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Voir la version complète : BOOSTÉS PAR LES ÉVÉNEMENTS EN ÉGYPTE ;Les islamistes algériens se veulent offensifs


katiaret
20/08/2013, 00h55
On les a toujours connus prompts à réagir au quart de tour, à tout mettre en œuvre pour tirer profit, ici en Algérie, de ce qui se passe ailleurs, nos islamistes, s’y attendait-on, ne pouvaient laisser filer l’opportunité de se faire entendre que leur offre le retournement de situation ayant cours en Egypte depuis un peu plus d’un mois.
Certes, ils ne font pas autant de bruit que ce qu’on aurait pu prédire, mais l’aubaine est trop belle pour qu’ils consentent à se murer intégralement dans le silence du genre de celui qui est le leur depuis quelques mois maintenant, depuis que partout dans le monde, on s’est peu à peu rendu compte de toute l’atrocité dont se rendent coupables les «autres frères», de la lointaine Syrie, à l’encontre de populations condamnées pour ne pas s’être prononcées en leur faveur dans la guerre qu’ils mènent contre Assad.
Le passage de Morsi et des Frères musulmans au rang de victimes, suscite bien entendu les commentaires et la compassion de la part de ceux de chez nous, mais de là à ce que ceux-ci s’aventurent dans des actions comme celles qui les faisaient tressaillir pour moins que cela, c’est un pas que n’ont pas osé franchir les leaders de la mouvance islamiste algérienne.
Après l’évacuation manu militari des places Rabaa-Aadawiya et Nahda au Caire, avec tout ce que cela a induit comme affrontements sanglants, il tardait à beaucoup de voir de quelle ardeur allait être la réaction des nôtres et, par ricochet, les pans de la société toujours sous le coup de la séduction du discours commun à tous les islamistes. Les yeux étaient, en effet, rivés, le week-end dernier, sur certaines mosquées du pays, places fortes de salafistes connus et reconnus et de tous ceux qui s’y apparentent, d’où il était attendu que des mouvements de foule, évidemment pas innocents, s’ébranlent pour s’en aller crier le soutien des Algériens à leurs frères dont la philosophie a toujours profondément cours chez nous quoi que l’on dise. De certains quartiers de la capitale par exemple, on aurait pu s’attendre à voir quelques-unes des têtes pensantes de la mouvance à la tête d’un genre de mouvement qui en d’autres temps, aurait fait courir tous les islamistes, mais pas cette fois, sauf pour les ouailles de cette exception que constitue l’inénarrable Ali Benhadj, qui n’en a pas fini avec sa quête têtue de regagner du galon auprès des populations encore subjuguées par sa prétendue aura. Ils étaient finalement à peine quelques dizaines derrière le numéro deux de l’ex-FIS, selon des témoins, à tenter de manifester, vendredi dernier à Kouba, leur soutien «au retour de la légitimité en Egypte» ou encore «dénoncer les violences de l’armée».
Alors, les islamistes de chez nous seraient-ils en perte de vitesse ? Ou tout simplement calculateurs, dans la perspective de l’échéance électorale majeure de l’année prochaine qui leur commande de réfléchir à deux fois plutôt qu’une avant de s’engager sur un front lointain et dont les Algériens, des voix potentielles, ne savent pas vraiment quoi penser, eux qui ont enduré les affres d’un processus qui a failli les mener tout le monde sait où, il y a une vingtaine d’années.
M. Azedine le soir d'algerie LE 20/08/2013

karimdz59
20/08/2013, 08h57
les musulmans ( les vraie) algérien pas les monafique

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