Thirga.ounevdhou
29/09/2006, 10h26
A l'avenir, dse jeux vidéo pourraient être prescrits sur ordonnance à titre thérapeutique.
L'idée, qui fait son chemin, est actuellement discutée à la 3ème conférence des "Jeux pour la santé" à Baltimore.
Parmi ces jeux vidéos d'un nouveau genre, on trouve «Re-mission», créé par un studio californien, HopeLab. Arme au poing, silhouette à la Lara Croft, Roxxi en est l'héroïne. Le jeu est actuellement distribué gratuitement aux malades. Il est un exemple à succès d'une nouvelle vague de jeux «sérieux» mis en avant à la conférence de Baltimore, dans l'est des Etats-Unis, jusqu'à ce vendredi.
Dans un voyage fantastique et plein d'actions, la jeune héroïne circule dans les veines d'un patient qu'elle va sauver en explosant à bout portant les cellules cancéreuses pour éviter qu'elles se multiplient. Sorti au printemps après six ans de conception (un budget de développement de 2,5 millions de dollars), ce jeu a été distribué jusqu'ici à 40 000 exemplaires.
Impact sur le comportement
Il a fait l'objet d'une étude clinique sur un échantillon de près de 400 jeunes malades subissant un lourd traitement contre le cancer aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre, au Canada, en Espagne et en France. Il a montré que les jeunes joueurs acceptaient et menaient mieux leur traitement.
«L'étude a montré que la pratique du jeu avait un impact sur le comportement des malades», a expliqué Steve Cole, vice-président de HopeLab. «Ils reconnaissent leur maladie, se battent pour la contrôler. Ce sont des données qui font une différence» dans le cas de maladie comme le cancer.
Le secret de la puissance de tels jeux video applicables au domaine de la santé est qu'on «s'identifie au héros et qu'on a une situation de menace vitale contre laquelle on peut faire quelque chose», affirme la principale conceptrice du jeu Debra Lieberman. Elle est une des pionnières du secteur. Elle avait commencé avec un jeu commercial «Click health», il y a plusieurs années, où un héros dinosaure, Bronkie, était asthmatique.
Un moyen de soigner
Dans cet univers naissant du jeu médical, «la communauté des médecins doit constater que ces jeux ne relèvent pas uniquement du divertissement mais sont un moyen de soigner», a relevé Bruce Jarrell, le vice-doyen de la faculté de médecine de l'Université du Maryland où se tient la conférence à Baltimore. «Ce sera-là la marque du succès», ajoute-t-il.
D'autres jeux sont sur le point d'être distribués et font actuellement l'objet d'études cliniques. Leur but est par exemple d'aider les jeunes malades à supporter la douleur ou l'inconfort de longues heures passées à subir une dialyse ou une perfusion .
Tsr.info
L'idée, qui fait son chemin, est actuellement discutée à la 3ème conférence des "Jeux pour la santé" à Baltimore.
Parmi ces jeux vidéos d'un nouveau genre, on trouve «Re-mission», créé par un studio californien, HopeLab. Arme au poing, silhouette à la Lara Croft, Roxxi en est l'héroïne. Le jeu est actuellement distribué gratuitement aux malades. Il est un exemple à succès d'une nouvelle vague de jeux «sérieux» mis en avant à la conférence de Baltimore, dans l'est des Etats-Unis, jusqu'à ce vendredi.
Dans un voyage fantastique et plein d'actions, la jeune héroïne circule dans les veines d'un patient qu'elle va sauver en explosant à bout portant les cellules cancéreuses pour éviter qu'elles se multiplient. Sorti au printemps après six ans de conception (un budget de développement de 2,5 millions de dollars), ce jeu a été distribué jusqu'ici à 40 000 exemplaires.
Impact sur le comportement
Il a fait l'objet d'une étude clinique sur un échantillon de près de 400 jeunes malades subissant un lourd traitement contre le cancer aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre, au Canada, en Espagne et en France. Il a montré que les jeunes joueurs acceptaient et menaient mieux leur traitement.
«L'étude a montré que la pratique du jeu avait un impact sur le comportement des malades», a expliqué Steve Cole, vice-président de HopeLab. «Ils reconnaissent leur maladie, se battent pour la contrôler. Ce sont des données qui font une différence» dans le cas de maladie comme le cancer.
Le secret de la puissance de tels jeux video applicables au domaine de la santé est qu'on «s'identifie au héros et qu'on a une situation de menace vitale contre laquelle on peut faire quelque chose», affirme la principale conceptrice du jeu Debra Lieberman. Elle est une des pionnières du secteur. Elle avait commencé avec un jeu commercial «Click health», il y a plusieurs années, où un héros dinosaure, Bronkie, était asthmatique.
Un moyen de soigner
Dans cet univers naissant du jeu médical, «la communauté des médecins doit constater que ces jeux ne relèvent pas uniquement du divertissement mais sont un moyen de soigner», a relevé Bruce Jarrell, le vice-doyen de la faculté de médecine de l'Université du Maryland où se tient la conférence à Baltimore. «Ce sera-là la marque du succès», ajoute-t-il.
D'autres jeux sont sur le point d'être distribués et font actuellement l'objet d'études cliniques. Leur but est par exemple d'aider les jeunes malades à supporter la douleur ou l'inconfort de longues heures passées à subir une dialyse ou une perfusion .
Tsr.info