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Voir la version complète : Algérie : Perte de 40 milliards de dollars dues à la fuite des cerveaux


zek
02/10/2006, 16h17
Bonjour, la vraie richesse est dans l'homme...il suffit de l'exploiter.
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Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) vient de tirer la sonnette d’alarme sur un fléau au coût économique énorme. Ils sont plus de 40 000 chercheurs algériens à avoir quitté le pays depuis 1996.

A titre d’illustration, sur 10 000 médecins étrangers installés en France, 7 000 sont Algériens.

En dix ans, plus de 40 000 chercheurs algériens ont quitté le pays. Entre 1992 et 1996, ce sont plus de 3 000 informaticiens qui ont fui l’Algérie. Une perte qui, selon un rapport du Cnes, représenterait l’équivalent de ce qu’ont formé les universités algériennes pendant dix ans et un coût économique énorme.

Le dernier rapport du même Cnes sur ce sujet (juillet 2005) estime que sur un total de 10 000 médecins étrangers immigrés en France, plus de 7 000 sont Algériens dont 2 000 pour la seule région parisienne. Entre 2000 et 2006, il est signalé quelque 71 500 départs de diplômés algériens vers la France.

Pis encore, la communauté algérienne aux Etats-Unis, composée de quelque 18 000 personnes, compte pas moins de 3 000 chercheurs et universitaires de très haut rang. Pour sa part, l’Institut national de la statistique et des études économiques français (Insee) a recensé pas moins de 99 000 chefs d’entreprise d’origine algérienne en Europe, dont la moitié en France.

Cette diaspora emploie, toujours selon l’Insee, environ 2,2 millions de personnes et leur chiffre d’affaires global consolidé dépasserait les 15 milliards d’euros. Le Canada est, pour sa part, devenu une terre d’accueil pour de très nombreux cadres algériens hautement qualifiés. La communauté nationale dans ce pays étant estimée à plus de 40 000 personnes.

En étalant cette panoplie de chiffres, alarmants à bien des égards, le Forum des chefs d’Entreprise (FCE), réuni hier soir à l’hôtel El-Aurassi, s’est assigné la tâche de décortiquer le phénomène de la fuite des cerveaux en essayant d’apporter, à défaut de solutions, quelques éléments de réflexion.

Pour Omar Ramdane, président du FCE, l’exode de l’élite a un coût économique énorme. « Le coût de la formation d’un chercheur algérien est de l’ordre de 150 000 euros. L’Algérie a subi une perte d’au moins 40 milliards de dollars, uniquement pour la période comprise entre 1992 et 1996 », a-t-il regretté, avant d’ajouter que « si l’on s’intéressait à la plus-value qu’aurait pu créer chaque individu en termes de progrès, d’intelligence et de richesses, la perte réelle serait tout simplement incommensurable ».

Parmi les causes profondes de cette expatriation, on peut citer l’inadéquation de l’environnement professionnel, l’acuité des difficultés matérielles, la non-reconnaissance de leur statut socio-professionnel et de leurs compétences et fondamentalement la faiblesse du développement technologique du pays.

D’autres chiffres inquiétants laissent présager que la saignée n’est pas près de s’estomper : le nombre de chercheurs permanents est passé de 2 700 en 1999 à moins de 1 300 en 2005, le salaire d’un directeur de recherche algérien est de l’ordre de 500 euros alors qu’il est de 900 euros en Tunisie, 1 200 au Maroc et pas moins de 6 000 euros dans les pays développés.

Cette situation des plus critiques fait entrer l’Algérie dans un véritable cercle vicieux : ses intellectuels doués n’ont pas la possibilité d’employer leurs compétences dans leur propre pays, lequel devient de plus en plus déficitaire en cadres qualifiés et, du coup, doit faire appel à l’expertise étrangère pour compenser, au prix fort, l’exode de sa propre élite.

Par Réda Naïm
2 octobre 2006. InfoSoir

citoyen
02/10/2006, 16h39
>>>Le coût de la formation d’un chercheur algérien est de l’ordre de 150 000 euros.

Il ne faut pas trop exagérer tout de même. Nous ne sommes pas au MIT pour évaluer le coup d'un chercheur avec autant d'argent..
L'université algérienne ne forme presque pas de chercheurs, et puis avec un plateau à 1,20 DA de subvention il faut pas non plus exagérer, le coût de revient du plateau ne dépasse pas les 40 DA alors 150 000 Euros je ne sais pas comment ils ont été calculés.

