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Voir la version complète : Cinquante ans d'indépendance féminine en Tunisie


morjane
18/08/2006, 15h21
Il y a 50 ans, la femme tunisienne était reconnue indépendante grace au CSP, en abolissant la répudiation, la polygamie, le mariage forcé et le mariage précoce fixant l’âge minimum du mariage à 17 ans pour les filles. Il a aussi instauré le divorce judiciaire et donne à la femme le droit de se marier sans tuteur.

Cinquante ans après, malgré les détracteurs qui ont encore dûs mal à le digérer, il est toujours là et les femmes tunisiennes sont devenues "des hommes comme les autres " dixit la romancière Fawzia Zouari.

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Ce 13 août, la Tunisie célèbre les 50 ans de la promulgation du Code du statut personnel, un texte de loi pionnier en faveur des droits des femmes et qui reste encore, sur bien des plans, inédit dans le monde arabe. A Tunis, l'émancipation féminine n'est pas qu'un mot…

Khouloud Jaoui et Aïda Zarrouk s'activent sur leur bateau, dans le port de Sidi-Bousaïd, près de Tunis. En mini-shorts et hauts de maillots de bain, les deux Tunisiennes de 24 et 28 ans, épaules dorées et crinière de déesses, terminent les derniers préparatifs. Dimanche, elles participent à la course à la voile exclusivement féminine, La route d'Elissa, qui verra cinq équipages méditerranéens quitter Carthage pour rejoindre différents ports européens.

La date de dimanche n'a pas été choisie au hasard : elle coïncide avec les 50 ans du Code du statut personnel (CSP) qui a donné à la femme tunisienne une place inédite dans la société. Petit détail : au sein de la Fédération tunisienne de voile, Khouloud et Aïda sont les seules, avec Feriel Chakroun, à faire de « l'habitable ». « Les hommes, eux, ne font que de la plaisance ! », note Khouloud avec amusement. « Grâce au CSP, les filles d'ici vivent comme les Européennes, il n'y a aucune différence… regardez-moi ! Bien sûr, il y a encore des traditions un peu vieillottes mais une femme peut faire ce qu'elle veut si elle en a envie ».

Elle peut donc faire de la voile, mais aussi des études (58,1% des étudiants du supérieur sont des filles) et travailler : aujourd'hui, les Tunisiennes constituent près du quart de la population active du pays. Elles exercent dans tous les corps de métier, même ceux réservés traditionnellement aux hommes : armée, aviation civile ou militaire, forces de l’ordre. Elles représentent 72% des pharmaciens, 42% du corps médical, 27% des magistrats, 31% des avocats et 40% des professeurs d’université. Et même sans loi sur la parité, elles sont sept au gouvernement, élues à la Chambre des députés ou aux conseils municipaux. Elles sont aussi entre 10 et 15 000 à être chefs d'entreprise. « Ce que veulent les Tunisiennes ? Dans l’ordre : s’instruire, travailler, ensuite seulement se marier et fonder une famille réduite, avec 1 ou 2 enfants », explique une militante associative.

Le président Ben Ali a annoncé deux projets de loi

A Tunis, il n'y a guère qu'à quelques terrasses de café que les femmes n'ont pas encore réussi à s'imposer ! Le 13 août de chaque année est férié et largement fêté. Et pour cause. Le 13 août 1956, dans l’euphorie de l’indépendance et avant même l'institution de la Constitution, le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, promulgue ce texte d'avant-garde qui abolit la répudiation, la polygamie, le mariage forcé et le mariage précoce, fixant l’âge minimum du mariage à 17 ans pour les filles. Il instaure le divorce judiciaire et donne à la femme le droit de se marier sans tuteur.

Depuis, le CSP, qui se réclame de la religion musulmane, n'a jamais été remis en cause et plusieurs amendements l'ont même renforcé, comme l'abolition de l’obligation d’obéir à son mari ou le droit pour une femme de transmettre son patronyme à ses enfants. En parallèle au Code, les Tunisiennes ont le droit de voter depuis 1956 et celui d’avorter depuis 1973. Ce samedi 12 août, le président Zine Ben Ali a réitéré, devant un parterre de 1 200 femmes, son attachement au CSP et a annoncé deux projets de loi : l'un pour renforcer le droit au logement au profit de la mère ayant la garde des enfants et l'autre pour unifier l'âge minimum au mariage, le fixant à 18 ans pour les jeunes des deux sexes. De toute façon, « la plupart des femmes se marie après 25 ans et les hommes après 30 ans », explique Leïla, étudiante en communication.

