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Voir la version complète : Notre pays occupe la 3e place des «fournisseurs» d’immigrés au Canada


Thirga.ounevdhou
03/10/2006, 13h48
plus de 40 000 chercheurs ont quitté l’Algérie depuis 1996.

Chaque année, 20 000 Africains hautement qualifiés quittent leurs pays pour aller vers les pays du Nord. Depuis 1990 à ce jour, ils sont quelque 300 000 spécialistes originaires d’Afrique installés en Europe et en Amérique du Nord. Ce sont les crises économiques et les répercussions sociales qu’elles induisent qui sont à l’origine du fléau de la fuite des cerveaux.
Omar Ramdan, le président du Forum des chefs d’entreprise, qui a annoncé ces statistiques de l’Organisation internationale des migrations (OIM), a dressé un bilan alarmant pour le continent noir qui, selon lui, «se vide dangereusement de sa matière grise».

Lors d’une conférence-débat sur la fuite des compétences et la revalorisation des élites nationales, organisée dimanche soir à Alger, M. Ramdan a cité d’autres facteurs à l’origine de l’exode des Africains, dont les conflits armés et les conditions de travail inadaptées, auxquels est venue s’ajouter la concurrence de plus en plus intense entre les pays développés en vue de capter la matière grise africaine à travers la mise en œuvre de «programmes d’immigration sélective».

Pour ce dossier, l’Algérie est lotie à la même enseigne que les autres pays africains. Le président du FCE, qui en a dressé un bilan préoccupant se référant à des statistiques et études réalisées par des différents organismes et institutions, a révélé que plus de 7 000 médecins algériens se sont installés en France jusqu’à juillet 2005, dont 2 000 dans la seule région parisienne, sur un ensemble de 10 000 médecins étrangers immigrés en Hexagone, alors que 40 000 chercheurs ont quitté l’Algérie depuis 1996.

De même, sur 25 pays fournisseurs d’immigrés au Canada, l’Algérie occupe la troisième place après la France et la Chine. Concernés directement par ce phénomène, les chefs d’entreprise représentent une large partie des Algériens expatriés vers la France avec près de 100 000 recensés récemment.

Ils emploient environ 2,2 millions de personnes et leur chiffre d’affaires global dépasse 15 milliards d’euros. D’après les constats tirés par le FCE, les métiers liés à la technologie de pointe (électronique et technologies de l’information et de la communication en particulier), à l’industrie énergétique et à la médecine sont ceux qui attirent plus l’élite algérienne.

Face à un tel phénomène, le FCE a proposé quelques recommandations que M. Ramdan a présentées à l’assistance et qui portent sur quatre points focaux. Il s’agit, en premier lieu, d’établir un diagnostic précis concernant l’ampleur quantitative et qualitative de l’expatriation des élites algériennes.

Le patron du FCE a jugé également nécessaire d’arrêter l’«hémorragie»à travers la mise en œuvre des moyens matériels, professionnels et sociaux permettant de retenir les cadres algériens. Il y a lieu aussi, ajoute M. Ramdan, d’adopter un programme visant à susciter le retour des compétences ou leur utilisation judicieuse à partir de l’étranger et, enfin, de revaloriser les statuts des chercheurs, des scientifiques, des cadres et autres professionnels qualifiés.

Par ailleurs, le débat a été chaudement animé par le professeur à l’université d’Alger, M. Abdelouahab Rezig, et l’ancien président-directeur général de Sonatrach et ancien ministre de l’Hydraulique, M. Abdelmadjid Attar. M. Attar, évoquant l’expérience du groupe face au phénomène de la fuite des cadres les plus compétents vers d’autres compagnies étrangères opérant dans le même secteur dans le Sud algérien, a souligné que les commodités matérielles représentaient le premier motif à ces derniers pour changer de cap.

«L’absence d’une véritable direction des ressources humaines au sein de nos entreprises et administrations qui prend en charge la gestion de la carrière des cadres»a contribué, de son côté, à aggraver la situation au sein de la compagnie, a soutenu M. Attar.

La publication d’une circulaire ministérielle interdisant aux cadres de Sonatrach d’opérer avec des sociétés pétrolières étrangères sur le territoire algérien ou encore la coopération avec les bourses d’emploi n’ont pas, toutefois, apporté les résultats espérés, a-t-il ajouté.

M. Rezig a, quant à lui, mis en exergue la nécessité de créer un commissariat national de prospective en vue de planifier et de mettre en œuvre une stratégie de gestion de carrière des cadres nationaux sur les moyen et long termes.

Omar Ramdan a cité d’autres chiffres publiés par l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) faisant état de plus d’un million d’Africains titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur et qui sont installés dans les pays industrialisés.

Pour faire face au déficit de leurs cadres, les pays africains sont obligés de dégager un montant colossal de 4 milliards de dollars annuellement pour l’emploi d’une centaine de milliers de coopérants étrangers.

- Le Jeune Independant

noubat
03/10/2006, 17h28
Pour les conneries on est toujours sur le podium !

hben
03/10/2006, 21h46
Comme toujours on s'occupe des conséquences quand il faut traiter les causes!!!!!

Avucic
04/10/2006, 03h04
De même, sur 25 pays fournisseurs d’immigrés au Canada, l’Algérie occupe la troisième place après la France et la Chine.

Je me demande ou le journaliste a trouvé ses chiffres pour faire cette affirmation.

S'il avait écrit Québec au lieu de Canada, je me serais dit peut-être.

