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Voir la version complète : Aipower Notre objectif est de fabriquer des produits typiquement algériens»


MEK
12/05/2013, 15h08
Le pays a besoin du transfert de savoir-faire des entreprises étrangères pour avoir une production typiquement algérienne. C’est l’objectif visé par le personnel d’Aipower, a indiqué la responsable commerciale de cette entreprise, Souad Snedj, à L’Econews, à l’occasion du forum des hommes d’affaires algéro-belges.
L’Econews : Vous représentez quelle entreprise dans ce Forum?

Souad Snedj : Je représente la société «Aipower» qui veut dire Algérie-Italie power (énergie). C’est est une filiale de CPL CONCORDIA, un groupe coopératif à plusieurs services publics. Elle a été créée en Algérie en 2008, bien avant la loi de Finances complémentaire pour 2009.

Nous intervenons dans le secteur des énergies, à savoir les services généraux et les facilités du management, construction et gestion de réseaux technologiques (gaz, eau, télé-chauffage), distribution et vente de gaz, installations de décompression et mesure de gaz, odorisation, éclairage public, réalisation et gestion d'installations à partir de sources renouvelables (photovoltaïque, solaire thermique, géothermie et biomasses), cogénération et trigénération, systèmes IT de télé-contrôle et mesure.

Qu’en est-il de vos produits?

Nous avons des produits fabriqués ici en Algérie, pas en totalité, mais avec un taux d’intégration appréciable dans le secteur du gaz et du pétrole.

Vous travaillez avec d’autres partenaires?

Oui. Nous avons pu être certifiés par la Sonelgaz dans le cadre du transport du gaz, fournitures installations et des services après ventes. Nous intervenons aussi avec nos services à travers des centrales électriques avec des partenaires tels que Turbo Mac ou avec d’autres grandes filiales étrangères qui se trouve ici en Algérie.

Et pour ce qui est du personnel de l’entreprise ?

Notre personnel est à 90% algérien et 10% italien. Mais c’est le personnel italien qui chapeaute tous nos collègues du point de vue ingéniering.

Le personnel italien assure-t-il un transfert de savoir-faire au personnel algérien?

Notre objectif est de fabriquer des produits typiquement algériens. CPL CONCORDIA, constitué en 1899, à Concordia (Modène), est présente en Italie (avec 12 sièges et 40 bureaux) et à l'étranger (en Roumanie, Algérie, Tunisie, Argentine, Inde).

La société exporte son savoir-faire en contribuant à l'essor des territoires dans lesquels elle intervient. Nous sommes déjà en train de développer certains produits, dont l’ingéniering qui se fait ici avec les experts italiens qui chapotent les ingénieurs locaux.

Le but est d’être à 100% algérien et de développer le maximum. Nous avons trois ateliers (workchops). Nous faisons la transformation de certains produits. Il y a un développement qui se fait chaque année.

Vos produits sont commercialisés uniquement en Algérie ou alors vous exportez également vers l’étranger?

Nous n’arrivons déjà pas à satisfaire les besoins du marché algérien. Nous essayons d’abord de répondre à la demande du secteur public dans le domaine de l’énergie. Il y a tellement de gammes à développer. Cela va être un peu long. Pour le marché extérieur, nous avons des entités dans d’autre pays que j’ai déjà citées.

Quel est l’objectif de votre participation à ce Forum algéro-belge ?

Dans chaque rencontre, il y a toujours des échanges et des partenaires intéressants. C’est pour voir s’il y a un intérêt commun avec des entreprises participantes. Nous sommes ici pour leur proposer nos offres et leur faire part de notre expérience en tant qu’entité algérienne avec nos connaissances au niveau local.

Il se peut qu’il y ait parmi ces entreprises celles qui peuvent apporter un plus pour notre entreprise et également celles qui ont besoin de notre expertise. C’est le but recherché dans chaque rencontre.

Que pensez-vous du climat des affaires en Algérie?

Il y a une certaine amélioration mais beaucoup de choses restent à faire dans ce sens notamment dans les facilités d’accès à l’information et l’accélération des procédures administratives.


L’Econews 12.05.2013



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