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Voir la version complète : 5 octobre 1988: une révolution démocratique ?


Tamedit n-was
05/10/2006, 09h26
Salam tout le monde ,,

Peut on considérer le 5 Octobre comme une révolution démocratique ?

Peut on considéré tot les vectimes de 5 octobre comme des martyres ?

Ont ils un statuts martyres ou quels statuts ,

sont les fondateurs de la democratie algerienne alors la republique democratique populaire algerienne reconnue leur sacrifice ?


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un extrait d'un entretient sur cette date et la comemoration de cet evenement
La date du 5 octobre 88 est significative d’une nouvelle marche démocratique pour l’Algérie. C’est une ère nouvelle pour les Algériens, bien qu’elle ait été arrachée avec les souffrances et le sang de la jeunesse qui s’est battue bien avant cette date pour l’Algérie.

C’était le résultat de tous les mouvements de protestation qui ont eu lieu depuis 1962 jusqu’à 1988. Nous avons deux principales raisons pour commémorer cette date. La première, c’est rendre hommage à tous ceux qui ont mené le combat pour la démocratie jusqu’à aujourd’hui et la seconde a pour but de préserver cette brèche ouverte pour la démocratie.

Nous veillons à ce que le processus démocratique ne soit pas refermé. Notre devoir est de défendre ces acquis démocratiques, ne pas les laisser s’évaporer dans la nature, et ce, quel que soit le prix que nous payons. Chaque année, nous organisons un rassemblement à la place des Martyrs

Tamedit n-was
05/10/2006, 10h18
par le biai de ce sondage et par vos réponse argumentées je veus une discussion objective sur cette evenement

Bien Cordialement sensib

shadok
05/10/2006, 10h29
Moi je pense que c'était une révolte et une explosion populaire qui a été transformée après en révolte démocratique.

chikita
05/10/2006, 12h34
oui c t une revolte populaire mais qu'elles ont ete les consequences????
qu'est ce qui a changé apres??? alors oui on a eu plus de parti mais a quoi bon??? rien a changer depuis; la situation de l'algerien de base ne c pas amelioré, nos libertés sont tjrs aussi restreinte qu'avant !!
alors oui les jeunes qui ont ete tué sont pour moi des martyres mais tout comme pour les evenements de 2001 leur mort n'a servi a rien que du gachi

rabi3
05/10/2006, 12h39
Le 5 octobre a été l'éxpression du raz le bol populaire,le peuple avant tous ces politiciens de salon a senti profondément la crise multidimensionelles dans laquelle l'algerien allait sombrer,le pouvoir de l'époque n'a pas mis de gant pour mater dans le sang et éttouffer dans l'oeuf ce mouvement qui mettait sans aucune ambiguité le systeme qui les dirrigeait au banc des accusés.

Ca été la sonnette d'alarme pour le pouvoir et pour tous les opportunistes de tous bord qui ont tant bien que mal éssayé et en quelques sortes réussi á récupérer, puisque chadli a même consenti á verser qqs larmes de crocodille sur la chaine unique et les islamistes en parfaits opportunistes ont mis á leur compte ce formidable élan libérateur, mais l'opposition démocratique s'est contenté d'observer la suite des évenements en ésperant épouser le moule populaire avec lequel des liens historiques ont été coupes du faite de la longue absence.

Le 5 octobre devrait être celebré par les algeriens parcequ'il a ouvert la voie de la libération du peuple comme l'a fait avant lui le 1 er novembre. Un petit arrière gout d'ametume subsiste tout de même car le 5 oct est jugé par les historiens comme un feu de pailles vite étteint qui a dissuadé la majorité du peuple algerien á un quelconque changement pacific.
La suite a été dix longues années de violence et de souffrance.

A quand un deuxieme 5 juillet?

tariqlr
05/10/2006, 13h10
Notre devoir est de défendre ces acquis démocratiques,....
C'est la logique et le bon sens.
Quel que soit le dirigeant, le citoyen a le droit et le devoir de défendre la liberté et la démocratie. Ceux qui ont manifesté avant 62 et ceux qui ont manifesté en 88 luttaient pour les mêmes raisons et les mêmes causes, sauf qu'elles étaient beaucoup plus graves et d'une autre configuration. La lutte pour les causes justes restent toujours d'actualité et dans tous les pays. Il est vrai que les luttes sont diffèrentes d'un pays à l'autre, mais les revendications des uns et des autres sont légitimes. Chaque groupe sociale, chaque peuple a ce qu'il mérite d'avoir. Demain n'existe pas!
Dans les pays arabo-musulmans et on peut ajouter l'Afrique dans sa grande majorité, les populations souffrent des mêmes maux (ou presque).
- politique éphémère,
- certains utilisent les méthodes moyenageuses,
- manque de liberté et de démocratie,
- dictature et corruption ...
Ceux qui sont morts pour ces causes en 88 sont des héros. Hélas, les dirigeants ont une responsabilité d'avoir nier au peuple algérien sa soif de liberté et de démocratie. Nous connaissons la suite.
Je me suis posé la question suivante:
Qui formate qui? Les citoyens algériens qui abdiquent aux injonctions des prédateurs ou les idées des arabes rois et présidents-rois qui déteignet sur les politiques en Algérie? Sans la liberté et la démocratie, vous pouvez nager dans des silos de dollars comme Picsou, vous ne serez pas heureux.

