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Voir la version complète : Les tentatives de pénétration d’Israël en Algérie se font plus « soft » : petits pas et grandes manœuvres


nacer-eddine06
31/03/2013, 19h12
Mon Journal a déjà consacré plusieurs articles aux actions du Mossad sur le territoire algérien, collectant des informations à partir de son antenne tunisienne et recrutant des agents dans le pays. Depuis quelques jours, des chewing-gums israéliens sont vendus clandestinement dans l’Est du pays. Les services de police algériens ont confisqué une grande quantité de cette marchandise et ouvert une enquête.
La normalisation des relations entre l’Algérie et Israël n’a cessé, durant ces quinze dernières années, de soulever la polémique. La main d’Abdelaziz Bouteflika, à peine arrivé à la tête de l’Etat, serrant celle du Premier ministre israélien, Ehud Barak, lors des obsèques du roi du Maroc Hassan II en juillet 1999, a été abondamment commentée par la presse internationale et généralement interprétée comme un signe de détente entre les deux pays qui n’entretiennent officiellement aucune relation. Devant le tollé que ce geste de courtoisie a soulevé, le chef de l’Etat a invoqué le verset 86 de la sourate 4 « Lorsqu’un salut vous est adressé, rendez le de façon plus courtoise, mais rendez-le de toute façon » pour dire, d’une part, qu’il s’est plié à une obligation coranique, et, d’autre part, que le geste avait d’abord été fait par le Premier ministre d’Israël.
De nouveau, le président de la République soulève la tempête, lors de la visite qu’il effectue en France en juin 2000, rencontrant, sans y être contraint par le protocole, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Henri Hadjenberg, et invitant le chanteur juif originaire de Constantine, Enrico Macias, à venir chanter en Algérie. Le tollé suscité dans certains milieux de la « classe politique », notamment au sein du FLN, a fait renoncer Abdelaziz Bouteflika à son invitation publiquement lancée.
Se croyant, sans doute, autorisé à franchir un plus grand pas, à moins qu’ils n’aient reçu le feu vert des autorités algériennes, vers « la normalisation », des journalistes et des universitaires algériens se rendent à Tel-Aviv et Jérusalem où ils sont reçus par le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lévy, un juif sépharade du Maroc. Selon un membre de cette délégation, les autorités algériennes n’avaient dressé aucun obstacle à cette visite qu’il avait analysée comme un changement d’orientation diplomatique de l’Algérie à l’égard d’Israël. La réaction de Abdelaziz Bouteflika à cette visite fut immédiate et virulente, la qualifiant de « trahison ».
Pourtant, moins de quatre mois après, le journal israélien Yédiot Aharonot révélait que le chef de l’Etat algérien avait rencontré, le 22 octobre, Shimon Pérès, alors ministre de la Coopération régionale, et Shlomo Ben Ami, ministre de la Sécurité intérieure, au cours du forum de Formentor, à Palma de Majorque. Dans l’interview qu’il a donné à ce journal israélien de centre-droit, Abdelaziz Bouteflika affirmait sa disposition à coopérer avec Israël sur le plan économique. De son côté, le journal français Le Monde rapportait qu’une « délégation israélienne de haut niveau » avait séjourné en Algérie du 15 au 25 octobre 2000.
La voie avait déjà été ouverte par l’actuelle ministre de la Culture, Khalida Toumi, qui, la première, a transgressé, au milieu des années 90, alors que l’Algérie était à feu et à sang, ce tabou, en se rendant à Jérusalem pour dénoncer « le terrorisme islamiste », au moment où le Hamas palestinien avait intensifié ses attentats suicides.
Une bombe explose en décembre 2010 lorsque WikiLeaks publie ses câbles sur la diplomatie algérienne, dévoilant les propos de l’ambassadeur d’Algérie en Suisse, Driss Djarairi, qui ont provoqué un scandale dans les réseaux sociaux pour avoir proposé de « se rendre disponible pour les Israéliens » dans les discussions sur le processus de paix au Proche Orient et le désarmement de l’Iran.
Depuis quelques mois, le Mossad a réactivé ses réseaux au Maghreb et intensifié ses actions en direction, notamment, de l’Algérie, à partir de sa base de Tunis que dirige Jalboagh Nachman, collectant des informations et recrutant des agents.
La curieuse affaire des Chewing Gum israéliens entrés, selon toute vraisemblance, de la frontière Est du pays, malgré les contrôles jugés draconiens pour des raisons de « terrorisme », est une nouvelle démonstration, après celles, notamment, des médicaments et des vêtements pour femmes que les produits israéliens entrent, sans entrave, en Algérie.
Brahim Younessi