Le «hidjab» a fait surface

« Nos acquis sont très importants mais la dot existe toujours, l’homme est encore considéré comme le chef de famille absolu et l’héritage est complètement inégalitaire : une femme touche deux fois moins qu’un homme ! Depuis 1993, une Tunisienne peut transmettre sa nationalité à ses enfants mais il faut l’assentiment du père… », indique une professeure de droit à l'université de Tunis. « Il reste des discriminations au sein de la famille, dernier bastion du patriarcat, et les violences conjugales sont impunies », dit-elle. « Il n'est pas toujours facile d’appliquer les textes, surtout en milieu rural où les filles sont souvent déscolarisées au profit des garçons pour travailler aux champs ou comme employées de maison. »

Certaines mentalités sont plus longues à changer que les articles de loi. « Il y a le problème de la virginité au mariage », évoque Leïla. « Il y a aussi l'influence des prédicateurs religieux qui fustigent le mode de vie à l’occidentale sur les chaînes de télé arabes. C'est pour ça, que certaines filles se voilent. » Le hidjab, peu implanté culturellement, a fait surface il y a quelques années et l'on croise de nombreuses têtes voilées dans Tunis. Restent les hommes… souvent déstabilisés par le comportement frondeur de leurs compatriotes. « Les femmes ont trop de pouvoir », rigole, Mohamad, cinquantenaire. Les jeunes sont plus gênés pour évoquer le sujet. « Une fille gagne autant d'argent qu'un garçon, elle peut même gagner plus que son mari… je ne trouve pas ça très normal », se risque Sami, 22 ans. « Mais bon, il faut faire avec », conclut-il, philosophe. Car comme le résume la romancière Fawzia Zouari : « En Tunisie, les femmes sont devenues des hommes comme les autres ».

Par RFI

broken heart
21/08/2006, 19h32
Le 13 août 1956, Habib Bourguiba alors premier ministre de la Tunisie fraichement indépendante a su convaincre le Roi de l'époque "Sidi Lamine Pacha Bey" de signer en tant que décret beylical (royal) le code du statut personnel tunisien. Ce code subira plusieurs réformes (et je crois qu'il en subira encore vu les faiblesses qui y existent encore, en tout cas d'un point de vue tunisien)
Je vous propose de découvrir ce texte >>ICI<< (http://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/csp/Menu-21.html)

tamerlan
21/08/2006, 19h59
le dicatateur benali adu laisser tomber sa premiere femme pour se marier avec sa maitresse.....c'est ça leur code

moumed
21/08/2006, 20h12
TAMERLAN

Aussi dictateur soit il , il a le droit d'avoir une vie privée qui ne regarde que lui.

ernestito
21/08/2006, 22h59
@ tamerlan
combien d'algerien ont répudié leur femme et enfants pour se marier avec de plus jeunes voir de filles de18 ans alors qu'ils ont plus de 50 ans

tamerlan
22/08/2006, 16h21
@ernestito
@moumed
eh ben non: le code algerien et le code musulman permet a l'homme de garder son ancienne epouse avec ses droits tout en permettant a l'homme de sze remarier...
abolir la polygamie signifie obliger l'homme a se separer de sa premiere epouse (puisque de toute façon il est decidé a se remarier)
le president ben ali etait marié avec une femme et avait trois filles...il l'abondonna(code tunisien oblige) pour se marier avec sa femme actuelle...

morjane
22/08/2006, 18h40
le dicatateur benali adu laisser tomber sa premiere femme pour se marier avec sa maitresse.....c'est ça leur code
C'est bien ce que je disais, un code donnant une telle autonomie à la femme, en la débarassant de tuteur, en la mettant à l'abri de la répudiation du mariage forcé a encore, cinquante ans après ses détracteurs, même hors de la Tunisie.

