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Voir la version complète : J'ai deux amours, mon pays et Paris jusqu'à quand ? ou comment se vivent les maghrébins en France


ROLLON
28/11/2013, 08h21
Discussion intéressante avec Ahmed Rouadjia et Guylain Chevrier concernant le problème d'intégration des maghrébins et spécifiquement ici des algériens comparés aux immigrés europeens en France
Abordé également les questions identitaires des mêmes maghrébins



un passage intéressant dans cet article parmi d'autres:

Les chercheurs « experts médiatiques » et tous ces chercheurs en quête désespérée d’indices pouvant prouver le caractère inassimilable de ces jeunes avaient conclu alors à l’impossibilité de dissoudre ces jeunes dans la Cité républicaine, démocratique et laïque… La chercheuse de l’INED Michèle Tribalat, ex-madame Mohamed Brahimi, et ses consorts, soutenaient avec force cette thèse spécieuse. Pour eux, ces jeunes issus de la seconde et de la troisième génération, bien qu’ils fussent nés et élevés au lait de la culture française, demeurent foncièrement « musulmans » dans le sang, et c’est cette essence musulmane ou islamique qui les empêche d’aimer la France, de s’identifier à sa culture et de « la plébisciter », pour reprendre la fameuse formule d’Ernest Renan pour qui la Nation, contrairement à la conception germanique du sang et de l’ethnicité, ressort plutôt de ce vouloir « vivre en commun », de ce « plébiscite de tous les jours ».

Ahmed Rouadjia

Pour répondre de manière plus précise à votre question, je dirais que le comportement de ces jeunes, comportement qui donne effectivement l’impression d’une allégeance envers le pays d’origine de leurs parents, relève plus de la provocation et du défi que d’un réel désir de « ré-enracinement... dans la culture de leurs parents et de leurs pays d’origine ». D’ailleurs ces jeunes sont si fortement acculturés, et fortement imprégnés par la culture française (celle de l’école, de la rue, de la cuisine et des goûts vestimentaires…) qu’ils n’envisagent guère de se ré-enraciner dans une culture qui relève plus de l’affectif et du mythique que de la réalité...

Guylain Chevrier : Tout d ‘abord, n’oublions pas que d’autres générations d’immigrés d’autres origines, Portugais, Italiens, ont fréquemment le même réflexe d’attachement à un drapeau qu’ils considèrent comme étant le leur, quant il est question de compétitions sportives, tel que pour le football. Une attitude qui ne nuit en rien en principe au fait qu’ils puissent se reconnaitre comme Français. Il y a pour les jeunes d’origine algérienne une position identitaire néanmoins différente qui tient d’une mythification de l’Algérie, associée à l’idée d’une indépendance conquise contre la France qui fait apparaitre cette première comme glorieuse. Ceci d’autant plus par contraste du choix de leurs parents ou grands-parents d’avoir émigré en France, qui peut être perçu comme une faiblesse ou une trahison vis-à-vis du pays de départ. Il y a aussi le fait d’avoir endossé le statut de l’immigré qui relève d’une imagerie relativement dévalorisante, celle propre à celui qui a du laisser derrière lui son pays pour aller chercher ailleurs les moyens de sa subsistance. On peut y ajouter, si on veut se remémorer les choses, que les premiers arrivants étaient souvent employés à des travaux sans qualification car ils n’en avaient pas, faisant partie du bas de l’échelle sociale. Il s’exprime donc pour beaucoup aussi chez ces jeunes Algériens un besoin de compensation où joue l’argument identitaire.




source Atantico

nedjmala
28/11/2013, 18h52
Salam Bonsoir...

Le compromis de l'intégration, complétement hors norme vis à vis du plus symbolique droit humain, porté en déclaration universelle, ne peut donner de faire entendre sans grandes applications, le moindre des résultats escomptés ou escomptables, à ce sens la responsabilité d'une génération demeure-t-elle plus longtemps défaillante, de part et d'autres, et je dis bien de part et autres.

Sans même rendre question des dispositions passées quant à l'indépendance approuvée et à la colonisation désapprouvée, l'objectivité d'une réalité s'est-elle activée des mêmes dates, d'une même période, des toutes personnes..., donc, aujourd'hui, la question incontournable et partout en "vigueur", : qui du passé ou du futur s'apprête d'une génération chaque jour à venir et qui s'apprécie des avantages de la paix...,

La paix, ne l'oublions pas chaque fois comme en tout et pour tout un premier et éminent bénéfice commun et chacun(e) peut aujourd'hui estimer cette réalité du meilleur et principal intérêt...vive la paix...:rolleyes:...

:rolleyes:...Quel sens donné donner à la numérotation "empilable" des générations ayant suivi ces circonstances, et je redis de part et d'autres, car n'est-il pas la seule et la même génération franco algérienne autant que algéro-française qui est vécue plus que constatée des valeurs à vivre, et pour beaucoup, à transmettre, au delà des accords, la vie; ici, ailleurs, la critique le constat n'y feront même pas débat, si sauf urgence...

de France et d'Algérie, donc et aussi de la valeur européenne et de la valeur africaine, les quelles seraient-elles encore une différence depuis toutes années et parmi tous leurs droits, relativement historiques culturels et, forcément, des siècles passés, hyper communs, à leurs entreprises populaires et démocratiques.:rolleyes:.:rolleyes:.:rolleyes:...

Ainsi donc ici même, et modestement, la valeur des un(e)s et des autres s'entretiennent-elles à toutes les générations, la Démocratie entendue ne peut être plus complexe que la Mathématique appliquée...:rolleyes:...

Salam, merci...

fadwasoussya
28/11/2013, 19h35
des spécialiste qui étudient le non intégration des Maghrébins
j' en ai marre de ce blabla:evil:
c'est toujours le meme refrain
je suis née au Maroc
venue en France à l'age 1 ans
j'ai été scolarisé à l'école de la république
je suis bien intégré
je respecte les lois je l'est applique
pour ce qui est de mon origine
j'ai toujours parlé l'arabe Darijja avec mes parent et fais des cours arabe et coranique
pendant mon enfance
ma religion est de sphère privé
ma culture et ma langue de mon pays de naissance aussi
je l' a renirai jamais car c'est une partie de mon identité
ce qui ne s'intègre pas et ne veulent pas
qu'ils aille ailleurs
ça n'a rien avoir avec l'origines de leurs parents
on n'est jamais bien pour personne:22:
ni en France ou ni au Pays

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