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Voir la version complète : L’Algérie perd 13 places dans le classement mondial des TIC


Lombardia
12/04/2013, 05h49
L’Algérie a reculé à la 131e place dans le classement mondial 2013 des technologies de l’information et de la communication (TIC), après avoir occupé le 118e rang en 2012, selon le nouveau rapport du World Economic Forum, cité par APS. Sous le thème « Croissance et emploi dans un monde hyper-connecté », ce rapport a élaboré son classement en fonction de l’indice Networked Readiness Index (http://www3.weforum.org/docs/GITR/2013/GITR_OverallRankings_2013.pdf) (NRI), qui évalue la disponibilité de 144 pays à exploiter les TIC en termes notamment de croissance, de compétitivité, ainsi que de la prospérité de leurs citoyens.

Pour le mesurer, l’indice NRI calcule l’aptitude d’un pays à exploiter pleinement les TIC en termes respectivement d’infrastructures des TIC, du coût d’accès et de disponibilité des compétences requises pour un usage optimal, de l’utilisation des TIC par les gouvernements et le milieu des affaires, du contexte économique et du climat pour l’innovation, du cadre politique et réglementaire, et de l’impact économique et social des TIC. Pour chacun de ces paramètres, le rapport a également élaboré un classement pour l’ensemble des pays, selon la même source.

Le rapport explique que l’Algérie continue à afficher un faible effet de levier des TIC, avec l’un des impacts les plus faibles mondialement sur le plan économique (143e place mondiale pour ce critère) et social (141e). Il souligne également qu’une mauvaise infrastructure des TIC (119e), combinée à une faible base de compétences (101e), se traduit par des niveaux très faibles d’utilisation des TIC (140e).

Le rapport précise que l’Algérie se classe respectivement à la 100e place sur la base du critère de l’usage individuel des TIC, au 144e rang dans leur usage dans le domaine des affaires, et pointe à la 139e position dans leur utilisation dans la sphère institutionnelle et gouvernementale. En outre, il considère que « les graves déficiences dans le cadre réglementaire (141e) et les insuffisances dans l’environnement des affaires et de l’innovation (143e) entravent les capacités positives qui découlent des TIC ». Par ailleurs, il est constaté qu’à l’échelle arabe, l’Algérie se classe à l’avant-dernière place, suivie de la Libye.


TSA


http://www.edelweiss-embrun.eu/local/cache-vignettes/L500xH334/histoire-informatique-02-df890.jpg

humani
12/04/2013, 10h14
......l’Algérie se classe à l’avant-dernière place, suivie de la Libye,
Ce n'est que question de jours, la Libye laissera l'Algerie toute seule bien loin .
Dire que notre ministre le frère de l'autre qui fabrique tout, en savait beaucoup dans ce domaine; le Cerist n'a jamais pu se faire connaitre malgré l'aide du pouvoir inculte.

Lombardia
12/04/2013, 16h44
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Pour Moussa Benhamadi, le rapport du World Economic Forum sur les TIC classant l’Algérie au bas du tableau mondial cherche à « ternir » l’image du pays en se basant sur des données d’ONG « peu soucieuses de l’intérêt de l’Etat ».

Le ministre algérien de la Poste et des TIC, Moussa Benhamadi, a estimé que le rapport du World Economic Forum sur les TIC était faussé par les sources sur lesquelles ses auteurs se sont appuyés. Ce rapport, dont l’Agence officielle APS a fait une synthèse remarquée, classe l’Algérie au bas du tableau dans la plupart des paramètres. Le rapport de 409 pages souligne que les pays qui tardent à mettre en place une stratégie nationale pour le service internet à haut débit risquent d'accuser un déficit de compétitivité mondiale. Les pays émergents y reçoivent une mise en garde, leur croissance risque d’être remise en question s’ils n’investissent pas suffisamment dans le secteur. Pour l’Algérie, qui recule de 13 places, le rapport est réfrigérant : faiblesse de l’effet de levier des TIC, mauvaise infrastructure, cadre règlementaire « déficient » et insuffisances dans l'environnement des affaires et de l’innovation (143ème).

La sortie de ce rapport, mercredi, est intervenue au moment où Moussa Benhamadi tentait une contre-offensive face aux critiques de la gestion de son secteur et du retard mis dans l’introduction de la 3G. Benhamadi a maintenu que la seule raison du report de l’introduction de la 3G est le contentieux sur l’opérateur Ota-Djezzy. L’Etat algérien négocie depuis des mois une prise de position majorité de 51% au sein de Djezzy. Les détracteurs de la politique gouvernementale, qui ne tiennent pas forcément Moussa Benhamadi pour le vrai responsable, estiment que les hésitations des autorités algériennes s’expliquent par la crainte de voir une bonne partie du 1,2 d’abonnés ADSL d’Algérie Télécom, en statut de monopole, migrer vers les autres opérateurs. L’entreprise a un gros problème de sureffectif : 6000 employés réellement productifs sur un effectif total de 25.000 salariés, selon une estimation donnée récemment par Ali Kahlane, Président de l'Association Algérienne des Fournisseurs de Services Internet (AAFSI). Outre ce problème d’entreprise, les détracteurs du gouvernement algérien l’accusent de maintenir le pays dans une forme d’archaïsme numérique pour des raisons politiques.

Des « ONG peu soucieuses de l’intérêt de l’Etat »

Le rapport du World Economic Forum est venu donner des arguments comparatifs de plus aux détracteurs du gouvernement. Sur la défensive depuis des mois, le Ministre des PTIC a admis, dans une déclaration rapportée par El Khabar, que l'Algérie est en retard par rapport à ses capacités, ses ambitions et à la "volonté politique" de généraliser l'utilisation des TIC dans l'ensemble des secteurs et pour l'ensemble des citoyens. Cependant, il accuse le rapport d’être politiquement biaisé. Selon lui, ses auteurs cherchent à « ternir l'image de l'Algérie dans ce domaine" en se basant sur des "données d'ONG peu soucieuses des intérêts de l'Etat". Le classement de l'Algérie au bas du tableau des Etats arabes et africains ne reflète pas, selon lui, "la réalité de l'utilisation des TIC en Algérie". Il n'y a pas "comparaison possible entre l'Algérie et ces pays" a-t-il indiqué. Le développement de ce secteur se fait sous la supervision du chef de l'Etat et du gouvernement, a-t-il indiqué et il est tributaire du renforcement du réseau des fibres optiques.


Maghreb Emergent


http://www.maghrebemergent.com/images/tic/tic-dougua.jpg

shadok
12/04/2013, 21h18
Les auteurs du rapport sur les TIC du World Economic Forum veulent "ternir" l’image de l’Algérie

Wdjah s'hih. S’ils avaient exécutés le plan e-Algerie 2013, nous aurions gagnés quelques places. Il trouve encore le moyen de parlé. Yakhi hala yakhi :twisted:

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