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Voir la version complète : Programme des énergies renouvelables : 100 milliards de dollars mobilisés par l’Algérie


nacer-eddine06
11/05/2013, 15h00
Écrit par M’hamed Rebah

Le montant de l’investissement public consacré par l’Algérie à la réalisation de son programme de développement des énergies renouvelables, à l’échéance 2030, s’élève à 100 milliards de dollars, selon les déclarations récentes du ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.

Il y a une nette différence avec les 60 milliards de dollars (uniquement pour la partie «nationale») que les médias citaient quand le programme a été lancé en 2011. Une réévaluation à la hausse, inexpliquée dans les déclarations officielles, est visiblement intervenue dans le coût des investissements prévus. Toujours est-il que le programme avance selon le calendrier établi. La phase actuelle est expérimentale, elle doit permettre de faire le choix des technologies les plus appropriées. Dans ce but, chaque wilaya des Hauts-Plateaux bénéficiera de deux centrales d’une capacité de 20 mégawatts chacune, vient d’annoncer le ministre.

En 2013, a-t-il fait savoir, entre 300 et 500 mégawatts d’électricité solaire seront fournis. Le programme algérien, faut-il le rappeler, consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 12 000 MW seront dédiés à couvrir la demande nationale de l’électricité et 10 000 MW à l’exportation. D’ici 2030, environ, 40% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable. La réalisation de la partie «nationale», financée par le budget de l’Etat, a commencé alors que la partie prévue pour l’exportation dépend de financements extérieurs qui doivent se manifester, mais aussi d’un marché durable et de partenaires étrangers sûrs.

L’Algérie confirme sa politique de développement des énergies renouvelables à contre-courant de la tendance mondiale qui indique, selon une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance (BNEF), une chute des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique qui sont tombés « au plus bas depuis quatre ans au premier trimestre, avec une baisse de 22% sur un an ». BNEF explique ce déclin - de 38% par rapport au dernier trimestre 2012, précise-t-il - par « les effets de l’incertitude politique dans les gros marchés de l’énergie propre comme les Etats-Unis ou l’Allemagne, une stagnation des financements dans des marchés relativement actifs comme la Chine et le Brésil». Il note également les «importantes baisses des coûts technologiques, particulièrement dans les panneaux photovoltaïques». Cette mauvaise situation ne semble pas affecter l’Algérie, dont les autorités ont pris la ferme décision d’allier développement des énergies renouvelables et efficacité énergétique. Mieux : les énergies renouvelables sont placées maintenant au cœur des politiques énergétiques et économiques menées par l’Algérie.

Cette dynamique d’énergie verte est accompagnée d’un effort exceptionnel dans le domaine de la recherche-développement et d’une action de promotion qui s’est traduite dans la présence de ce thème dans les salons spécialisés, à l’image du quatrième Salon international des énergies propres, des énergies renouvelables et du développement durable (Era 2013) qui se tiendra les 28, 29 et 30 octobre prochain au Centre des conventions d’Oran, mais qui se prépare déjà comme le fait savoir un communiqué de l’organisateur, Myriade Communication.
reporters.dz

haddou
11/05/2013, 15h15
ce chiffre n'est pas réalisable quand on voit que les projets en cours connaissent des retards monstres dans les infrastructures du pays ,de plus le montant est trop exagéré pour les énergies renouvelables ,pour un pays comme l'Algérie ,qui pense à exporter avant d'entamer les travaux
Le chiffre initial parlait de 30 milliards de dollars ,ensuite 60 et maintenant 100 MMDS

mansali06
12/05/2013, 12h23
Développement des capacités industrielles pour réussir le programme de développement des énergies nouvelles et renouvelables

Lundi 25 avril 2011


Pour accompagner et réussir le programme des énergies renouvelables, l’Algérie envisage de renforcer le tissu industriel pour être à l’avant-garde des mutations positives, aussi bien sur les plans industriel et technique que sur les plans de l’ingénierie et de la recherche. L’Algérie est également déterminée à investir tous les segments créateurs et à les développer localement.

Solaire photovoltaïque

Sur la période 2011-2013, il est prévu d’atteindre un taux d’intégration de l’industrie algérienne de 60 %. Cet objectif ambitieux devrait être atteint grâce à la réalisation d’une usine de fabrication de modules photovoltaïques d’une capacité équivalente à 120 MWc/an par le Groupe Sonelgaz à travers sa filiale Rouiba-Eclairage et dont la mise en service est prévue fin 2013. Cette période sera également marquée par des actions de renforcement de l’activité d’engineering et d’appui au développement de l’industrie photovoltaïque à travers la constitution d’une joint-venture qui regroupera les différents acteurs (Rouiba-Eclairage, Sonelgaz, CREDEG, CDER et UDTS) en partenariat avec des centres de recherche.