Mais puisque qu'il s'agit du Canada, je vous offre deux listes de chiffres émanant de Statistiques Canada:

Parmi les pays d'Afrique et du Moyen Orient, l'Algérie (avec 3207 personnes) se place 4ème position en 2004, dernière année donnée, derrière l'Iran (6063 personnes), les Émirats Arabes Unis (4358), et le Maroc (3470)

Source: http://www.cic.gc.ca/english/pub/facts2004/permanent/13.html

Pour ce qui est des pays fournisseurs d'immigrants au Canada, nous avons tout un autre tableau... et pour l'année 2005:
1. China, (People's Republic) 42,291
2. India 33,146
3. Philippines 17,525
4. Pakistan 13,576
5. United States 9,262
6. Colombia 6,031
7. United Kingdom 5,865
8. Korea, (Republic) 5,819
9. Iran 5,502
10. France 5,430
11. Romania 4,964
12. Sri Lanka 4,690

Comme on peut le constater, l'Iran comme les autres pays cités plus haut, ont fourni en 2005 moins d'immigrants que l'année précédente.

Ainsi, l'algérie ne figure pas parmi les 12 premiers.

Source:http://www.cic.gc.ca/english/pub/facts2005/permanent/12.html

L'optimiste
04/10/2006, 03h43
l'immigration est un fleau international, ce n'est pas specifique a l'algerie. L'etre humain se dirige par sa nature vers l'endroit ou il y'a le plus de capital. L'algerien en terme de ce fleau est parmis les derniers dans ce monde qui sort de son pays. Allez y voir combien d'italiens, de francais d'iraniens, de pakistanais qui sont aux canada, et pourtant il ya des europeens qui n'ont pas de quoi se plaindre chez eux. Chez nous on dramatise tout. c'est un phenomene qui est a mon sens tres normal.l'algerien meme avec une qualite de vie meilleure que ce qu'il a maintenant, essayera de partir, peut etre moins qu'avant, mais je crois pas que statistiquement parlant, on verra un renversement des donnees.

salutation

double6
04/10/2006, 07h02
Merci Avucic pour ces statistiques. Il y a quelque chose de frappant quand meme dans ces statistiques. Je constate que:

- 3207 personnes sur environ 32 millions d'Algériens ont émigré au Canada. Ca fait 0,01% des Algériens.

- 5865 personnes sur environ 58 millions de Britanniques ont émigré au Canada. Ca fait 0,01% des Britanniques.

Oh my God! A quand une réunion du Forum des Chefs d'Entreprises Britanniques à Londres, dans un luxueux hotel, avec un bon thé Anglais? Pour discutter de ce qu'il faut faire en Grande Bretagne pour arretter cette saignée vers le Canada of course? :lol:

Tout cela pour dire que dans certains pays les chefs d'entreprises coopérent pour rendre leur entreprises plus efficaces au lieu de se réunir autour de petits fours pour discutter des choix de gens qui sont aprés tout libres.

Amicalement,
66

Tamedit n-was
04/10/2006, 07h47
Un chercheur doit etre conscient et doit etre un cadre avant tout
et un cadre qui quite sans pays en raison de son incapacité de faire un changement , dans la logique des choses ,, il n'est pas considéré comme cadre , et donc ces soit disants chercheur ne sont pas cadres et ne sont pas utiles

et notre pays n'a pas vraiment besoin de ce gene de chercheur

Tizinissa
04/10/2006, 09h28
plus de 40 000 chercheurs ont quitté l’Algérie depuis 1996.

40 000 chercheurs ?!!! ils cherchaient ou jusqu'a leur depart ?

Une info qu'il vaudrait mieux oublier !

Louali
04/10/2006, 09h29
Il m'est arrivé de visiter, à diverses reprises, le Canada et particulièrement le Québec. La première chose qui me frappe toujours et qui me désole c'est le nombre alarmant d'algériens et de maghrébins en général qui vivent d'aide sociale octroyé par le gouvernement local ou font des travaux précaires au salaire minimum dans des manufactures. La plupart de ces immigrants ont des diplômes universitaires de haut niveau et faisaient partie de l'élite dans leur pays et malgré tout cela ils se retrouvent déclassés à leur arrivée au Canada. Ce pays en fait n'est qu'un miroir aux alouettes.

tadart
04/10/2006, 09h56
un cadre qui quite sans pays en raison de son incapacité de faire un changement

beaucoup de responsabilité sur un cadre, même supérieur :confused:

chercheur ne sont pas cadres et ne sont pas utiles

Penses-tu qu'avec un tel discours tu vas les persuader de partir.

Si ils partent c'est justement parce que l'état ne leur donne pas la possibilité d'évoluer.

J'ai lu plus dans un autre post qu'un maçon gagnait 3 fois plus qu'un enseignant ou un cadre.... A quoi bon faire des études alors ;)

DZmes Bond
04/10/2006, 13h15
Les statistiques algériennes... c'est une honte ! Ils disent n'importe quoi !
Maintenant le fonds du problème pour le FCE est la fuite des gens qualifiés d'Algérie. Qu'il reste dans la sphère économique et qu'il fasse pression pour faire avancer les dossiers sur le système bancaire et le foncier par exemple au lieu de parler sur un sujet qui ne l'affecte que très peu !
Mais ceux qui sont encore sur place, ont'ils leur chance au moins ? Les encouragent'ils à rester avec des conditions raisonnables ?

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