Voir la version complète : la Citoyenneté en question (Algérie), Mohamed Mebtoul


morjane
30/03/2013, 14h33
Les éditions Dar El-Adib, collection “Santé et société”, viennent de publier un ouvrage, intitulé “la Citoyenneté en question (Algérie)”, qui est, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas un essai politique sur la question de la citoyenneté dans notre pays.

Si certains ici diront que finalement tout est politique dans la société, cet ouvrage interpelle tous les acteurs de la société, et montre comment cette pluralité d’acteurs sociaux (jeunes, harraga, malades, médecin, etc.), chacun dans leurs espaces et dans leurs quêtes se retrouvent autour de ce besoin de reconnaissance, de dignité d’existence à part entière, soit la citoyenneté.

L’auteur, le professeur Mohamed Mebtoul, est un universitaire sociologue et chercheur reconnu pour ses travaux.
Il est également directeur de l’unité de recherche en sciences sociales et santé à Oran, et depuis des années, il a su rendre incontournable un axe de recherche autour de “l’anthropologie de la santé”.

Cet ouvrage, en fait, se présente sous la forme d’un recueil de 14 articles de presse, et de deux contributions publiées dans des ouvrages collectifs.
La réunion de ces textes s’est imposée à l’auteur, car le constat auquel il a abouti, au terme de travaux de recherches et d’enquête de terrain, est que le seul lien commun est la question fondamentale de la citoyenneté en Algérie.

Dans la préface de l’ouvrage l’auteur explique que “la citoyenneté traverse nos recherches depuis des années, auprès d’une multiplicité d’acteurs sociaux : jeunes, malades, professionnels de la santé, etc. En partant de leurs épreuves et leurs expériences sociales, nous étions progressivement conduits à indiquer que les mots évoqués par les personnes, font constamment référence à la fragilité des interactions dans les différents espaces sociaux et à des formes sociales qui recouvrent l’injustice, l’absence de dignité sanitaire et de reconnaissance sociale”.

L’ouvrage comprend trois grands chapitres : “La transgression de la citoyenneté”, “Acteurs et institutions à l’épreuve de la citoyenneté” et “Les mots pour dire les injustices”, qui permettent d’aborder la question des harraga et d’évoquer d’autres formes de harga, celle qui est légale, plus voilées mais qui n’est tout simplement pas frontale comme les clandestins partant sur des embarcations en mer.

Un autre article qui suscitera certainement le débat est celui relatif à “l’échec des intellectuels organiques”, ainsi que celui évoquant la “crise de légitimité politique dans le monde arabe”. Un ouvrage en somme qui fait finalement écho à une actualité agitée aux quatre coins de l’Algérie et des pays arabes depuis le printemps arabe.

D. LOUKIL- Liberté

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