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morjane
26/11/2013, 15h14
Aujourd’hui, cela fera 7 jours que l’équipe nationale a arraché son billet pour la Coupe du monde de la FIFA Brésil 2014.

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Après la joie et le bonheur procurés par la qualification, les lampions se sont éteints. Tout, pratiquement tout, a été dit sur la performance des Verts. La validation du ticket pour le voyage au Brésil a fédéré l’environnement du football. Mieux, et pour la première fois, il n’y a pas eu de voix discordantes. Il n’y avait que des louanges.

Cette ambiance euphorique est trompeuse. Ella a simplement reflété le côté jardin de la chose. Le côté cour a été enfoui au plus profond des sentiments de ceux qui n’attendaient qu’une contre-performance des Verts pour régler leurs comptes avec la Fédération et ses responsables. Le scénario catastrophe était échafaudé avant le match retour à Blida. Des unes étaient prêtes pour barrer des unes. Avec des titres empruntés à ceux qui ont fleuri durant le printemps arabe. Ni le président de la Fédération, ni le sélectionneur, ni les joueurs, ni l’équipe nationale, ni la politique suivie depuis des années n’auraient échappé à la curée.

Le premier visé aurait été le président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Il aurait eu droit à un procès comme celui qui lui avait été fait au lendemain de la mémorable raclée contre le Gabon (0-3) à Annaba. Son départ aurait été réclamé à cor et à cri. Cela aurait eu pour conséquence immédiate de replonger la Fédération dans ses anciens travers qui se matérialisaient par une instabilité de l’institution. S’il y a une chose de bien à retenir de la qualification, c’est qu’elle place la Fédération dans une situation confortable et écarte la menace de l’instabilité qui fait tant de mal au football depuis 30 ans.

Le sélectionneur, Vahid Halilhodzic, lui aussi, aurait été descendu en flammes par ceux-là mêmes qui ont chanté sa gloire pour avoir conduit les Verts en Coupe du monde. Pour ces gens, il n’y a pas de demi-mesure. C’est tout blanc ou tout noir. Ses choix, ses orientations, sa manière de préparer la sélection n’auraient pas trouvé grâce aux yeux de tous ceux qui n’aiment que les vainqueurs et haïssent les vaincus. C’est vrai que la défaite est orpheline. Les retournements de veste auraient été légion. Des techniciens seraient sortis de leur léthargie pour «expliquer» les raisons de l’élimination en recourant au discours éculé et sans consistance sur la réalité du football algérien.

La dichotomie professionnelle – joueurs évoluant en Algérie – aurait provoqué une autre fracture dont le football algérien n’en a nullement besoin. La présence plus massive de joueurs du cru en sélection aurait été le cheval de bataille de techniciens qui auraient rebondi après un profond sommeil. Le plus grand bénéfice que le football algérien va tirer de la qualification au Mondial brésilien, c’est sans conteste la stabilité qu’elle offre sur un plateau à la Fédération pour les prochaines années. 

Yazid Ouahib- El Watan

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