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Voir la version complète : La sortie ratée de Saâdani DÉSTABILISÉE PAR L’ARRIVÉE DE BELKHADEM


katiaret
12/01/2014, 11h15
Le secrétaire général du Front de libération nationale n’a pas réussi, hier, à rassembler tous les élus de son parti au meeting d’Alger. Perturbé par la présence surprise de Abdelaziz Belkhadem, Amar Saâdani a dû écourter son discours
Sortie ratée. Amar Saâdani n’a pas réussi à rassembler les milliers d’élus nationaux et locaux que compte son parti. Hier matin, l’assistance présente sous le chapiteau dressé à proximité de la Coupole était divisée en deux: d’un côté des parlementaires et des membres du Comité central et de l’autre une foule de jeunes gens venus de plusieurs wilayas. Installés sur la scène, les cadres du FLN étaient tout au plus 200 alors que leur nombre dépasse largement 550.
Amar Saâdani fait son entrée à dix heures sous les acclamations de la foule. «Aujourd’hui je ne vais pas prononcer un discours politique. Nous sommes ici pour célébrer le Président Abdelaziz Bouteflika. Nous sommes réunis pour dire oui à un nouveau mandat présidentiel. Le Front de libération nationale est pour le candidat Abdelaziz Bouteflika et ne suivra aucun autre candidat. Que tout le monde sache que notre candidat à l’élection présidentielle est Abdelaziz Bouteflika», insiste-t-il.
Comme pris d’une crise d’hystérie, Amar Saâdani se met ensuite à crier le nom du chef de l’Etat. Et c’est à ce moment précis qu’un hôte inattendu arrive sur scène : Abdelaziz Belkhadem qui réapparaît une année, presque jour pour jour, après son limogeage. A la vue de l’ex-secrétaire général du FLN, des cadres se lèvent pour l’embrasser tandis que des dizaines de militants crient «Belkhadem-Bouteflika». «Certains veulent gâcher la fête», lance alors Amar Saâdani, visiblement déstabilisé par la visite surprise de son prédécesseur. Saâdani tente de revenir sur le sujet du jour : «Abdelaziz Bouteflika restera Président et Rabi Kbir (et Dieu est Grand). Le Front de libération nationale est un grand parti et il est au pouvoir.» Mais un aveu d’échec s’est cependant glissé au milieu de ce discours élogieux.
Amar Saâdani a reconnu qu’il avait fait fausse route en annonçant l’amendement de la Constitution avant l’élection présidentielle. «La révision constitutionnelle est du ressort du président de la République. C’est à lui seul de décider quand et pourquoi il doit procéder à cette révision. Notre parti a fait plusieurs propositions et les a adressées à la Commission chargée de la révision, nous attendons.» Il achèvera son «show» en appelant ses troupes à rester «mobilisées pour mener une campagne électorale victorieuse pour le quatrième mandat». Censé être «historique», le discours de Amar Saâdani n’aura duré qu’une petite dizaine de minutes. L’homme a montré ses limites. Il a été incapable de faire face à son prédécesseur qui lui a volé la vedette.
Pour Abdelhamid Si Affif, un des meneurs du front anti-Saâdani, cette sortie inattendue de Abdelaziz Belkhadem accélérera la chute du secrétaire général. «Belkhadem nous a rendu service car il a démontré que Saâdani ne maîtrise pas le parti. Il l’a ridiculisé puisque plusieurs de ses hommes étaient présents à ce meeting. Saâdani a fait preuve de naïveté. Ces cadres ont tous signé pour exiger la convocation d’une session extraordinaire du Comité central.» Si Affif estime que le patron du FLN a bâti sa stratégie sur l’hypothétique poste de «vice-président» qu’était censée lui procurer la révision de la Constitution. «Ces derniers mois, il n’a cessé de faire des promesses à son entourage. Il était persuadé qu’il allait devenir vice-président de la République.
A titre d’exemple, il a promis au sénateur Abdelkader Zahali qu’il serait nommé ministre de la Jeunesse et des Sports dans le prochain gouvernement. Actuellement, il s’accroche au quatrième mandat. Nous sommes tous pour que le Président Bouteflika soit élu à un quatrième mandat, mais s’il ne se présente pas, qu’allons-nous faire? Saâdani aurait dû prévoir d’autres plans pour permettre au Front de libération nationale de soutenir un autre candidat.
Mais il ne l’a pas fait car aujourd’hui il ambitionne de se présenter à l’élection présidentielle.» Abdelhamid Si Affif déclare s’opposer catégoriquement à cette option. Pour lui, le FLN doit soutenir «la candidature de Abdelmalek Sellal».