De toutes les façons si ces chercheurs seraient restés en algérie ils ne se seraient jamais de vrais chercheurs qui produisent des brevets et de nouveaux procédés. Ils seraient certes chercheurs mais dans un tout autre domaine....

absent
02/10/2006, 17h43
moi la question qui m'intrigue, c'est : est ce que le pouvoir et boutef sont conscients de cette catastrophe ? pourquoi ne font t'ils rien ? ya qu'a regarder sur l'autre topic sur la greve pour voir comment les enseignants chercheurs sont méprisée par le ministère.

shadok
02/10/2006, 18h03
Il n y a rien à faire. C'est la loi de l'offre et la demande. Un diplômé qui trouve un emploi qui le satisfait et un cadre de vie agréable il reste dans son pays sinon il sera tenté par l’immigration.

roughboy
02/10/2006, 20h37
le Forum des chefs d’Entreprise (FCE), réuni hier soir à l’hôtel El-Aurassi, s’est assigné la tâche de décortiquer le phénomène de la fuite des cerveaux en essayant d’apporter, à défaut de solutions, quelques éléments de réflexion
Je trouve cette phrase très significative de la situation en algérie (dans tous les domaines).
On se réunit dans des hotels de luxe pour faire des reflexions.
Ce sont encore une fois les milieux autorisés qui s'autorisent à penser.
Moi je pense que n'importe quel être vivant disposant au moins d'une moelle épinière comprendra qu'on ne retient pas un diplomé qui a étudié pendant plus ou moins 20, avec un (pré) emploi payé à 6000da.
C'est bien l'état qui a proposé cette formule de pré-emploi...
Et encore je n'ai pas parlé des salaires, ni de la corruption (même pour avoir un job ..) .... et j'en passe.
Et l'autre (boutef) qui ose parler d'instaurer un système pour obliger les diplomés de ne pas se sauver!!! ma parole, ils vivent sur une autre planète ..

Abdelhakimz
02/10/2006, 22h41
intéressant, et bon à savoir, surtout par les autorités, mais que peuvent elles faire ?

job-trotter
03/10/2006, 07h22
il ne serait pas immoral que les cadres formés remboursent leurs frais d'études s'ils décident de partir a l'étranger.
quand on voit ne serait ce que les droits d'inscription aux usa ou au canada ,beaucoup d'entre nous ne pourraient pas être bac +2 ,voire bac+0.

double6
03/10/2006, 08h13
Quelqu'un peut il m'expliquer de quoi se méle le Forum des Chefs d'Entreprises? Le FCE ne ferait-il pas mieux de s'occuper de discutter le régime fiscal, le marché, la conséquence sur la compétitivité de l'augmentation du SNMG, et de choses pareilles, et laisser ceux qui sont du domaine de la recherche parler de la fuite des cerveaux?

De plus il est important d'utiliser les termes corrects. Ce ne sont pas 40000 chercheurs mais 40000 diplomés qui ont quittés le pays entre 1996 et 2006. Il ne suffit pas d'etre informaticien, c.a.d de posseder une license en informatique de l'Université de Bab Ezzouar pour se gratifier du titre de "chercheur". Maintenant l'Algérie a peu etre perdue 40000 diplomés en 10 ans. Mais elle en a formé durant la meme période plus de 1 million toutefois. Donc toute proportion gardée, ce n'est pas une catastrophe non plus. Il y a 1 millions de nouveaux inscrits cette année à l'université Algérienne. Le probléme chez nous n'est pas un probléme de nombre, c.a.d de quantité mais de... qualité. On forme deja trop au point que la qualité des diplomes en souffre.

Et finalement: chaque personne est libre. Le contraire reviendrait à s'insulter soi meme. Car si on demande à celui qui part, pourquoi il part, en vue de remedier à la situation, on pourrait aussi demander à celui qui reste, pourquoi il reste, en vue d'identifier des solutions qui existent deja. "Mais noooon!" me répondent certains. Celui qui reste, c'est juste qu'il n'a pas pu partir. Et on revient au premier point: alors celui qui part, pourquoi il part? Et rebelotte: demandons à celui qui reste pourquoi il reste... etc...

Entre temps le temps passe, et personne ne trouve de réponse toute faite et toute formatée applicable à tout ceux qui partent. Et c'est normal: chacun est un invidividu, libre, avec ses espoirs et ses reves. Il est temps donc de reconnaitre ceci et de passer au vrai probléme: la qualité des diplomes, et non pas leur nombres de production ou de fuite.

Au plaisir,
66

shadok
03/10/2006, 10h03
Je pense que le FCE veut tirer la sonnette d'alarme sur le manque de cadres pour ces entreprises membres. Mais le FCE ne sait pas que même les plus compétents qui sont restés en Algérie travaillent pour des compagnies étrangères. Lors de cette rencontre, le PDG de la Sonatrach a affirmé que 30 à 40 % du personnel de la Sonatrach a rejoins des entreprises pétrolières étrangères établies en Algérie. Pourquoi cette exode des cadres des entreprises algériennes vers l’immigration ou les compagnies étrangères ? Certainement le salaire puis vient après le cadre de travail et la qualité du management.

