PDA

Voir la version complète : Mawlid Ennabaoui sans pétards


katiaret
13/01/2014, 08h56
Walid Aït Saïd, notre confrère, l'avait déjà relevé dans notre édition de jeudi dernier. On pouvait encore penser qu'il était trop tôt pour crier victoire. Trop tôt pour clôturer un bilan du Mawlid Ennabaoui 2014 «en mode silencieux», pour reprendre son expression. Même l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) n'y croyait pas encore. Dans notre édition de dimanche dernier, Djouher Ferrag, une autre de nos consoeurs, rapportait l'appel de cette union professionnelle visant à interdire la commercialisation de ces pétards. A 24 heures de la soirée de cette fête religieuse, plus aucun risque de se tromper. De mémoire d'Algérien indépendant, c'est la première fois que la célébration du Mawlid Ennabaoui, n'est pas «explosive» bien des semaines avant l'événement. L'année dernière, ce sont entre «12 et 15 milliards de dinars qui ont été consacrés à l'importation des pétards» a estimé le porte-parole de l'Ugcaa, El Hadj Taher Belanouar. 1500 milliards de centimes partis «en fumée», c'est hallucinant! Et puisqu'il s'agit d'importation, ce sont des devises qui ont été jetées. L'addition est encore alourdie par les blessés, voire même des tués, qu'occasionnent chaque année ces «bombes», ces «double bombe», ces «triple bombe». Généralement, les victimes sont des enfants. Entre 2006 et 2008, on a dénombré, dans la capitale, 139 hospitalisations de victimes de brûlures au second degré. Des victimes de moins de 15 ans pour la plupart. Ensuite, la courbe a commencé à s'inverser à la baisse. A Oran, l'année dernière, une dizaine d'enfants ont été admis à l'hôpital suite à des accidents causés par les pétards. Alors que l'année d'avant, en 2012 et toujours à Oran, ils étaient 70 à être admis à cause des mêmes accidents. Essayons de simplifier. De moins en moins d'Algériens sont victimes des pétards du Mawlid Ennabaoui. Tout le monde constate qu'aujourd'hui les nuisances sonores qui avaient lieu des semaines avant la fête sont nettement moins présentes. Même si ce soir, il n'est pas impossible d'entendre quelques irréductibles tirer le «baroud d'honneur» de l'ultime soirée. Quoi qu'il en soit et globalement, le phénomène tend à disparaître de nos coutumes. Ce qui est plus que réjouissant. Mais à qui ou à quoi attribuer ce recul des pétarades? A la combinaison de plusieurs facteurs très certainement. Aux services des Douanes. Aux campagnes de sensibilisation de la Protection civile. Aux alertes du corps médical. Aux médias, notamment audiovisuels qui diffusent des images d'enfants blessés insupportables à regarder et qui frappent les esprits. Il faudrait une étude approfondie des spécialistes pour cerner tous les paramètres. Cependant, et sans attendre, on peut avancer sans se tromper qu'il y a aussi des signes de maturité dans les dépenses des ménages. En témoigne la commercialisation des pétards que voudrait faire interdire l'Ugcaa et qui est toujours là. Le fait que les étals soient toujours là, mais moins nombreux et qu'ils «n'accrochent» pas comme par le passé, est éloquent en soi. Visiblement, l'Algérien dépense plus utilement. Il est clair que les millions de logements distribués au cours de la dernière décennie ont créé des besoins autrement plus nécessaires. En ameublement mais pas seulement. L'atomisation de la famille induite par ces nouveaux logements entraîne celle de ses dépenses au quotidien. D'ailleurs, la baisse du taux de natalité s'intègre dans cette aspiration à une meilleure qualité de vie. Laissons le soin à nos sociologues de plancher sur le sujet et contentons-nous de nous satisfaire de cette évolution de notre société. Qu'importe si quelques pétarades seront entendues sporadiquement ce soir. L'essentiel est que le phénomène recule sans cesse jusqu'à finir par disparaître. Bonne fête à toutes et à tous!
Par Zouhir MEBARKI
l expression dz
13/01/2014

BeeHive
13/01/2014, 09h35
Bonne nouvelle, se limiter aux petites nouala est suffisant (coté objet explosif) pour marquer l’anniversaire du Prophètes saws.

Ally
13/01/2014, 21h11
Mawlid Ennabaoui sans pétards

On pouvait encore penser qu'il était trop tôt pour crier victoire

c'était effectivement trop tôt,
tu devrais revoir ta copie mercredi, puisque demain c'est férié et nous dire
un peu plus sur cette victoire qui est en train de crépiter partout dans nos
rues.

Cookies