Tarek Hafid (Alger) - Le Soir
12 janvier 2014

zen.man
12/01/2014, 11h19
En lisant le titre, je savais que c'était soit "le soir d'Algérie"' soit "El Watan".

zaki123
12/01/2014, 17h02
les islamiste boulahya n'ont pas le droit de siéger et de mener le FLN.
Historiquement le FLN était un parti politique avec une vision idéologique de la chose concernant le rapport avec les européens d'algerie et aussi quel politique mené apres l'indépendance.

ce FLN a fait de la récupération de la guerre d’Algérie qui a été mené par tout le peuple algerien, islamiste comme communiste, même les buveurs d'alcool qui étaient bannie par la communauté musulmane algérienne ont fait la guerre de révolution.

il est temps maintenant de réecrire l'histoire de l'algerie et en finir avec cette politique d'autruche pour voiler la face.
le FLN doit dévoiler ce qui existe sous la culotte. il était dans la gauche il doit rester fidèle a sa ligne quitte a perdre.

katiaret
13/01/2014, 08h49
Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, ne cache plus ses ambitions. Dans une conférence de presse animée hier au siège du parti à Hydra sur les hauteurs d'Alger, l'ancien président de l'APN a affirmé clairement qu'après les élections présidentielles de 2014 il demandera au chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, de prendre la tête du gouvernement qui sera dirigé, selon lui, par une majorité FLN.

«Il faut laisser au peuple la latitude de juger notre action par lui-même», note Saâdani qui rappelle en ce sens qu'il appartenait à la majorité de gouverner en feignant d'oublier que c'est le FLN qui dirige ce pays depuis 1962. Amar Saâdani est convaincu que c'est le président sortant qui sera réélu même si ce dernier n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature. Le président de la République attend les délais réglementaires pour annoncer sa candidature, renchérit le conférencier qui reproche à l'opposition et même aux journalistes de trop focaliser sur cette question.

«Bouteflika représente la paix et la stabilité en Algérie et cela le peuple algérien le sait», tonne le SG du FLN qui souligne que cette «vérité» est connue même du revendeur de cigarettes du coin qui est conscient, ajoute t-il, que son commerce est assuré par la présence de Bouteflika à la tête du pays. En fait, selon Saâdani, à part Bouteflika, il n'existe aucune personne en Algérie capable de maintenir la «cohésion du pays». «L'opposition sait pertinemment que si Bouteflika se représente il remportera encore une fois les élections», dira le conférencier qui fait état par ailleurs d'une «opposition aux abois qui a peur de cette éventualité». Saâdani ira encore plus loin en ironisant : «Nous comprenons parfaitement cette peur». Offensif, quelque peu irrité, le secrétaire général du FLN est revenu sur la couverture médiatique dont a bénéficié Abdelaziz Belkhadem avant-hier.

Pour lui, Belkhadem n'est qu'un simple membre du Comité central et sa présence au meeting de la Coupole entre dans ce cadre. Ce sont les journaux qui ont amplifié et gonflé l'événement, estime Saâdani qui souligne que si Belkhadem est venu pour soutenir la candidature de Bouteflika, il reste le bienvenu.

Sur la révision de la Constitution, on remarquera un net recul de la position de Amar Saâdani. Alors que dans un passé récent il conditionnait l'organisation des présidentielles par la refonte d'abord de la Constitution, hier il a mis de l'eau dans son discours, en affirmant que la revendication du FLN reste une simple proposition. Interrogé par le «Quotidien d'Oran» sur ce qui dérange le FLN dans la présente Loi fondamentale, Saâdani dira simplement que son parti veut désormais l'instauration d'un état civil qui jouit de la séparation des différents pouvoirs. Quelle que soit la décision de Bouteflika, le FLN, à l'instar d'autres partis, dispose de ses propres propositions pour ce qui est de la révision de la Constitution, ajoute Saâdani.

Pourquoi tant d'attaques contre le DRS alors que c'est lui qui a chapeauté Bouteflika en 1999 et accompagné le président dans son projet de réconciliation nationale ? Là aussi, Saâdani a été quelque peu évasif en affirmant que le temps est venu de «passer à une autre étape en séparant les prérogatives de chacun». Pour lui, la «période de transition» est terminée et les militaires doivent regagner leurs casernes.

Enfin sur les «agitations» de ses opposants au sein de son propre parti, le SG du FLN a réitéré ce qu'il avait déclaré la veille, à savoir «qu'ils sont chargés d'une mission qui prendra fin juste après les élections présidentielles». Amar Saâdani se voit déjà en homme d'Etat fort et affirme que cela est tout à fait «légitime».

Quotidien d'oran

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