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Voir la version complète : Vers un contre-choc pétrolier?


haddou
15/05/2013, 08h05
L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement


Le pétrole non conventionnel, extrait de la roche grâce aux techniques de fracturation hydraulique –à l’instar du gaz de schiste- avait jusqu’à maintenant un rôle marginal dans la production pétrolière mondiale. Aux Etats-Unis, zone principale d’extraction jusqu’à maintenant, on en produisait 110 000 barils par jour en 2001, et 550.000 barils en 2011. Des prévisions à très long terme faisaient état d’une contribution plus élevée, puisque de 3 à 4 millions de barils/jour étaient attendus à l’horizon 2035.
Forte production américaine
Or, ce niveau de production sera atteint bien plus tôt qu’annoncé: demain, ou presque, estime l’Agence internationale de l’énergie, dans un rapport publié ce mardi. La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d’ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l’offre mondiale d’or noir hors Opep. « L’Amérique du Nord provoque actuellement un choc d’offre qui a des répercussions à travers le monde entier » affirme Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l’AIE.
Un bouleversement des équilibres géo-politiques
Cette croissance aurait lieu pour essentiel hors des pays de l’Opep, ce qui va bouleverser les équilibres géo-politiques. Grâce à une production intérieure croissante, les importations américaines de pétrole diminueront sensiblement (de 1% par an en provenance de l’Opep). En 2018, les Etats-Unis n’importeraient plus que de 1,7 million de barils/jour en provenance du Proche Orient, soit 37% de moins qu’aujourd’hui.
L’Agence internationale de l’énergie souligne que le pétrole non conventionnel pourrait se développer rapidement dans d’autres pays, en Amérique latine, Russie, ou Chine, où des possibilités existent.
Une forte baisse des prix?
De quoi changer l’équilibre mondial du marché. A l’horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour –compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l’offre atteindrait globalement 103 millions de barils. L’AIE ne se prononce pas sur l’évolution des prix. Mais une étude récente de PwC estimait que le prix du pétrole pourrait baisser de près de 40% d’ici 2035. La baisse a de bonnes chances d’être encore plus violente, et en tous cas plus rapide, compte tenu d’une montée en puissance exceptionnelle de la production non conventionnelle. Un véritable contre choc pétrolier ?
Si le pétrole Brent passait d’une centaine de dollars le baril aujourd’hui à une cinquantaine de dollars dans quelques années, les effets économiques seraient de fait considérables. Le hic, c’est que si les prix chutent trop vite, ils tomberont sous les coûts de production du pétrole de schiste. Or, à l’inverse des champs pétrolifères traditionnels, l’extraction non conventionnelle peut être stoppée du jour au lendemain.
Bien sûr, les techniques évoluent rapidement, autorisant une diminution des coûts. Mais on ne retrouvera pas de sitôt le pétrole à 20 dollars le baril
la tribune fr

ernestito
15/05/2013, 08h24
C'est vraiment pas bon pour l'Algerie

Djebour95
15/05/2013, 09h15
C'est vraiment pas bon pour l'Algerie
Ou plutot bon..

Le petrole n'est pas eternel.

Histo
15/05/2013, 09h22
C'est vraiment pas bon pour l'Algerie


Pour le monde entier ...;)

ernestito
15/05/2013, 10h39
Pour le monde entier
Non les pays non producteur vont se frotter les mains. Une baisse du prix du pétrole allegerait le cout que mettent les citoyens dans le carburant et augmenteront leur consommation, sachant que la consommation influe sur la croissance d'un pays.

SamyBey
15/05/2013, 12h17
ernestito : au contraire d'un autre sens ça peut être bon, ça engendra moins de corruption quand y'a moins d'argent on est moins enclin à voler....;

ernestito
15/05/2013, 12h35
au contraire d'un autre sens ça peut être bon, ça engendra moins de corruption quand y'a moins d'argent on est moins enclin à voler
L'algérie n'est pas prete a une chute du prix du pétrole. d'ailleurs elle ne l'a jamais été, on a bien vu les résultats de la chute début 90.

Et cela ne va pas arreter la corruption, peut etre au contraire; les gens vont encore plus détourner de l'argent pour se faire des réserves en vu de la probable futur crise.
Car il faut se le dire, si il y a chute du cours du pétrole, crise algérienne il y aura: l'importation des denrées alimentaires nécessaires étant liée à la manne pétrolière (le pouvoir finance une grosse part du prix), une augmentation de ces ressources induira automatiquement des émeutes

Pihman
15/05/2013, 19h33
De toute façon seule une crise sérieuse mettra fin à l'addiction de l'économie algérienne à la rente des HC

Cette crise sera certes douloureuse mais certainement salutaire

Le jour où le pouvoir algérien deviendra dépendant non pas de le rente des HC mais des impôts de ces citoyens et des entreprises, il sera plus attentif aux doléances des entrepreneurs et investisseurs

haddou
15/05/2013, 19h47
ceux qui pariaient sur la décadence américaine ,doivent changer d'avis ,ils sont entrain de bouleverser la donne géopolitique ,cette révolution technologique de fracturation hydraulique leur donne encore un élan de suprématie économique pour les années à venir( pour 150 à 200 ans) de consommation d'hydraucarbures

zen.man
15/05/2013, 19h53
Vers un contre-choc pétrolier?
Bien au contraire. Je pense que c'est conjoncturel.

Avec toutes les guerres qui se profilent, on pourra facilement atteindre les 200 dollars.

Et puis, le vrai choc sera celui du dollars qui risque gros dans les années à venir.

haddou
15/05/2013, 20h08
ci-après ce que pensent les moyen-orientaux :sur cnbc arabia


http://img.youtube.com/vi/dFP2YIW-pNY/0.jpg (http://www.youtube.com/watch?v=dFP2YIW-pNY)

E1er
15/05/2013, 21h08
Une chute des prix du pétrole serait une bénédiction pour l'Algérie et le Maghreb car cela mettrait fin à L'Etat rentier et obligerait le régime algérien à de profondes réformes.

Par effet domino, une démocratisation de l'Algérie entrainerait une démocratisation du Maroc.

L'avenir du Maghreb passe par un renversement des régimes algériens et marocains.

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