Donc le FCE doit revoir ses entreprises membres de revoir leurs politiques des salaires et la qualité du management.

tariqlr
03/10/2006, 10h36
Salut Double6!
En effet, que des jeunes diplômés quittent un pays pour un autre: quoi d'anormal! Ce n'est ni la faute au chef de l'état, ni à tel ou tel. Je trouve que c'est sain et même souhaitable si la situation est analysée et maîtrisée.
Les jeunes français partent en grand nombre ailleurs, aussi bien chercheurs que diplômés: Usa, Canada, Irlande, Belgique. J'ai deux jeunes de ma famille qui sont partis ce mois-ci pour continuer leurs recherches en Belgique; un autre part au Canada! Sans parler de chefs d'entreprise, ministres et autres qui partent pour travailler, changer d'air, voir autre chose...
Si ces jeunes ou moins jeunes trouvent des raisons pour y rester, ils restent et d'autres reviennent.
Pour l'Algérie, il serait plus sage d'écouter ces jeunes qui cherchent à partir, qui partent ou qui sont partis. Les algériens s'adaptent facilement en occident, ce qui les change des mentalités actuelles du pays, donc ils préfèrent y rester et faire souche. Ils aiment l'Algérie, rêvent d'une Algérie de culture, de sociabilité, de convivialité et propre. Ces algériens sont beaucoup plus nombreux que vous ne le pensez. Mais l'encrage continuel du pays dans un système hybride entrave toute démarche de retour. Entendez, séparation de l'église ou mosquée et de l'Etat, liberté de circulation, de dire et vivre dans la tranquillité et le respect de tout un chacun.
Allez vous promener avec votre copine, votre cousine ou votre femme dans les rues d'Alger pour vous rendre compte du manque de savoir vivre, du mépris de certains, de l'incivisme... Et je ne parle que de ce que j'ai vu ou vécu. Imaginez un chercheur algérien et sa famille se balader comme visiteurs dans les rues de la Kasbah ! Réveillez à 9H du matin, logique je suis en vacances, et que le robinet d'eau gargouille ou reste muet !
- Il n'y a plus d'eau, il faut attendre 16 H !
Imaginez un couple qui arrivent des Usa et qui a quitté l'Algérie il y a 20 ans et souhaite faire visiter son pays à son épouse ou à sa future épouse!
Il voulait lui montrer le gourbi et la vallée où il a grandi: une nuée de mioches les suivent au pas!
Alors si les algériens veulent que leurs enfants reviennent et restent et ils ne demandent pas la lune, ils veulent vivre, se promener, se divertir selon leurs conceptions, leurs valeurs. Ils ne vous choqueront pas, ils font partie de vous-mêmes, ils vous connaissent!
C'est sous ce prisme que je souhaite aborder le pourquoi et le comment de ces diplômés et chercheurs qui partent ou qui ne reviennent pas. Mais pas rejeter la faute sur qqu'un car tout le monde est impliqué. Dans le cas contraire il faut une dictature !...

moumed
03/10/2006, 11h24
Generalement ces fuites de cerveaux ne sont pas irreversibles.

Elle sont conjoncturelles car l'appel du pays est en principe plus fort des lors que le climat politique ,economique s'ameliore.

Entretemps ces diplomés auront acquis une experience et meme une influence dans le pays hote qui pourraient etre benefiques au pays natal.

la blanche
03/10/2006, 13h51
tu as tout dit tarqir

noubat
03/10/2006, 17h24
Que fait l'état pour endiguer la fuite des cerveaux ?

Boumediène (Pardon) revient mettre de l'ordre , le pays ne fait que s'enfoncer

dans la tourmente .

job-trotter
03/10/2006, 20h11
ça ne concerne pas que l'algerie.tous les pays du 1/3 monde sont concernés.
le cynisme des pays d'accueil est pas mal aussi.sarko et son immigration choisie en sont le meilleur exemple.
je suis d'accord pour la liberté de circulation.mais celle ci a un cout :celui de la formation de ces cadres.
ou alors on doit considerer ces cadres expatriés comme une matiere premiere ,grise,exportée.reste a la negocier.je crois qu'à une époque les immigrés marocains étaient contraints de laisser une part de leur salaire au maroc.
cela peut paraitre choquant mais la situation actuelle est elle tolérable ?
surtout pour des pays comme le sénégal par exemple.

roughboy
03/10/2006, 20h26
Désolé le amis mais je ne pense pas que l'état devrais faire quoi que ce soit pour dissuader les "cerveaux" de partir.
La seule méthode efficace c'est de les inciter à rester en leur proposant un environement décent, des postes décents, des salaires décents, et un statut décent dans la société.
Ils peuvent mettre tous les barbellés pour que les gens ne sortent pas ça ne marchera pas! Et ça sert à quoi de laisser ces cerveaux moisir ici? de les laisser mourir à petit feu! de toute façon si on ne leur donne pas ce qu'ils valent ils ne seront pas productifs et ils deviendront un poid sur la société.
Tant qu'on n'aura pas des politiciens et stratèges qui pensent vraiment , on fera mieux de laisser notre matière grise aller là où elle pourra s'épanouir.