La liberté des autres étend la mienne à l'infini. Bakounine

Bachi
05/10/2006, 16h59
Peut on considérer le 5 Octobre comme une révolution démocratique ?

Dommage qu'elle ait été récupéré très vite par les intégristes.
Ce qui fait qu'à l'opposé d'une révolution, le 5 octobre fut le début d'une régression certaine.
Le fondamentalisme s'estompe dans l'Algérie d'aujourd'hui et c'est tant mieux.
Mais je crains fort qu'on ne soit pas encore sorti de l'auberge verte de tous les fascismes.

shadok
05/10/2006, 20h16
A quoi a servi le 5 octobre ?

Quotidien d'Oran
05/10/2006
Zoubir Khélaifia


5 octobre 1988 - 5 octobre 2006: dix-huit ans sont déjà passés sans que le moindre voile ne soit levé sur les commanditaires des émeutes qui, par la suite, se sont transformées en soulèvement populaire avec tous les dégâts qui en découlèrent, que ce soit en vies humaines ou bien en dommages subis par les institutions et entreprises publiques.

En cette dix-huitième anniversaire de ce soulèvement, l’Algérie continue de panser ses plaies et n’arrive toujours pas à relever la tête de l’eau comme si elle n’a pas appris la leçon et tiré les conséquences utiles à son développement, malgré les efforts consentis par le président de la République.

Le 5 octobre 1988 représente désormais un tournant décisif dans l’histoire contemporaine algérienne. Du parti unique au pluralisme politique, du dirigisme économique à l’économie de marché, de la presse « unique » à l’ouverture du champ médiatique, tels sont les acquis de cet évènement historique, même si maintenant tout le monde sait que les jeunes Algérois ont été manipulés par des forces occultes pour qu’ils sortent dans la rue crier leur ras-le-bol.

Avant cette date, le chômage faisait rage et l’Algérie était au bord de la récession économique sans que le peuple ne soit au courant. Les dirigeants ne sentaient pas venir la chose au point où, la veille, le président de la République de l’époque, Chadli Bendjedid, a, dans un discours télévisé, déclaré: « Ceux qui ne sont pas satisfaits de notre façon de gérer le pays n’ont qu’à quitter l’Algérie ». Une phrase assassine saisie au vol par ceux qui voulaient sa tête. Tôt la matinée, les quartiers populaires de la capitale étaient en ébullition. Rassemblés devant les lycées à Bab-El-Oued et à El-Harrach, les jeunes avaient soudainement convergé vers le centre de la capitale malgré les efforts de la police pour les contenir. Les émeutes gagnaient toutes les régions du pays: c’était pratiquement l’embrasement total. Les dérapages que tout un chacun connaît ont coûté la vie à plus de 4.000 Algériens, sans compter les blessés et les mutilés qui sont estimés à plusieurs milliers.

Depuis plusieurs jours, des hommes armés non identifiés tiraient sur les foules et la situation s’aggravait de plus en plus jusqu’à l’intervention télévisée de Bendjedid, le 10 octobre, destinée à apaiser la situation. Ces évènements ont abouti, le 23 février 1989, sur un nouveau dispositif constitutionnel qui a instauré le pluralisme politique ainsi que les libertés fondamentales. Malgré ces acquis, le pays allait sombrer dans un chaos unique dans les annales de l’Algérie post-indépendance dès les débuts des années 90, c’est-à-dire juste après la démission de Chadli Bendjedid et l’émergence des islamistes, sous la bannière du l’ex-FIS.

Les luttes politiques et l’arrêt du processus électoral, qui a vu le parti dissous rafler l’écrasante majorité des sièges à l’APN, ont débouché sur les premiers attentats terroristes qui allaient se poursuivre pendant plus d’une décennie, causant la mort de plus de 100.000 Algériens et des dégâts économiques considérables.

