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Arbefracom
02/04/2013, 21h18
Dieu dit : « … qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles ». Voici une autre qualité parmi les qualités des serviteurs du Tout Miséricordieux : Etre réceptif aux versets de Dieu.

Les versets de Dieu se divisent en deux catégories : les versets cosmiques et les versets révélés ; les versets appartenant au livre ouvert qui est l’univers ; et les versets appartenant au livre récité qui est le Coran.

Les versets cosmiques sont les signes de Dieu dans l’univers ; dans la création ; les signes que Dieu diffusent pour orienter les gens vers Lui ; pour démontrer son existence et son unicité. Comment peut-on désobéir à Dieu ou nier son existence alors toute chose dans l’univers indique qui est l’Unique ?! Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, ni plus aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Quant aux serviteurs du Tout Miséricordieux, ils réagissent à ces signes conformément au verset : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre disant : « Seigneur Dieu ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde nous du châtiment du Feu » » (3 :190-191)

Dans la création se manifeste les signes de Dieu ; dans le ciel ; dans la terre ; dans la mer ; dans les montagnes ; dans les animaux, dans les insectes et dans nous-mêmes : « Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude ; ainsi qu’en vous-mêmes. N’observez-vous donc pas ? » (51 :20-21), « Nous leurs montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que cela (le Coran) est la vérité » (41 :53)

Ceux qui voient ces signes avec des yeux aveugles et des cœurs endurcis n’en tire aucun profit. Dieu a scellé leurs cœurs. Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent pas revenir de leur égarement et ne peuvent raisonner non plus.

Puis, il y a les signes révélés ; les versets que Dieu a révélé à Ses messagers achevés par le Noble Coran.

Le Coran constitue un signe évident et suffisant pour quiconque est doué d’intelligence et d’un cœur. Lorsque les idolâtres demandèrent au Prophète (BDSL) des miracles matériels, Dieu leur dit : « Ne leur suffit-il donc point que Nous ayons fait descendre sur Toi le Livre et qu’il leur soit récité. Il y a assurément là une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient » (29 :51)

Ce Coran s’invitent naturellement dans les cœurs. Les idolâtres l’entendirent et en furent touchés. Al-Walid ibn al-Moughira, l’un des ennemis les plus acharnés du Prophète (BDSL) et des musulmans dit au sujet du Coran : « Je viens d’entendre de Mohammad un propos qui n’est ni un propos humain, ni un propos de djinns. Il a une telle douceur ; une telle beauté. Son haut est fruité et son bas est fertile. Il est supérieur à tout propos et rien n’est supérieur à lui »

Les djinns entendirent le Coran et s’en émerveillèrent. Ils dirent : « … Nous avons certes entendu un Coran merveilleux, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associons jamais personne à notre Seigneur » (72 :1-2)

Un groupe de chrétiens entendirent le Coran et leurs yeux débordèrent de larmes ; la foi subjugua leurs cœurs et tous crurent en Dieu et en Son Messager. C’est à leur sujet que Dieu dit : « Et quand ils entendirent ce qui a été descendu sur le Messager, tu voix leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent : « Ô notre Seigneur ! Nous croyons : inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent de la véracité du Coran »» (5 :83)

Tel est le Coran. Lorsque les croyants l’entendent, leurs cœurs frémissent et les yeux débordent de larmes et cela fait augmenter leur foi. Dieu dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Dieu. Et quand Ses versets leur sont récités, cala fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur » (8 :2)

Dieu nous décrit un groupe du nombre des gens du Livre en disant : « Ceux à qui la connaissance a été donnée avant cela, lorsqu’on le leur récite, tombent prosternés, le menton contre la terre et disent : « Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur est assurément accomplie » Et ils tombent sur leur menton pleurant, et cela accroît leur humilité » (17 :107)

Ibn ‘Abbas, que Dieu l’agrée dit : « Lorsqu’on vous lisez le verset contenant la prosternation dans la sourate « le voyage nocturne », ne vous empressez pas de vous prosterner avant de pleurer. Si les yeux de l’un de vous ne pleurent pas, que son cœur pleure »

A l’égard du Coran, les croyants doivent avoir un cœur ouvert, une ouïe attentive et une raison éveillée et ce, afin de ne pas le lire tels des hypocrites, ou ne pas l’écouter tels des hypocrites à propos desquels Dieu dit : « Et il en est parmi eux qui t’écoutent. Une fois sortis de chez toi, ils disent à ceux qui ont reçu la science : « Qu’a-t-il dit, il y a un instant (c’est-à-dire qu’ils n’ont rien saisi et n’ont point médité). Ce sont ceux-là dont Dieu a scellé les cœurs et qui suivent leurs passions » (47 :16)

