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Voir la version complète : CONSTANTINE : Nouvelle cité de Ali Mendjeli : Les affrontements reprennent !


absent
12/01/2014, 10h25
CONSTANTINE :
UV 14 de Ali Mendjeli : Les affrontements reprennent par Abdelkrim Zerzouri

Alors qu'on croyait à une réconciliation durable entre les antagonistes au niveau de l'unité de voisinage (UV) N°14 à la nouvelle ville Ali Mendjeli, une réconciliation menée depuis quelques semaines sous les auspices de M. Abdelhamid Aberkane, maire d'El-Khroub, la situation s'est soudainement dégradée ces dernières 48 heures.

Pourtant, ce «pacte de paix» convenu entre les belligérants, qui se sont regroupés récemment autour d'une table garnie de gâteaux, aura tout juste résisté près d'un mois à la tentation de la violence. Le retour, ces deux derniers jours, aux affrontements violents entre les bandes de Fedj Errih, d'un côté, et celles de Oued El Had, de l'autre, particulièrement dans la nuit du vendredi au samedi, fait craindre le pire aux habitants qui ont franchement perdu tout espoir de revivre dans le calme et la sérénité.

L'atmosphère de terreur imposée par les violences qui sévissent encore à l'UV N°14 (nouvelle ville Ali Mendjeli) a contraint plusieurs familles à fuir les lieux, surtout dans la nuit du vendredi au samedi.

«Les familles qui habitent dans des appartements du rez-de-chaussée et du premier étage ont trouvé refuge pour la plupart d'entre elles dans les véhicules stationnés loin du quartier mis à feu et à sang», affirme un riverain.

Celui-ci brossera un sombre tableau de la situation qui imprègne l'atmosphère dans ce quartier. «Attaques aux cocktails Molotov, échauffourées aux armes blanches, dont des épées d'un mètre de long, et jets de pierres dans toutes les directions, n'épargnant ni personnes ni biens privés», le vécu des habitants de l'UV N°14 est ainsi cadencé.

«Plusieurs blessés ont été transportés en urgence vers l'hôpital dans la nuit d'avant-hier, certains dans un état grave, à l'exemple de ce jeune qui a reçu en pleine poitrine une bouteille de gaz butane jetée à travers une fenêtre d'un étage supérieur», témoignent des habitants.

«Plusieurs appartements ont été saccagés, ainsi que des véhicules stationnés dans le périmètre, gravement endommagés, et dont les propriétaires ont déposé des plaintes pour destruction de bien d'autrui», tel est le bilan des dégâts matériels. Dans ce sillage, l'intervention de la police s'est soldée par 18 arrestations opérées dans les rangs des antagonistes.

Pour rappel, plusieurs autres individus arrêtés au mois de novembre dernier ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme (entre 7 et 2 ans) et il se trouve même que des femmes soient parmi les personnes condamnées à la prison avec sursis.

Ceci, pour dire que la «guérilla» n'est plus l'apanage des seuls jeunes, car il existe parmi eux des femmes et des individus dont l'âge atteint les 50 ans. «Bien sûr, tout commence par des faits anodins, dira un riverain autour des raisons profondes qui perturbent depuis huit mois la vie des habitants, des jeunes qui se bagarrent et qui font propager le conflit sur une plus grande échelle».

Dans le fond, affirment des officiers de police, le conflit n'a aucune motivation politique, ni une quelconque velléité de provoquer des troubles sur une grande échelle. Les résultats des investigations menées dans ce sens par les services de sécurité mettent les causes de ces échauffourées sur le compte d'une inimitié entre les habitants des deux ex-bidonvilles, Oued El Had et Fedj Errih en l'occurrence, plutôt habitués à une vie close entre membres de grandes familles regroupées dans les deux bidonvilles et qui réagissent dans cet esprit tribal pour régler les différends, assure-t-on.

Ajoutant dans ce sillage que dès lors qu'ils sont aujourd'hui relogés dans un même espace, «chacun essaie de montrer ses muscles pour dissuader l'autre de s'approcher de son territoire».

Rappelons que ces violences ont débuté au premier jour de l'Aïd El-Adha et ne semblent guère s'atténuer avec le temps, comme cela a été le cas pour des situations similaires vécues par les nouveaux relogés.

Et toutes les actions de «proximité» initiées par les services de sécurité, ainsi que la diligence des imams et autres élus locaux, n'ont pas pu circonscrire ces feux de la fitna. «C'est tout juste si les affrontements se calmaient par moments, mais ils reprennent à l'improviste, à tout instant du jour et de la nuit», nous dira dans ce contexte un père de famille. Hier, encore, les accès au quartier de l'UV N°14 étaient totalement bloqués par les belligérants, qui ne laissaient personne ni pénétrer ni sortir de ce périmètre des plus laids voisinages.

D'autres habitants n'ont pas manqué de saluer le travail opéré par les services de sécurité, jugeant que c'est grâce à eux que le calme est, à chaque fois, ramené sur les lieux, tout en estimant, dans ce contexte, que la responsabilité des parents est, entièrement, engagée dans ces tristes évènements, non sans rappeler le cas de cet adolescent arrêté par les services de sécurité lors de ces dernières nuits mouvementées, dont le père dormait, à poings fermés, lorsqu'il a été contacté par la police à propos de l'arrestation de son fils !

Eclatement de la cellule familiale, démission des parents, absence d'un cadre associatif efficace et d'autres facteurs encore qui devraient intéresser les adeptes des Sciences sociales et humaines, sont autant de raisons qui poussent les jeunes à s'entredéchirer, dans la rue.

xenon
12/01/2014, 10h55
Ajoutant dans ce sillage que dès lors qu'ils sont aujourd'hui relogés dans un même espace, «chacun essaie de montrer ses muscles pour dissuader l'autre de s'approcher de son territoire».
La solution pour le gouvernement est peut être d'investir pour recréer des bidonvilles séparés et remettre chaque partie dedans.

