PDA

Voir la version complète : Le Viagra brise des tabous en Algérie


Stanislas
05/12/2004, 18h16
ALGER (AP) -- Avec l'arrivée du Viagra fin 1999 sur le marché algérien, les patients semblent ainsi avoir brisé un tabou dans une société traditionnellement machiste, n'hésitant plus à faire appel aux services d'un spécialiste pour résoudre leurs problèmes sexuels.
Quatre à cinq boîtes de Viagra sont vendues par mois dans chaque pharmacie d'Alger, selon un chiffre récemment dévoilé lors d'un séminaire scientifique organisé jeudi et vendredi à Alger par le géant pharmaceutique américain Pfizer, inventeur de la «pilule du bonheur».
En Algérie, en cas de difficultés sexuelles dans le couple, c'était forcément la femme qui était en cause et qui consultait pour résoudre le problème. Et en cas d'échec, cela débouchait souvent sur un divorce, sans que le mari ne se remette en cause à aucun moment.
Lancé il y a cinq ans dans le pays, la médiatisation de ce médicament a révélé l'extrême difficulté à établir un dialogue sur le sujet du dysfonctionnement érectile, sujet tabou entre les médecins et les patients.

http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20041205.FAP8713.html?1603


Et si ca pouvait aider les couples à consolider le vie amoureuse. je ne vois pas de mal à ça!


Prochainement aprés les autorisations sur le marché. L'intinsa le viagra pour femme sera mis sur le marché


Aux États-Unis, le Viagra pour femmes ne sera pas commercialisé aussi vite que l'aurait souhaité son concepteur.
Un comité d'experts vient de recommander aux autorités américaines de ne pas permettre la vente de l'Intrinsa, le premier stimulant sexuel pour femmes.

Le produit, de la compagnie Procter and Gamble, est un timbre diffusant à travers la peau des hormones qui stimuleraient la libido féminine.

La FDA, qui contrôle les substances mises sur le marché, est très méfiante.

On craint que ce traitement hormonal n'augmente les risques de maladies cardio-vasculaires et qu'il ne devienne un aphrodisiaque, comme l'est devenu le Viagra.

http://lcn.canoe.com/lcn/sciencesetmedecine/sciences/archives/2004/12/20041203-161609.html

Sabiha
07/12/2004, 14h59
Personne ne bronche sur ce sujet...

Encore tabou? :lol:

Gharib38
07/12/2004, 15h03
Si personne ne branche sur ce sujet, cela montre que les Algériens n´ont pas de probleme de :mrgreen: :mrgreen: .

Virginie
07/12/2004, 16h32
Si personne ne branche sur ce sujet, cela montre que les Algériens n´ont pas de probleme de

:mrgreen: Amen...

:22: Plus sérieusement, il faut déjà être "actif" pour avoir des problèmes et s'en rendre compte ainsi que la conviction que combler sa partenaire est aussi important que de se combler soi même... Et il me semble ce type de produit s'adresse à une population somme toute restreinte, qui souffre de véritables problèmes physiologiques en dehors des abus à visée aphrodisiaque qui dénote d'un manque d'imagination certain. Mais j'ai pas fait de sondage pour vérifier :redface:
Pour finir, une remarque ne se limitant pas à l'Algérie et pour laquelle là par contre, j'ai fait un sondage : un nombre de femmes qui vous paraitrait effarant ne se plaignent jamais des "performances" de leur conjoint tant la communication sur le sujet leur parait délicate et qu'elles craignent de "fâcher" ou de "blesser" quelqu'un qu'elles aiment ; et restent de longues années, voir toute leur vie sans connaître de pleine satisfaction dans leurs relations intimes quitte à finir par tromper leur mari ce qui ne les satisfera pas forcement plus puisque leur blocage réside essentiellement dans les tabous partagés de part et d'autre et dans la difficulté de communiquer (attention à la communication à tout prix qui peut avoir un effet encore plus bloquant) donc au niveau psychologique. D'autres se résignent pour de bon. Et tout le viagra du monde n'y change pas grand chose, du moins pour la dame au premier plan et pour le monsieur qui ne peut "vraiment" s'enorgueillir au second... :wink:

Virginie
07/12/2004, 16h50
ne se plaignent jamais des "performances" de leur conjoint tant la communication sur le sujet leur parait délicate et qu'elles craignent de "fâcher" ou de "blesser" quelqu'un qu'elles aiment


Là je veux quand même préciser ma pensée pour ne pas fermer la porte à l'espoir pour mes chers "frères" (et soeur). Pour ce que j'ai constaté autour de moi et par ma propre expérience ainsi que mes nombreuses lectures sur le sujet, ce ne sont pas les "performances" au sens technique qui généralement ne satisfont pas les femmes (on est pas à Mani-court :22: ). Les problèmes majeurs me semble t'il se déclinent plus dans : Manque de confiance (en soi, en l'autre ou dans la relation), manque de douceur, de tendresse, acte trop "mécanique" (d'ou le fait qu'on est pas sur un circuit auto), tabous... Donc avant de faire des dons à la recherche en chirurgie "plastique" ou autre stimulant allopathique, pensez quand même à la bonne vieille mère nature et tout ce qu'elle nous a apporté, pas seulement en substance mais autant dans le coeur et dans la tête.

mkh
07/12/2004, 17h55
Les relations intimes D'après le Shaykh al Qaradawi :

http://www.islamophile.org/spip/article79.html

Extraits :

"L’Islam, en tenant compte de la force du désir masculin, n’a pas oublié la part de la femme, et son droit naturel à satisfaire ses pulsions de femme. Pour cette raison, le Prophète dit à celui de ses Compagnons qui jeûnait la journée et qui priait la nuit, comme `Abd Allâh Ibn `Amr : « Ton corps a un droit sur toi et ton épouse a un droit sur toi »."