L'important dans tout ça ce sont les résultats et ainsi aujourd'hui c'est de voir la femme tunisienne actrice de la société "les Tunisiennes constituent près du quart de la population active du pays. Elles exercent dans tous les corps de métier, même ceux réservés traditionnellement aux hommes : armée, aviation civile ou militaire, forces de l’ordre. Elles représentent 72% des pharmaciens, 42% du corps médical, 27% des magistrats, 31% des avocats et 40% des professeurs d’université. Et même sans loi sur la parité, elles sont sept au gouvernement, élues à la Chambre des députés ou aux conseils municipaux. Elles sont aussi entre 10 et 15 000 à être chefs d'entreprise. "

moumed
22/08/2006, 18h51
Tamerlan

Même l'islam n'oblige pas les époux à rester unis s'ils s'entredechirent.

D'où sors tu ce commandement ?

Que sais tu de la vie du couple benali pour avancer un tel argument?

tamerlan
22/08/2006, 19h23
@moumed
heureusement que l'islam permet aux epoux de se separer!!
mais heureusement que l'islam donne d'autres solutions au lieu de recourir aux maitresses , l'abandon de la femme ,l'adultere ....ce que vous encouragez en combattant la polygamie

tamerlan
22/08/2006, 19h26
au fait sur le couple benali....c'est une histoire tres tres connue en tunisie l'histoire de ben ali et leila la coiffeuse(sa femme actuelle)...voila le resultat du code tunisien

Tizinissa
22/08/2006, 19h43
Oui mais bon, le cas Ben ali c' est pas la regle quand meme !!

Lui il se comporte, comme tous les dirigeants chez nous, comme etant au dessus de la loi !!

tamerlan
22/08/2006, 20h14
ben... la tuisie c'est pas joli joli..avec leur code ..je suis bien placé pour le savoir...c'est la porte acoté d'annaba

Pihman
22/08/2006, 22h01
@ Tamerlan

pourquoi tu dis qu'il faut admettre la polygamie sous pretexte qu'il permettra à l'homme de se remarier une 2eme ou 4 eme fois car de toute façon il a decidé de se remarier !!!!!


Pourquoi ne donne tu pas le même droit à la femme

elle pourra aussi avoir deux , troix, ou 4 homme ???


J'exagère peut être


mais personnellement .... La polygamie à 2, 3 , 4 ou 36 femmes ne me gène pas

Mais à une condition

C'est le consentement vrai de tous les partenaires.

Avant cher amis, que cela soit en Tunisie, ou recemment au Maroc, le femme ne se rend conmpte de l'existance d'une seconde épouse que plusieurs années après.

Le CONSENTEMENT est INDISPENSABLE ....... et c'est là ou cela coince.

Aller trouver une femme qui accepte de se partager un homme

c'est rare et très rare ......... exactement comme trouver un homme qui accepte de partager sa femme. ..... c'est rare , c'est très rare......


Alors cher amis essai de ragarder la question en tant que femme , tu te rendra compte que les couleurs changent spectaculairement

tamerlan
22/08/2006, 22h17
@pihman
bonsoir
quand un homme est decidé a se remarier on ale choix entre deux cas de figures: il veut garder sa premiere epouse (pour plusieurs raisons) ou pas ...mais avec l'abolition de la polygamie on a deux possibilités et non 34:
-ou bien il quitte sa premiere femme qui se retrouve souvent a la rue.
-ou bien il aura une relation extra conjugale ce qui es non reglo vis avis de la seconde femme ,vis avis de la societé etc...

oui il faut que la premiere femme dise explicitement qu'elle n'est pas contre la seconde epouse...mais on ne doit pas abolir la polygamie
tiens la semaine derniere j'ai assisté a l'enterrement du pere de la femme de mon oncle a skikda j'avais appris qu'il avait deux epouses : une premiere qui n'avait pas eu d'e"nfants et c'est elle qui lui ramena la seconde femme (la mere de la femme a mon oncle et ses freres et soeurs).....heureusement qu'il y'a la polygamie

tu m'as dit d'aller chercher une femme qui accepte de partager son mari....c'est bizarre qu'elle accepte qu'il aient des maitresses et qu'il nage dans l'adultere et qu'elle n'accepte pas le remariage ......

absente
24/08/2006, 14h23
Alors la femme tunisienne a des droits, elle est émancipée mais pas partout. Dans les milieux ruraux, rien n'a changé.......ou presque !!!

Concernant leur dictateur il a divorcé et épousé une autre......cela reste son probleme, et c'est pas le pire qu'il ai fait.......