nacer-eddine06
31/03/2013, 19h18
Nous assistons depuis au moins 2010 à une série ininterrompue d’articles, alternant témoignages, canulars et rumeurs, impliquant des réseaux d’espionnage en Algérie travaillant pour le compte d’Israël. La Tunisie et, surtout, le Maroc semblent plus fragiles aux tentatives de pénétration des agents israéliens. En fait, et depuis trois ans, les pays du Maghreb sont l’objet d’un nombre grandissant de polémiques et de scandales à propos de cellules d’espionnage activant pour le compte d’Israël.
Depuis la chute de Tripoli et la quasi-disparition des «pays du refus» -«douwal al-moumanaâ»-, l’Algérie reste le dernier bastion fort contre la pénétration israélienne, et ce, de l’avis même des meilleures plumes sur la place de Tel-Aviv. Récemment encore, un centre d’études israélien a révélé que le service de renseignements Israélien, «le Mossad», a fait de la capitale tunisienne un centre d’espionnage tourné vers l’Algérie et qu’il détermine ses cibles en Algérie depuis ce pays. Une autre antenne du Mossad, installée dans l’Ile de Djerba, à 500 km au sud-est de Tunis, vise des cibles en Libye et la section de Sousse, à 150 km à l’est de Tunis, se charge des questions en Tunisie.
Le journal émirati, qui a rapporté l’information, se basait sur des documents confidentiels, affirmant que le Mossad a travaillé en collaboration avec l’Agence centrale de renseignement, CIA, à relancer l’activité de son réseau d’espions en Tunisie post-révolution. Selon le même journal, le réseau du Mossad en Tunisie se base sur trois cibles potentielles, comptant sur l’installation d’un réseau de sabotage, de propagande et de surveillance de ce qui se passe en Algérie et en Libye, en plus du contrôle et de la surveillance de ce qui reste de l’activité des palestiniens en Tunisie ainsi que le contrôle des mouvements islamistes et salafistes.
Plusieurs rapports confidentiels spécifiques à la sécurité nationale israélienne ont fait état d’un rapport de 2012, reprenant les soucis, depuis 2011, de l’Etat d’Israël concernant l’Algérie. Un des tous derniers est un rapport signé du nom du journaliste israélien spécialisé en sécurité, Amos Harêl. N’étant pas destiné au grand public, il est resté entre les mains des seuls initiés.
Selon le rapport, «l’Algérie reste le grand ennemi de Tel-Aviv dans la région maghrébine», et au vu des «relations excellentes» qu’elle entretient avec la Syrie et l’Iran, «il serait puéril de la maintenir en dehors de la zone d’adversité d’Israël». L’article de Harêl n’apporte aucune nouveauté par rapport à ce que l’on sait de lui, sinon qu’il confirme sa fixation sur l’Algérie et sur les «dangers à venir qu’Israël pourraient subir de la part des Algériens si Tel-Aviv continuait à fermer les yeux sur ces dangers».
Le rapport s’appuie largement sur la défaite des Israéliens en 1973, la première de leur courte histoire, s’appesantit sur l’apport militaire de l’Algérie au profit des Arabes engagés dans la guerre et conclut que cet apport a été plus déterminant que ne le pensait les Israéliens, mettant ainsi fin au mythe d’un Tsahal imbattable. Pour Amos Harêl, «le peuple algérien hait viscéralement les Israéliens, et cette haine est commune à tous les Algériens».
«Habitué» au dossier Algérie mais aussi paranoïaque à ce même dossier, Harêl a écrit à plusieurs reprises par le passé sur le « péril Algérie », considérant notre pays comme une « menace potentielle à ne pas sous-estimer», poussant les décideurs de son pays à prospecter loin de Tel-Aviv, dans le bassin méditerranéen, des indices de «cette menace qui peut, à tout moment, devenir effective».
Mais il n’y a pas que la guerre et l’action malveillante pour terrasser un adversaire. Il y a surtout la normalisation, genre de banalisation des échanges, comme c’est le cas depuis une année avec beaucoup de marchandises «made in Israël», sans que personne ne s’offusque outre-mesure. Il y a les exercices militaires navals en Méditerranée, dits «Dialogue méditerranéen», parrainés par les Etats-Unis et l’OTAN, qui réunissent, bon an, mal an, chefs d’état-major algériens et israéliens, les mettant côte à côte. Il y a la volonté d’Israël d’arracher une concession de la part de l’ONU pour avoir un droit de regard sur tous les navires, militaires ou marchands, traversant le bassin méditerranéen, au motif d’une menace imminente sur sa sécurité.
Avec la désintégration de pays de la région, comme l’Egypte, l’Irak et la Syrie, Israël peut jouer plus à l’aise et porter son regard le plus loin possible, d’autant qu’à l’extrême limite ouest de la Méditerranée, au Maroc, on ne lui dresse, aujourd’hui, aucun obstacle…
Fayçal Oukaci

absent
31/03/2013, 19h23
elle va tenter par d'autre moyens plus .........cmt dire ......

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?p=4412173#post4412173

Cell
31/03/2013, 23h36
Depuis quelques jours, des chewing-gums israéliens sont vendus clandestinement dans l’Est du pays.

Alors la , y a quelque chose de gros qui se prépare .......... :mrgreen:

Mon dieu , est ce que ça arrive aux journaleux de se relire ..

houari16
31/03/2013, 23h41
Mon dieu , est ce que ça arrive aux journaleux de se relire . .
@Cell
un journaleu
des chewing-gums israéliens , c est une affaire de contre bande ..

, y a trois ans , j ai acheté des tricots en Tunisie , arrivé à la maison , j ai constaté que j ai acheté , made in Israel ...
carrément , par réflexe , j ai enlevé les étiquettes et j ai gardé les tricots ..il est trés bien fait en style et coupe ..

absent
31/03/2013, 23h46
Des hommes comme Mazouz qui nous ramenent des voitures fabriquées en Chine avec un fond Israélien le font assez bien.

houari16
01/04/2013, 02h06
Avec la désintégration de pays de la région, comme l’Egypte, l’Irak et la Syrie, Israël peut jouer plus à l’aise et porter son regard le plus loin possible, d’autant qu’à l’extrême limite ouest de la Méditerranée, au Maroc, on ne lui dresse, aujourd’hui, aucun obstacle…

Fayçal Oukaci .
Monsieur Fayçal Oukaci , tu devrais poser la question pourquoi , aucun obstacle ? ..
, ainsi le danger immédiat le plus proche envers l Algérie qui ???

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