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Iska
18/01/2014, 11h31
NON-ASSISTANCE A PRESIDENT EN DANGER




Il y a des mots qui surviennent comme ça. Glauque. Opacité. Un autre leur court après. Pathétique. Après la performance à la télévision, en recevant le Premier ministre français, M. Jean-Marc Ayrault, et la gestuelle millimétrée, reprise sous différents angles, pour nous faire croire ce qu'on ne pouvait croire, nous voici devant un tour de passe-passe. Le président est admis au Val-de-Grâce, le président retourne au Val-de-Grâce pour, cette fois, nous assure-t-on, un suivi suite à son précédent séjour. On aurait pu nous le dire avant. Ça aurait tué toutes formes de spéculation. Alors c'est glauque, oui. Vous préférez opacité ? Peut-être pas, finalement. Mais l'ensemble de la conduite des dirigeants, vis-à-vis de l'opinion, confère, comment dit-on ? Oui, pathétique.

Pourquoi s'accroche-t-il ? Pourquoi, sauf sous la contrainte, on ne sait pas démissionner ? Quand on ne peut plus, on ne peut plus. Basta. Ce n'est pas rendre les armes, c'est les préserver. Pour que d'autres les reprennent. Tout aussi simple que ça. Maintenant, s'il ne peut plus prendre une telle décision, s'il est en incapacité de décider de son départ, alors il y a problème.

Nous sommes responsables de cette situation. Il faut regarder à droite, à gauche, éplucher tous les textes législatifs en vigueur, la Constitution pour découvrir que le cas a été prévu et qu'un coup de pouce peut être salvateur. Ça s'appelle l'empêchement. Les conditions exceptionnelles qui font que l'exercice du pouvoir, ou du moins de ses prérogatives, de ses attributs, conduisent à en soulager un responsable, dans le cas d'espèce, un président.

Sinon, on tomberait, nous tous, sous le coup de «non-assistance à personne en danger». L'homme est en effet en danger. Le pays aussi. Surtout. On vient de s'apercevoir qu'il n'y a pas de pilote dans le cockpit. C'est l'hôtesse qui nous le dit. C'est parfait tant que le pilotage automatique est enclenché mais, à un moment ou à un autre, nous prévient-elle, il faudra bien atterrir. Et l'atterrissage, après le décollage, est un moment critique. D'autant que les vents latéraux soufflent sur la piste. C'est par respect pour la fonction présidentielle, par respect pour ceux qui l'auraient élu que cette demande urgente de mise à l'écart est suggérée. Et si elle ne plaît pas à ceux qui sont les supports du système-fait-homme-d'Etat, faites-nous une fleur. Accordez-lui une année sabbatique. Pour qu'on cesse d'avoir des angoisses sur sa santé. Ce n'est pas que l'on ne veuille plus s'intéresser à son cas. Nous sommes humains. Mais, quand on bloque la voie, il y a la voie de garage.

Parce que vous verrez, si on ne bouge pas, si on ne veut pas sauver le soldat Bouteflika, il y a des risques. Plus personne ne reconnaîtra l'autre dans le champ des ambitions. Et comme il y aura toujours quelqu'un pour nous rappeler que nous sommes un peuple capable de tous les miracles, que nous pouvons dépasser cette douloureuse phase, il y en aura qui profiteront pour nous fourguer n'importe quoi. Comme un bout de bois. Et nous l'appellerons «monsieur le Président». Et nous savons tous ce qu'un bout de bois veut dire.

par Hadj-Chikh Bouchan


Le Quotidien d'oran

Louny
18/01/2014, 12h01
Mais oui. Il faut arrêter ce tmeskhil.
On ne sait pas qui fait quoi. On ne sait pas qui est responsable de quoi.

Celui qui veut se maintenir bessif ou faire maintenir quelqu'un bessif doit dégager. C'est pourquoi ce système républicain des partis est à *****. Ce système prône l'accession au pouvoir plus que l'exercice du pouvoir.

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