Pihman
24/08/2006, 21h43
@ tamerlan

je l'ai ,bien ecrit ..." je ne suis pas contrte la polygamie "



mais j'ajouterai une deuxième conditioin


c'est d'accepter la polyandrie

Car moi je ne vois pas de différence entre un H et une F

saso
25/08/2006, 05h54
ah ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii je suis a 100% avec toi Pihman
j'aime les hommes qui pensent comme cela heureusement qu'ils existent :mrgreen:
je crois que vous connaissez TelQuel le magazine Marocain, eh ben dans l'un de ses numero il parle de l'infidélité au Maroc et c'est les femmes qui trompent plus leur maris
voici le lien pour ceux qui veulent lire:

http://www.telquel-online.com/226/couverture_226_1.shtml


:D

ithrinarif
25/08/2006, 08h19
la tunisie est un pays, ou l' egalité des droits entre hommes est femme est acquises depuis lontemps......normal, aucuns ds deux n' en a..... :mrgreen:

saadiakabyle
25/08/2006, 09h28
Alors, si on suit ton raisonnement, il faut aussi permettre aux femmes d'épouser plusieurs hommes en même temps, comme ça elles n'auront pas à tromper leurs maris, elles seront juste polygames/polyandres.

Franchement, n'importe quoi, si mon mari a une liaison extra-conjuguale ou épouse une autre, pour moi c'est exactement la même chose, cela veut dire qu'il me trompe, et la sanction dans ce cas-là pour lui est le divorce. Et dans un pays tel que les USA (bien-sûr on ne parle pas des pays où non seulement le mari est le fautif mais en plus c'est la femme qui se retrouve à la rue), le mari serait considéré comme fautif et la femme obtiendra par conséquent largement de quoi être entretenue (souvent la moitié de la fortune du mari plus pension alimentaire).

jawzia
25/08/2006, 13h24
il parle de l'infidélité au Maroc et c'est les femmes qui trompent plus leur maris
Je m'en doutais.

mene
26/08/2006, 07h16
Je suis ravie de savoir que la femme tunisienne jouit de ses droits. C`est vrai qu`il y`a encore du chemin a faire.
Mais compare a la galere de la mere de famille algerienne qui dort dans la rue avec ses enfants, parce que le mari a choisi de la repudier et de prendre une autre, la tunisienne en a bien de la chance.
Il est inadmissible que ce soit la femme qui quitte la maison avec les enfants.
Il est inadmissible qu`une femme de 30 ou 40 ans doit encore dependre d`un tuteur, surtout si celui-ci est mineur.


Mais, je trouve aussi inacceptable que les tunisiennes ne puissent avoir le choix de porter le voile. Car, aujourd`hui ces femmes sont pourchassees comme des criminelles, dans les universites et les lieux de travail.

Et les femmes tunisienne dans les prisons subissent les pires sevices. Des methodes de tortures qui depassent l`imaginaire.

jawzia
26/08/2006, 11h54
Il est inadmissible que ce soit la femme qui quitte la maison avec les enfants.
Ce n'est plus le cas. L"epoux doit loger sous quelque forme que ce soit sa femme et ses enfants.
Il est inadmissible qu`une femme de 30 ou 40 ans doit encore dependre d`un tuteur, surtout si celui-ci est mineur.
C'est malheuresement toujours le cas.

ernestito
30/08/2006, 12h34
@ tamerlan
combien de femmes algerienne ont été répudié et jeté dehors (comme ma soeur ),
on dirait, d'apres toi que les algériens ont les moyens financier de s'offrir une seconde femme
et dis moi pourquoi avoir une autre femme ? parceque celle qu'on a a perdu de sa jeunesse ,sa grossesse l'a répudier ?ou est il mania sexuel
et qui te dis que la femme accepte que son mari la trompe

tamerlan
22/01/2011, 19h24
je fais remonter le topic qui date de 2006 ..a propos des femmes tunisiennes

aurassien
22/01/2011, 20h43
CITATION
-ou bien il quitte sa premiere femme qui se retrouve souvent a la rue

et pourquoi donc


c'est lui qui devait se trouver dans la rue

nacer-eddine06
22/01/2011, 22h37
je fais remonter le topic qui date de 2006 ..a propos des femmes tunisiennes

ya un bon filon pour le bizness du hijab

chapichapo
23/01/2011, 01h54
ya un bon filon pour le bizness du hijab


humour noir, féroce et grincant a souhait, j'adore !!

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