"L’Islam a entre autres attiré l’attention sur le fait que l’homme ne doit pas avoir pour unique but de satisfaire à ses propres besoins sans s’intéresser aux sentiments de son épouse et à ses désirs. Pour cette raison, on rapporte un hadith qui incite aux préliminaires avant l’acte sexuel, préliminaires tels que les caresses, les baisers, etc... L’acte sexuel n’est ainsi pas réduit à un simple accouplement animal. Les Imâms de l’Islam et ses grands juristes n’ont ainsi vu aucun inconvénient ni aucun mal à rappeler cet aspect (les préliminaires) que certains couples tendent à négliger.
"

"Al-Ghazâlî dit encore : « Une fois qu’il a satisfait son plaisir, l’homme doit patienter jusqu’à ce son épouse satisfasse son appétit également. En effet, l’orgasme de l’épouse peut prendre du temps. Si l’homme se retire, cela peut décupler le désir inassouvi de la femme, ce qui constitue un tort à son encontre. La non-coïncidence temporelle des orgasmes impose à l’homme de se retenir, aussi précoce soit-il. Car la coïncidence des orgasmes augmente le plaisir de la femme. Que l’homme ne s’occupe de lui-même sans porter d’intérêt à son épouse, car cette dernière peut être pudique, et ne rien lui dire. »"

"Après Al-Ghazâlî, l’Imâm salafi, le pieux, Abû `Abd Allâh Ibn Al-Qayyim mentionne dans son livre Zâd Al-Ma`âd fî Hady Khayr Al-`Ibâd la voie à suivre, qui est celle du Prophète - paix et bénédiction sur lui - au niveau de l’acte sexuel. Ibn Al-Qayyim ne voit aucune incommodation religieuse qui l’empêcherait de parler de cela, ni aucune contrainte morale, ni aucun manquement à la société, comme le penseraient certaines personnes, à notre époque actuelle.

Selon ses termes : « La guidance du Prophète en matière d’acte sexuel et de mariage est la meilleure des guidances. L’acte sexuel préserve la santé, accomplit le plaisir et la joie de l’âme, et rassemble les trois fonctions pour lesquelles il a été établi. L’acte sexuel a en effet été établi pour trois raisons, qui sont ses fonctions originelles :


1 conserver l’espèce et perpétuer le genre humain jusqu’à ce que les temps prévus par Dieu s’accomplissent en ce monde.
2 évacuer le liquide dont l’emprisonnement nuit à la santé du corps.
3 assouvir le désir, parvenir à l’orgasme et profiter de ce bienfait. Cette 4 dernière fonction est, à elle-seule, ce qui est promis au Paradis.

Parmi les avantages de l’acte sexuel : rabattre son regard, préserver son âme, être capable de s’élever au dessus de l’illicite, et réaliser ces objectifs pour son épouse. L’homme profite ainsi à lui-même, ici-bas comme dans l’au-delà, et profite également à sa femme. Pour cette raison, le Prophète pratiquait et aimait l’acte sexuel, disant : « De votre monde, j’ai aimé les femmes et les parfums »."

"Puis l’Imâm Ibn Al-Qayyim dit : « Avant l’acte sexuel, il est nécessaire de s’amuser avec la femme, de l’embrasser, de lui sucer la langue. Le Messager de Dieu, paix et bénédiction sur lui, s’amusait avec son épouse et l’embrassait. Abû Dâwûd rapporte que « le Prophète embrassait `Â’ishah et lui suçait la langue ». Jâbir Ibn `Abd Allâh dit : « Le Messager de Dieu a interdit la pénétration avant les caresses » ».

Tout cela nous montre donc que les juristes de l’Islam n’étaient pas « arriéristes » ni « obscurantistes » pour le traitement de ces questions. Ils étaient au contraire, dans la terminologie de notre époque, des « modernistes » réalistes.
"

Virginie
07/12/2004, 18h46
:smile:
Bonsoir mkh et bonsoir à tous,

Je vais peut-être avoir l'air de m'interesser de trop près au sujet :redface: mais j'enfonce quand m^me le clou derrière toi.
Je te remercie vivement de ces références que tu nous a apporté dont j'avais déjà eu vent par la tradition orale par un de mes amis d'enfance, un frère, un homme très pieux, pratiquant et cultivé. C'est la première fois que je lis les sources exactes qui effectivement nous montre donc que les juristes de l’Islam n’étaient pas « arriéristes » ni «obscurantistes » pour le traitement de ces questions. Ils étaient au contraire, dans la terminologie de notre époque, des « modernistes » réalistes.
Sinon je crois que ces textes disent tout et que tu as souligné l'essentiel. Encore merci et bonne soirée.

Cookies