tariqlr
03/10/2006, 20h43
Dire ce que l'on pense c'est bien, mais essayer de comprendre c'est mieux.
Le fait que des cadres, des jeunes formés par l'Algérie (donc aux frais de la princesse- et c'est ce qui est navrant), car mes deux enfants me coûtent la peau des fesses en Europe. Aux USA et autres n'en parlons pas, ce n'est pas dans mes moyens.
Donc qu'on le veuille ou non, la fuite des cerveaux va continuer et toujours dans le même sens: pays pauvres vers les pays riches en centres de recherches, en technologie, en créativité...
Si l'Algérie veut garder ces cadres, il est temps d'y penser: il faut leur donner les moyens de vivre à l'aise dans un cadre paisible (pour ceux qui acceptent qques privations).
Le second point est de multiplier les unités d'inovation, de fabrication et des pôles d'excellence.
Un pays qui ne fabrique rien et bien il n'est que rien. Les matières premières doivent servir le pays et vendre uniquement le surplus. Le pétrole, richesse nationale, doit être vendu avec parcimonie et en profiter pour trouver d'autres énergies ( je crois c'est ce qu'il se fait- et tant mieux).
L'Algérie achète pour se nourrir! Quelle aberration !

roughboy
04/10/2006, 00h04
Tout ce que tu dis est absolument vrai. Je ne dirais pas le contraire.
Mais ce que j'ai dit est la réalité dure que notre matière grise vit concrètement.
En algérie il vaut mieux être trabendiste qu'intello, et même en étant trabendiste il vaut mieux être un qui sache jouer des dessous de tables qu'un trabendiste "honete" (si ça existe, d'ailleurs ça équivaut peut etre à dire trabendiste en faillite).
Je ne sais pas si l'idéal existe mais ce dont je suis sur c'est qu'il n'est pas dans notre bled.

double6
04/10/2006, 07h14
on doit considerer ces cadres expatriés comme une matiere premiere ,grise,exportée.reste a la negocier.

Cool. On pourrait commencer à considerer tout les Algériens comme une matiére premiére à exporter tant qu'on y est. On exportera les Algériens en piéces détachées. Hada qalb, hadi kabda, hada bouzelouf (option: avec ou sans diplomes).

Au plaisir,
66.. % de matiére grise-grasse.

zek
05/10/2006, 09h33
http://img150.imageshack.us/img150/841/cerveauod4.jpg

Louali
05/10/2006, 09h50
Effectivement des milliers d'universitaires ont quitté l'Algérie durant ces dernières années. La saignée a été à la hauteur de l'insécurité qui y régnait et là c'est compréhensible. Cependant, il ne faudrait pas croire que tous ces univeritaires qui sont partis travaillent dans le domaine de leurs compétences, nombreux parmi eux croupissent dans l'aide sociale, font des travaux précaires dans des manufactures ou se recyclés en chauffeurs de taxi ou en livreurs de pizza. J'ai eu à visiter le Canada à diverses reprises et c'est principalement la bas que j'ai fait cet amer constat. La situation des universitaires algériens dans leur exil est loin d'être enviable.

shadok
05/10/2006, 10h03
J’ai eu l’occasion de visiter le Canada. Beaucoup de nos diplômés sont dans le bien aide social BS (appelé Besbes par nos compatriotes) et le travail au noir (Taht el tabla). Les chauffeurs de taxi au Canada sont parmi les mieux diplômes au monde. D’autres sans l’espoir de trouver un job enchaînent formation après formation. Beaucoup regrettent d’être parti. Mais à défaut d’avoir une bonne situation en Algérie (un bon boulot, un logement, ...) préfèrent rester là bas.

L!nK0r
05/10/2006, 10h08
Bonjour
Pourquoi se voiler la face, les chercheurs n'ont pas leur place ici voila tout.
alors entre aller vers l'eldorado...!! ou rester ici sans considération! le choix est vite fais, car en restant ici ce ne sont plus des chercheurs (la science a elle sa place en algérie!!??)

Louali
05/10/2006, 10h13
Shadok tu confirmes bien ce que j'ai dit auparavant. En effet des algériens hautement qualifiés qui faisaient partie de l'élite dans leur pays se sont retrouvés au Canada et principalement au Québec à vivre une situation trés précaire sur le plan matériel avec des ordres professionnls trés rigides en matière de reconnaissance de leurs qualifications. Le comble c'est que le Canada n'accepte les immigrants que sur la base de leurs itinéraire professionnel et universitaire.

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