Et toi, de quelles catégories de gens es-tu avec le Coran ? Ta foi augmente-elle en l’écoutant ? Ton humilité s’accroît-elle ? Ton cœur vibre-t-il ? Tes yeux débordent-ils de larmes ? Ou lis-tu le Coran comme si tu lisais n’importe quel propos humain, sans être touché ; sans réagir ! Le Prophète (BDSL) : « Récitez le Coran et pleurez. Si vous ne pleurez par, alors forcez-vous à pleurer » (rapporté par Ibn Majah)

Il y a en réalité des obstacles qui empêchent de méditer le Coran ; qui empêchent la sensibilité et la réceptivité du cœur :

Premièrement : l’insouciance : vivre dans l’insouciance ; dans l’oubli de Dieu ; dans l’oubli de l’au-delà ; dans l’oubli de la destinée finale ; dans l’oubli de la mission de l’homme dans cette vie. « Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants » (7 :179)

Deuxièmement : les passions : « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition » (19 :59)

Dieu a décrit cette catégorie de personnes après avoir décrit une autre catégorie dont Il a fait l’éloge : « Voilà ceux que Dieu a comblés de faveurs, parmi les prophètes, parmi les descendants d’Adam, et aussi parmi ceux que avons transportés en compagnie de Noé, et parmi la descendance d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux que Nous avons guidés et choisis. Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant » (19 :58)

Troisièmement : l’orgueil : Dieu dit : « J’écarterais de Mes signes ceux qui, sans raison, s’enflent d’orgueil sur terre. Même s’ils voyaient tous les miracles, ils n’y croiraient pas. Et s’ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s’ils voient le sentier de l’erreur, ils le prennent comme sentier … » (7 :146)

Arbefracom
02/04/2013, 21h20
Efforcez-vous donc, chers croyants, de lire le Coran à la manière de celui qui méritera l’intercession du Coran le Jour de la résurrection. Le Prophète (BDSL) dit : « Lisez le Coran, car il viendra intercéder à ses lecteurs le Jour de la Résurrection » (rapporté par Mouslim)

Certains verront le Coran intercéder en leurs faveurs, pendant que d’autres lisent le Coran alors que le Coran les maudit. Les pieux-prédécesseurs avaient pour habitude de dire : Combien de personne lit le Coran, alors que le Coran le maudit. Il lit : « Que la malédiction de Dieu s’abatte sur les injustes » (11 :18), alors qu’il fait partie des injustes !

Il lit : « Que la malédiction de Dieu tombe sur lui s’il est du nombre des menteurs » (24 :7), alors qu’il est du nombre des menteurs !

Lis le Coran en le méditant ; lis le Coran avance sensibilité et réceptivité ; Lis le Coran pour le mettre en pratique et non pas par simple distraction ou plaisir.

Ibn Mas’oud, que Dieu l’agrée dit : « Dieu a fait descendre le Coran sur eux (les compagnons) pour qu’ils le mettent en pratique. Ils firent donc de son étude une action. L’un de vous lit le Livre de son ouverture « fatiha » jusqu’à sa fin sans y omettre ne serait-ce qu’une lettre, alors qu’il a omis sa mise en pratique ! »

Lire le Coran n’est pas suffisant. Apprendre le Coran par cœur n’est pas suffisant. L’important est la mise en pratique. Tels étaient les compagnons et tels étaient les pieux-prédécesseurs. Ils apprenaient une sourate et n’allaient pas plus avant de la maîtriser aux niveaux savoir et pratique. Ils l’a pratiquaient d’abord sur eux-mêmes. Abou ‘Abd ar-Rahman as-Soulami dit : « Ceux qui nous ont appris le Coran comme ‘Othman ibn ‘Affan et ‘Abdoullah ibn Mas’oud et d’autres, ont dit que lorsqu’ils apprenaient dix versets du Prophète (BDSL), ils ne les dépassaient pas avant d’apprendre ce qu’ils renfermaient de sciences et d’action » (rapporté par Ibn Jarir at-Tabari dans son tafsir).