Revenir ainsi à la situation d'avant la construction de la cité Ali Mendjeli...
l'avantage c'est que cet urbanisme séculaire est plus en adéquation avec la sociologie du bon peuple de la cité et puis on n'a pas besoin de chinois , on peut compter sur la main d'oeuvre locale pour la réalisation..

absent
12/01/2014, 11h21
xenon (http://www.algerie-dz.com/forums/member.php?u=66853) a dit:
La solution pour le gouvernement est peut être d'investir pour recréer des bidonvilles séparés et remettre chaque partie dedans.

Revenir ainsi à la situation d'avant la construction de la cité Ali Mendjeli...
l'avantage c'est que cet urbanisme séculaire est plus en adéquation avec la sociologie du bon peuple de la cité et puis on n'a pas besoin de chinois , on peut compter sur la main d'oeuvre locale pour la réalisation.. Tout d'abord, je pense que c'est des entreprises algériennes qui les ont construit.

Sociologiquement parlant, ce genre de situation existe déjà par ailleurs dans le monde, et que le fait de regrouper des gens par leur origine dans un seul quartier crée nécessairement ce genre de conflits.
Il n'y a qu'à voir dans d'autres pays comme la Grande Bretagne et la France.

De plus, ce n'est pas parcequ'on habite dans un bidonville qu'on a pas droit à être aidé par l'état. Loin de là. Mais c'est la manière dont l'état doit gérer çà qui importe surtout.

Pour ma part, et dans l'immédiat, pour ce qui est de ces bandes de jeunots des 2 exbidonvilles qui se font la guerre, il faut punir les parents démissionnaires en les expulsant de cette cité au 2ème avertissement.
Ca va faire réfléchir plus d'un.

Il n'y a pas d'autres solutions.

Voyez une vidéo amateur de 2 bandes de jeunes du quartier IV14 qui s'affrontent (Juin 2013).

Mj0sTj6qg64

xenon
12/01/2014, 11h26
c'est de l'ironie sidmark..:)

Pour ma part, et dans l'immédiat, pour ce qui est de ces bandes de jeunots des 2 exbidonvilles qui se font la guerre, il faut punir les parents démissionnaires en les expulsant de cette cité au 2ème avertissement.
Ca va faire réfléchir plus d'un.

Il n'y a pas d'autres solutions.

Et en les expulsant ,ils iront ou ?-voir solution xenon-:mrgreen:

zen.man
12/01/2014, 11h35
Avec l’exode rural massif, les Algériens réapprennent à vivre ensemble. Faudrait beaucoup de temps pour en finir avec tout ça.

Louny
12/01/2014, 15h46
C'est de l'amazighophobie. :mrgreen:

C'est le pouvoir raciste d'Alger. :mrgreen:

Louny
12/01/2014, 16h35
Eclatement de la cellule familiale, démission des parents, absence d'un cadre associatif efficace et d'autres facteurs encore qui devraient intéresser les adeptes des Sciences sociales et humaines, sont autant de raisons qui poussent les jeunes à s'entredéchirer, dans la rue.C'est juste une question de mentalité. Notre mentalité est ainsi faite. C'est comme au Mexique, les mecs ils se mettent en bandes pour attaquer d'autres bandes. Comme au Brésil, ...

Tu ne vois pas ça en Chine, ni en Russie.

absent
12/01/2014, 17h28
Louny a dit:
C'est de l'amazighophobie. :mrgreen:

C'est le pouvoir raciste d'Alger. :mrgreen:

N'importe quoi !

Louny a dit:

C'est juste une question de mentalité. Notre mentalité est ainsi faite. C'est comme au Mexique, les mecs ils se mettent en bandes pour attaquer d'autres bandes. Comme au Brésil, ...


sans oublier la Grande Bretagne, France biensur !

Louny a dit:
Tu ne vois pas ça en Chine, ni en Russie.

Es-tu sûr qu'il n'y a pas de guerre de gang en Russie ou en Chine ?

Louny
12/01/2014, 17h33
Es-tu sûr qu'il n'y a pas de guerre de gang en Russie ou en Chine ?

Ce n'est pas comme les Maghrébins.
Les Maghrébins ont la même mentalité que les Mexicains et que les Africains.

Même ici en France, certains se mettent en bande avec cette histoire de territoire et de je ne sais pas quoi.
Les Mexicains et les Africains ont ce même comportement aux USA.

Pour moi, c'est la mentalité.

absent
12/01/2014, 17h50
Voilà la bonne réponse Louny !

zen.man a dit:
Avec l’exode rural massif, les Algériens réapprennent à vivre ensemble. Faudrait beaucoup de temps pour en finir avec tout ça.

Cet exode massif s'est déroulé en plusieurs phases :


ça commencé depuis la colonisation française, et où elle spolié les algériens autochtones de leurs terres. Ces derniers se sont refugiés autours des villes et pour trouver du travail pour survivre.
Puis vint la période où Benbella qui a retiré des terres à leurs propriétaires
Puis est venu l'industrie industrialisante de Boumedienne
Puis les dix années de guerre civile qui ont forcé ces derniers campagnards à quitter leur terre pour sauver leurs peaux du terrorisme.

Résultats :
Des bidonvilles toujours en expansion partout en Algérie, et ce depuis l'indépendance.
Tous les programmes étatiques élaborés à ce jour, n'ont pas pu faire face à ces déferlements successifs.

Capo
12/01/2014, 18h48
Tout cela est la faute à l'état !..
Il n'a pas éduqué les gens à utiliser les préservatifs :rolleyes:

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