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Voir la version complète : Rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur le pétrole : de mauvaises nouvelles pour l’Algérie (


haddou
15/05/2013, 09h06
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié, mardi 14 mai, son rapport annuel de prévisions à moyen terme du marché pétrolier. L’enseignement majeur au niveau mondial est le leadership annoncé des États-Unis qui bénéficient du développement de leur production de gaz de schiste et de pétrole.
Près de 40% de la nouvelle production d’ici 2018 devraient ainsi être américains. Les USA devenant d’ici 2020 les plus gros producteurs de pétrole et détrôneront l’Arabie Saoudite.

Cette nouvelle donne américaine « devrait transformer le marché de la même manière que l’explosion de la demande chinoise ces quinze dernières années », explique l’AIE qui parle d’une « onde de choc » sur le marché mondial. Ainsi, les pays de l’Opep devraient affronter « des vents contraires dus au développement du pétrole et du gaz de schiste en Amérique du Nord » sans être capables d’augmenter leur production.

Dans ce contexte, les perspectives pour l’Algérie ne sont pas bonnes selon l’organisme international. La production algérienne est estimée en baisse de plus de 0,4 % sur la période 2012-2018. Seul l’Iran est en baisse aussi importante parmi les pays de l’Opep.

Plusieurs facteurs sont avancés par l’AIE, d’abord des causes sécuritaires et politiques. « Le développement de la violence par des militants extrémistes islamistes combiné à une instabilité politique en Afrique du Nord depuis le démarrage du printemps arabe de 2011 change l’équation pour les compagnies pétrolières internationales en termes de risques acceptables », écrivent les rapporteurs pour qui l’attaque terroriste d’In Amenas a laissé des traces dans les esprits des acteurs pétroliers.
Le déclin de la production algérienne est du «à des investissements relativement non attractifs, des scandales de corruption et une inertie bureaucratique» écrivent les rapporteurs de l’AIE qui poursuivent leur réquisitoire: «L’attaque terroriste mortelle sans précédent d’In Amenas a alourdit les préoccupations sécuritaires et contraint des compagnies pétrolières à revoir leur investissements». Et les experts de souligner : «L’Algérie a amendé sa loi sur les hydrocarbures et une augmentation de ses taxes en septembre 2012 mais ces changements ont gravement affecté les investissements. De couteux projets ont déjà été retardés qui ont amenés Shell à se désinvestir alors que BP et Total ont renoncé à des projets ces dernières années. L’Algérie a annoncé depuis son intention de revoir ses dispositifs fiscaux mais ces changements à court terme sont peu susceptibles d’avoir un impact sur les prévisions.»
Les rapporteurs soulignent également que des projets ont été retardés en Algérie avec la volonté du britannique BP de mettre en stand-by ses projets à l’usine de Skikda.
Enfin les rapporteurs de l’AIE soulignent le refus, problématique à leurs yeux, de l’Algérie d’autoriser des sociétés de sécurité privées à protéger des zones pétrolières.
tsa

BeeHive
15/05/2013, 12h47
Plutôt une bonne nouvelle, l’Algérie réduira ses exportations en pétrole pour l’intérêt des futures générations. Continuer dans la voix actuelle en accumulant un trésor dans les banques internationaux est très risquer.

BeeHive
15/05/2013, 13h14
Un choc pétrolier en perspective, selon l’aie

L’Algérie va droit au mur


Dans son rapport détaillant les conséquences du développement de l’industrie du pétrole de schiste aux Etats-Unis sur les marchés, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est inspirée assurément des derniers pronostics de la CIA pour le devenir du monde en 2030.

La Central Intelligence Agency (CIA), qui a publié un rapport dans lequel toutes les facettes du monde de 2030 ont été dessinées, a prévu une montée en puissance des hydrocarbures non conventionnels, développés suivant un rythme effréné aux USA, pour transformer à terme de fond en comble les marchés pétroliers et gaziers.

Contrairement aux écologistes qui militent bec et ongles contre l’industrie du gaz et du pétrole de schiste, la CIA se montre beaucoup plus optimiste dans ses Global Trends 2030. «Le monde en 2030», écrit par les experts de la CIA, rassure que « grâce aux nouvelles techniques de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels». Les Etats-Unis seraient déjà autosuffisants en gaz et ils le seront, en 2030, en pétrole.

Cette prévision à elle seule suffit à donner des sueurs froides dans le dos des pays pétroliers, à l’image de l’Algérie, dont le salut budgétaire repose sur le seul revenu pétrolier. Si le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste permettrait aux USA de «baisser les coûts de production manufacturière et d’encourager la relocalisation de ses industries de main-d’œuvre», le risque, pour les autres pays producteurs de pétrole, est de voir le contrôle de l’offre et les prix leur échapper. «Si les Etats-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront», a écrit la CIA dans son Global Trends 2030.