Si notre pays a recouvré peu ou prou la paix depuis l’arrivée de Bouteflika à la tête de l’Etat et que les caisses sont pleines depuis l’embellie financière principalement due à la flambée du prix du pétrole, force est de dire que cette embellie ne s’est nullement répercutée sur le mode de vie du citoyen. Comme si le 5 octobre ne nous a pas servi de leçon.

tariqlr
05/10/2006, 21h46
Dommage qu'elle ait été récupéré très vite par les intégristes.
Ce qui fait qu'à l'opposé d'une révolution...
Voilà le grain de sable semé par les nulards et exploité par les chasseurs de primes.

Bachi
05/10/2006, 22h41
Je ne comprends pas ton commentaire...

hben
05/10/2006, 23h04
Peut on considérer le5 Octobre comme une révolution démocratique ?
Indéniablement non!!!
La conséquence la plus visible, celle qui a marqué l'histoire de l'Algérie ces vingt dernières années, est la création du fis!!!et son corollaire le térrorisme islamiste et d'état!!! création qui n'est guère ce qu'on peut appeler une réussite démocratique! loin s'en faut!!

nabilo
06/10/2006, 00h01
Jusqu'à quand on reste en hibernation, vous croyez que le 5 octobre été l’œuvre des jeunes ? ; mais NON NON et NON
Vous avez oublié le discours du président CHADLI BEN DJEDID deux jours avant le 5 octobre ; il a incité le peuple à sortir à la rue
Comment vous expliquez l’apparition des blindés dés les premières heures des émeutes ? La chronologie des faits, été bien planifié ; tout été préparé et calculé ( des milliers de soldats "appelés" étés opérationnels à Alger le jour même, malgré que leurs casernes se trouves à des centaines de kilomètre de la capitale « Djelfa, Laghouat, Chlef… »)

ALAH YARHAM ELI MATO

Je n’in crime pas l’institution militaire HACHA mais le pouvoir occulte les « BESNASA » du sang du peuple


Pourquoi le 05 Octobre (deux ans après 1986)
Pourquoi 1986


Excuse-moi BACHI mais vous êtes hors jeu.

postra
06/10/2006, 02h26
Après 1988 du « parti unique » nous sommes passer au « multipartisme »
Qui est en réalité une « multiplication du parti unique » comme disait un écrivain dont je me rappel pas la source.
L’esprit politique resta le même et les véritables repères et acteurs de ce mouvement populaire ont été écarté de la marche et même des traces !!

Octobre 88 je le vois comme une révolte populaire qui pouvait débouché sur une révolution ? mais quelle révolution ? le plus probable était le déclenchement d’un processus de luttes révolutionnaires.. mais l’heure à l’époque était à la révolte anarchique la colère le ralbol… Donc ça reste comme une révolution incomplète..

Il existe certainement de multiples raisons pour commémorer cette date
Mais cette commémoration doit être une ré-appropriation populaire de l’histoire car le pouvoir en place cherche à séquestrer (avec les manuels scolaires) cette date pour en faire comme toute les autres des « fêtes nationales » et des « tragédies nationales » par référence à la pensée de Bouteflika

Celui qui ne sait pas défendre ses acquis démocratiques, ne peut pas en acquérir d’autres.. c’est impossible

tariqlr
06/10/2006, 13h23
Salut Bachi!

J'ai évité le mot "révolution" et j'ai dit révolte. Par contre suite à cette révolte il y a eu révolution par récupération.
Initiée par les nulards: dans tout changement historique les "personnalités puissantes" jouent un rôle très important - parfois ils se gourent, donc ils étaient nuls.
Récupération par des chasseurs de primes: comme je pouvais dire- chasseurs de têtes, de pouvoir, ou de respectabilité…
Hélas c’était une récupération politique dévastatrice.
Pourquoi révolution? Une révolution est un changement: qu'il soit culturel, politique ou économique. Donc on peut parler de révolution.
Est-ce que les humains sont les produits de leur milieu?
On dit que chaque être humain est unique et différent des autres. En effet, il est différent mais par l'argumentation, les compromis et la suggestibilité, il accepte de gommer qques caractères particuliers pour se fondre dans son groupe.
Les algériens sont viscéralement « libres » et individualistes. Je ne dis pas qu’ils sont exceptionnels ou « venus d’ailleurs » ! C’est leur histoire qui les a façonnés sur plusieurs siècles. Pour les fédérer il suffit de trouver la chose qu’ils partagent le plus.
Selon Bertrand Russel : « Les causes des changements historiques sont de trois ordres :
- Evolution économique,
- Théorie politique et,
- Personnalités puissantes. »

L’Etat quel qu’il soit cherche à uniformiser les individus, le peuple dans son ensemble pour mieux le gérer. Les algériens sont loin de répondre à ces critères (voir ci-dessus) et je souhaite beaucoup de courage pour les dirigeants. Mais comme ils sont issus de ce même peuple, ils sont et seront dans l’obligation d’assumer et trouver les ingrédients qu’il faut.

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