Al-Hassan al-Basri dit : « Ceux d’avant vous, considéraient le Coran comme des lettres adressées à eux venant de leur Seigneur. Ils les lisaient la nuit et les exécutaient le jour. »

Que fais-tu lorsque tu reçois une lettre d’un bien-aimé ou d’un ami ? Tu la lis attentivement, tu la décryptes lettre par lettre et tu t’emploies à faire ce qu’il te demande si celui-ci compte à tes yeux. Que faire alors de ce que Dieu te demande ?!

Nous avons besoin de lire le Coran tels des croyants conscients, méditant, réceptifs du message divin, loin de la lecture des insouciants, des orgueilleux, des négateurs ou de ceux dont l’âme est malade.

Nous avons besoins d’écouter le Coran et d’en faire une lanterne qui illumine notre vie ; pour réformer notre vie, à l’instar des compagnons qui ont changé de vie par le Coran.

En effet qu’est ce qui a changé la vie des compagnons qui vivaient auparavant dans l’obscurantisme ? C’est le Coran ! C’est le Coran qui a produit ce changement psychologique et social dans la vie en Arabie. C’est le Coran qui a radicalement changé les esprits

Un bédouin demanda au Prophète (BDSL) de lui apprendre des versets du Coran. Le Prophète (BDSL) lui récita quelques sourates courtes jusqu’à arriver au verset : « Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra » (99 :7-8). En entendant le verset, l’homme dit : « Cela me suffit, ô Messager de Dieu ! Pas besoin d’entendre autre chose ! » En effet, les deux versets lui ont établi la règle : la récompense et de la même nature que l’action et en fonction de l’action. Les compagnons s’étonnèrent alors de cet homme qui ne veut pas entendre davantage de Coran ! Le Prophète (BDSL) dit alors : « Cet homme est parti en ayant tout compris » (rapporté par Abou Daoud et an-Nasa-y). Dans une histoire similaire, le Prophète (BDSL) : « Le petit homme a réussi ! Le petit homme a réussi ! »

L’imam ash-shafi’i dit : « Il y a dans le Coran, une sourate courte, si les gens l’a mettaient en pratique, elle leur suffirait. Il s’agit de la sourate « le temps » (wal-‘asr) »

Abdoullah ibn ‘Ourwa ibn az-Zoubeïr demanda à sa grand-mère Asma fille d’Abou Bakr : « Grand-mère ! Comment étaient les compagnons du prophète (BDSL) lorsqu’ils écoutaient le Coran ou le lisaient ? » Elle dit : « Ô mon fils ! Ils étaient tel que Dieu les a décrits : les yeux débordaient de larmes, les peaux frémissaient et les cœurs étaient subjugués d’humilité.

Le célèbre réformateur Mohamed Iqbal a dit : « Aucun conseil ne m’a été bénéfique comme l’a été le conseil que ma mère m’a donné. Elle me dit alors que je n’étais qu’un enfant : « Ô mon fils ! Lis le Coran comme s’il a été descendu sur toi ! »

Nous devons déterminer clairement notre position vis à vis du Coran. Sommes-nous réceptifs à l’égard du Livre de Dieu ? Dieu nous interrogera le Jour de la Résurrection et le Coran sera un témoin en notre faveur ou contre nous. Nous craignons que le Coran dise : Seigneur ! Ceux-là m’ont délaissé. Ils ont appris mes lettres et abandonné mes lois. Nous craignons que le Prophète (BDSL) dise : « … Seigneur ! Mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissé » (25 :30). Ils n’ont pas délaissé sa lecture, ils ont délaissé plutôt sa mise en pratique. Ils le lisent pour les morts, mais ne l’appliquent pas pour orienter les vivants.

Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont sensibles et réceptifs à l’égard des versets du Coran. Ils vivent en compagnie du Coran. Ils le mettent en application en eux-mêmes. Ils ont dans le Prophète (BDSL) une excellent modèle. En effet, interrogée sur la morale du Prophète (BDSL), ‘Aïsha, que Dieu l’agrée répondit : « Sa morale était le Coran » (rapporté par Mouslim). Il était un Coran ambulant. Une traduction pratique et concrète du Coran. Il n’expliquait uniquement le Coran par la parole, mais aussi par l’action ; par le comportement ; par son rapport à Dieu ; par son rapport avec sa famille, avec ses amis ; avec ses ennemis …

Employons-nous à s’imprégner des qualités des serviteurs du Tout Miséricordieux. A l’instar de notre bien-aimé Prophète (BDSL), que notre morale soit le Coran.

Sermon du vendredi

Moncef Zenati

Série : Les qualités des serviteurs du Tout Miséricordieux (14)

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