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Voir la version complète : Tiguentourine, le cheval de Troie des majors pétroliers


morjane
16/01/2014, 14h49
l y a une année, la prise d’otages d’In Amenas


Les compagnies étrangères veulent fixer elles-mêmes les normes de sécurité à mettre en place sur les installations pétrolières algériennes, privatiser la lutte contre le terrorisme en faisant appel à des mercenaires pour protéger ces mêmes installations et imposer leurs propres conditions financières pour leurs opérations en Algérie.»

http://www.elwatan.com/images/2014/01/15/tiguentourine_1976773.jpg

Hocine Malti, ancien vice-président de Sonatrach, n’est pas homme à brasser du vent ou à s’encombrer d’euphémismes. Des «pressions» et autre «chantage des compagnies pétrolières anglo-saxonnes» exercés sur l’Algérie après l’attaque terroriste de Tiguentourine, il en a été beaucoup question dans sa tribune libre consacrée au cinquantenaire de Sonatrach (Sonatrach, 50 ans après, El Watan, 22 décembre 2013). Pour Malti, BP et Statoil (associées de Sonatrach dans le complexe gazier d’In Amenas), mais aussi les compagnies américaines ne sont pas restées les bras croisés après l’attaque terroriste. «Elles ont enquêté, examiné le déroulement des faits avant et pendant l’opération, tiré des enseignements. Il en est de même des services de renseignements américain et britannique, qui ont eux aussi étudié l’affaire, puis de concert, ont porté à la connaissance des Algériens les résultats de leurs cogitations et exigé des actions (…) et que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre de certains hauts responsables militaires et une amélioration de l’interconnexion entre certaines structures de l’ANP, un remodelage du DRS et de l’état-major.»

Cheval de Troie des majors pétroliers, la sécurité des sites gaziers et pétroliers sert de prétexte à une privatisation-externalisation de cette dernière sur le modèle entre autres du «complexe pétro-sécuritaire» du Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique. «S’achemine-t-on vers l’arrivée d’une armée de mercenaires pour la protection des installations de Tiguentourine et In Salah ?», s’interroge en une Le Soir d’Algérie (édition du 29 octobre 2013). BP chercherait à imposer, d’après ce quotidien, cette option pour sécuriser ses deux sites gaziers cogérés avec Sonatrach et Statoil. «Stirling, l’agence britannique de sécurité de BP, vient de conclure un partenariat stratégique avec Olive, une autre société britannique basée aux Emirats, réputée pour le recours à des armées de mercenaires pour assurer la sécurité des sites et les personnes qui lui sont confiés», rapporte Le Soir d’Algérie. «Olive est ainsi désormais chargée d’apporter sa contribution pour la mise en œuvre d’un plan de sécurisation des sites gaziers algériens pour le compte de BP. Elle devra apporter toute son expérience dans la sécurisation des champs pétroliers irakiens, qui sont restés intacts en dépit de 10 ans de guerre fratricide. Au sud de l’Irak comme au Kurdistan et sur la bande verte de Baghdad, Olive utilisait des régiments de mercenaires, issus de pays différents, avec un armement qui n’a rien à envier à celui utilisé par les marines ou les rangers américains.» Statoil, dans son rapport rendu public le 8 septembre 2013, ne s’est, elle aussi, pas fait prier pour pointer du doigt la responsabilité de l’armée algérienne dans l’attaque «sans précédent, qualifiait le rapport – dans l’histoire de l’industrie des hydrocarbures». Statoil évoquait «l’étendue de la dépendance (des compagnies pétrolières) à l’égard de la protection militaire algérienne», suggérant ainsi la recherche et l’utilisation d’autres moyens de sécurisation de sites pétrolifères.

Un an, jour pour jour, après Tiguentourine, les personnels des compagnies britannique et norvégienne, BP et Statoil, se font toujours attendre et désirer à In Amenas. Une reprise d’activité «conditionnée» par des révisions déchirantes des schéma et stratégie sécuritaires, mais aussi par l’octroi d’autres avantages en espèces et en nature. «Ce sont maintenant toutes les compagnies pétrolières qui demandent une nouvelle révision de la loi sur les hydrocarbures, car, disent-elles, les coûts liés à la sécurité auraient augmenté de 15%. En d’autres termes, ce qu’elles veulent c’est une baisse des impôts qu’elles paient en Algérie», a conclu, sa contribution, Hocine Malti. 

Mohand Aziri - El Watan

danube
16/01/2014, 15h31
Tu respecte le contrat initial, sinon tu te désiste et tu vas voir ailleurs Sonatrach est capable de gerer seule.
ces papiers télécommandés concourent à des préssions que des hommes relayent au sein meme du pouvoir afin de profiter de commissions.
A savoir que le faite d'avoir la nationalité algérienne interdit l'accés aux sites de la plupart des entreprises sensibles telles que safran eads alcatel etc... donc ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut accepter de confier la sécurité de quoique ce soit chez nous

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