Sur la période 2014-2020, l’objectif est d’atteindre un taux d’intégration des capacités algériennes de 80%. Pour ce faire, il est prévu la construction d’une usine de fabrication de silicium.

Par ailleurs, il est attendu qu’un réseau de sous-traitance nationale soit mis en place pour la fabrication des onduleurs, des batteries, des transformateurs, des câbles et autres équipements entrant dans la construction d’une centrale photovoltaïque.

L’Algérie devrait disposer également sur la même période de capacités de conception, de procurement et de réalisation capables d’atteindre un taux d’intégration de l’ordre de 60% par des entreprises algériennes.

Il est également prévu la réalisation d’un centre d’homologation des équipements destinés aux installations des EnR.

Sur la période 2021-2030, l’objectif est d’atteindre un taux d’intégration supérieur à 80%. C’est pourquoi, la capacité de production des modules photovoltaïques devrait être étendue pour atteindre les 200 MWc/an. Cette période serait marquée par le développement d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements nécessaires à la construction d’une centrale photovoltaïque. Elle devrait également être marquée par la maîtrise totale des activités d’engineering, de procurement et de construction des centrales et des unités de dessalement des eaux saumâtres.

Il est prévu au courant de cette même période d’exporter non seulement l’électricité produite à partir des renouvelables mais aussi le savoir-faire et les équipements entrant dans la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Solaire thermique

La période 2011-2013 connaîtra le lancement des études pour la fabrication locale des équipements de la filière solaire thermique.

Sur la période 2014-2020, il est prévu un taux d’intégration de 50% à travers la mise en œuvre de trois projets majeurs qui seront menés en parallèle à des actions de renforcement des capacités d’engineering :

- construction d’une usine de fabrication de miroirs ;
- construction d’usines de fabrication d’équipements de fluide caloporteur et de stockage d’énergie ;
- construction d’une usine pour la fabrication des équipements du bloc de puissance ;
- développement de l’activité engineering et capacités de conception, procurement et réalisation.

Sur la période 2021-2030, le taux d’intégration devrait être supérieur à 80% grâce à la concrétisation des projets suivants :

- extension de la capacité de fabrication des miroirs ;
- extension de la capacité de fabrication d’équipements de fluides caloporteurs et de stockage d’énergie ;
- extension de la capacité de fabrication des équipements du bloc de puissance ;
- conception, procurement et réalisation de centrales par des moyens propres.

Eolien

D’ici 2013, il est prévu de lancer les études pour la mise en place de l’industrie éolienne. Sur la période 2014-2020, l’objectif est de parvenir à un taux d’intégration de 50%. Cette période sera marquée par les actions suivantes :

- construction d’une usine de fabrication de mâts et de rotors d’éoliennes ;
- création d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements de la nacelle ;
- montée en compétence de l’activité engineering et capacités de conception, procurement et réalisation capables d’atteindre un taux d’intégration d’au moins 50% par des entreprises algériennes.

Le taux d’intégration devrait être supérieur à 80% sur la période 2021-2030, grâce à l’extension des capacités de fabrication des mâts et des rotors d’éoliennes et le développement d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements de la nacelle. Il est prévu aussi la conception, le procurement et la réalisation d’éoliennes par des moyens propres ainsi que la maîtrise des activités d’engineering, de procurement et de construction de centrales et d’unités de dessalement des eaux saumâtres.

Djebour95
12/05/2013, 12h57
Le chiffre initial parlait de 30 milliards de dollars ,ensuite 60 et maintenant 100 MMDS
Ouep, comme on a dit ailleurs. On joue avec les milliards avec une incompétence notoire en matière de gestion et management.


En 2013, a-t-il fait savoir, entre 300 et 500 mégawatts d’électricité solaire seront fournis
Vive la précision.

Cela dit, on est en 2013 là, on peut savoir de quels projets il s'agit ? On en est où dans la réalisation?

Bachi
12/05/2013, 13h57
cet article, c'est de la foutaise, de A à Z

mkh
12/05/2013, 14h33
C'est la foire aux chiffres au bled! 100 M par ci 60 par là 30 ailleurs et à la fin le grand walou!

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