Quelles seraient alors les conséquences pour les actuels pays exportateurs ? C’est ce à quoi a tenté de répondre, hier, l’AIE dans son rapport qui aborde les effets de l’industrie du pétrole et du gaz de schiste sur les marchés à moyen et long termes.

Il va sans dire qu’une hausse de l’offre sur les marchés, combinée à une consommation mondiale stagnante, provoquerait un effondrement inévitable des prix. Parallèlement à cette situation si compromettante pour les pays dépendant des recettes pétrolières, dont l’Algérie, les menaces sur la sécurité alimentaire s’aggraveraient en 2030 sous l’effet de la poussée démographique, pronostique la CIA.

«La baisse des performances de l’agriculture associée à des politiques nationales protectionnistes portent atteinte aux approvisionnements mondiaux et mettent en danger la sécurité alimentaire de la plupart des régions, en particulier les plus pauvres. Les sécheresses récurrentes – et persistantes – dans les bassins du Nil, du Tigre et de l’Euphrate, du Niger, de l’Amazone et du Mékong ont affecté les niveaux de production. Ces effets sont à mettre en corrélation avec l’impact de l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère», prévoient les enquêteurs de la CIA.

L’Algérie, pays réputé grand importateur de produits agricoles, a-t-elle pris au sérieux les risques auxquels elle est confrontée ? Pas si sûr. Sur le plan économique, le pays va droit dans le mur. Les risques évoqués par le rapport de la CIA, remis au goût du jour par l’AIE, ne sont pas à prendre avec des pincettes, surtout pour un pays comme l’Algérie qui souffre d’une grave crise de production et de logique économique.

http://www.elwatan.com/images/2013/05/14/dessin-une_1565481_465x348.jpg

Ali Titouche, El Watan, le 15.05.13

russkov
15/05/2013, 13h59
Que du pipeau ,sa fait 20 ans que l'on nous la fait...

okba30
15/05/2013, 14h11
Pourquoi ce pays patine sur place et ne peut rejoindre les émergents ?
Peut-être la philosophie du staff aux commandes et le staff lui même doivent être revus.

ernestito
15/05/2013, 19h15
@ruskov, on a déja connu une crise comme ca... et l'algérie a payé tres cher...

haddou
15/05/2013, 19h39
Les Etats-Unis ont réduit leur importation de pétrole du moyen orient de 50% à 35%,la technologie de fracturation hydraulique a évoluée rapidement ,ce qui fait baisser les couts ,actuellement le prix de revient du gaz est de 3 dollars ,contre 6 au moyen orient ,le Qatar se trouve avec quantité de gaz invendue qui revenait aux Etats -UNIS dont il est obligé d'écouler sur le marché européen ou asiatique
D'autres pays qui disposent de potentiel de gaz de schiste ,comme la chine et l'inde qui emboiteront le pas ,c'est une nouvelle phase qui commence ,c'est pour cette raison que l'AIE vient de réviser ses prévisions ,les prix vont baisser à moyen terme

Cell
15/05/2013, 20h25
Que du pipeau ,sa fait 20 ans que l'on nous la fait...

Il y a 20 ans , c'était 1993 ............ E les années ayant suivit n'étaient pas les 10 glorieuses .

traks
15/05/2013, 21h12
certaine mauvaise nouvelle peuvent etre porteuse de bonne chose......:11:

russkov
15/05/2013, 22h04
Si demain le baril du pétrole chute l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste n'est plus rentable ,alors pensé que les US vont exploité le gaz et le pétrole de schiste a perte ses du pure délire .

nacer-eddine06
15/05/2013, 22h29
On assiste encore une fois au grand bluff

ce petrole de schiste americain va faire pschiiit car il ne compensera pas le declin de la production liquide

je vois le brent finir l annee a 112 usd

absent
15/05/2013, 23h29
C'est tant mieux !

Qu'on arrête les vannes, et qu'on aille tous travailler la terre ! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

AARROU
16/05/2013, 00h31
sidmark
C'est tant mieux !
Qu'on arrête les vannes, et qu'on aille tous travailler la terre !


Et la terre Algérienne renferme l'un des plus ( sinon le plus ) grand gisement de Schiste :):)

nacer-eddine06
16/05/2013, 07h57
USA : Baisse inattendue des stocks de pétrole brut

15 mai (Reuters) - Les stocks américains de pétrole brut ont baissé de manière inattendue la semaine dernière, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Les stocks de brut ont diminué de 624.000 barils à 394,89 millions. Les économistes attendaient en moyenne une hausse de 300.000 barils.

Les stocks d'essence ont en revanche augmenté de 2,59 millions de barils à 217,66 millions. Les économistes attendaient une baisse de 800.000 barils.

Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont progressé de 2,3 millions de barils à 119,86 millions. Le marché anticipait une hausse de 700.000 barils.

Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté d'un point à 88,0%.

Vers 14h35 GMT, le brut léger américain était en baisse de 1,9% à 92,42 dollars le baril.

Tableau de la statistique ou

Les indicateurs américains en temps réel (Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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