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Voir la version complète : Lutte contre la corruption


shadok
05/10/2006, 12h39
Après que l’Algérie a été épinglé plusieurs fois, par les organismes internationaux comme la Banque Mondiale, sur le dossier de la corruption, le conseil de gouvernement a avalisé 3 projets de décrets présidentiels pour lutter contre ce fléau qui menace la stabilité du pays.

Ce qu’il faut noter :

- la loi s'applique maintenant à l’ensemble des agents publics : du simple fonctionnaire dans une APC à celui exerçant dans une haute institution de l’État. Il n’y a pas que les hautes fonctions officielles, dont le wali, le ministre, le Chef du gouvernement, et le président de la République, qui sont concernées par la déclaration de patrimoine.

- la déclaration du patrimoine touche aussi les enfants prête-noms

- la déclaration de patrimoine ne doit pas se limiter seulement aux biens acquis en Algérie, mais aussi à l’étranger

C’est bien de faire des lois pourvues quelles soient appliquées.

_______________________
Lutte contre la corruption
Le gouvernement tente de se rattraper

El-Watan
05/10/06

Le Conseil de gouvernement a avalisé, hier, 3 projets de décrets présidentiels portant application de la loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption, présentés par le ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Le premier projet fixe la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption. Autorité administrative indépendante, jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’organe comprend, notamment, un conseil de veille et d’évaluation chargé de donner son avis sur les conditions et modalités d’application des programmes ainsi que sur les différents rapports, avis et recommandations de l’organe. Il précise, par ailleurs, que le président de l’organe élabore un rapport annuel d’activités qu’il adresse, annuellement, au président de la République, tout comme il est habilité à transmettre au ministre de la Justice, garde des Sceaux, tout dossier comportant des faits susceptibles de constituer une infraction pénale.

Le second projet fixe les modalités de déclaration de patrimoine pour les agents publics autres que ceux prévus par l’article 6 de la loi sus-énoncée. Il opère une distinction entre les agents publics. Les premiers sont, ainsi, tenus de souscrire la déclaration de patrimoine devant l’autorité de tutelle alors que les autres agents de l’Etat, dont la liste est fixée par arrêté de l’autorité chargée de la Fonction publique, sont tenus, pour leur part, de souscrire cette déclaration devant l’autorité hiérarchique directe.

Le troisième projet fixe le modèle de déclaration de patrimoine et détermine son contenu et les informations que l’agent public est tenu de donner dans ce cadre. Les informations à consigner dans cette déclaration portent sur l’inventaire du patrimoine de l’agent public concerné et concernent, notamment, la nature de ses biens immobiliers ou mobiliers ainsi que ceux appartenant à ses enfants mineurs situés en Algérie et/ou à l’étranger, conformément à un modèle annexé au projet de texte.

Ces trois projets de textes, souligne-t-on, complètent le dispositif législatif et réglementaire par la mise en place d’instruments appropriés et de procédures qui concourent à l’efficience de la stratégie de lutte contre la corruption. A signaler, par ailleurs, que le Conseil de gouvernement a adopté le même jour un projet de décret exécutif portant organisation et fonctionnement de l’Ecole nationale d’administration (ENA), présenté par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Etablissement public à caractère administratif, l’Ecole nationale d’administration, après avoir été placée, récemment, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, sera chargée d’assurer la formation des cadres de conception et d’autorité pour les besoins de l’administration de l’Etat, des collectivités territoriales et des institutions publiques, d’organiser des actions de perfectionnement et de recyclage au profit des personnels d’encadrement relevant des institutions et administrations publiques et de développer des activités d’études, de recherche administrative, d’audit et de conseil au profit des institutions et administrations publiques. L’accès à l’école sera ouvert, sur concours, aux candidats titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme d’ingénieur d’Etat pour y poursuivre une formation d’une durée de 3 ans.

Z. C.

tariqlr
05/10/2006, 13h30
La corruption est une néfaste culture. Elle n'existait pas ou très peu dans les années 70. Gare à celui qui voulait corrompre un douanier ou un flic. Pourquoi?
Demandez aux anciens ce qu'ils en pensaient après avoir voyagé dans d'autres pays et revenir en Algérie?.
Même les enfants jouent à ce jeu morbide et dévalorisant.
La corruption existe partout, mais dans les pays démocratiques je vous invite à aller visiter les prisons et assister aux débats publics dans les tribunaux.
Donc la corruption étant une culture, il serait tant de revoir les contenus des cours et la qualité de l'enseignement du primaire.

dzcomment
06/10/2006, 15h15
Comme disait quelqu’un, dans les années 70 il y avait quelques corrompus qui étaient connus maintenant ils sont 33 millions.

velsatis
06/10/2006, 17h59
le general lebed disait (paix a son ame)
avec les gros on discute
avec les petits onse dispute

shadok
06/10/2006, 18h05
Les secteurs corrompus sont connus. Il suffit juste une volonté politique pour ce débarrasser de ce fléau. Il faut commencer par la Douane ...

hben
06/10/2006, 19h49
le conseil de gouvernement a avalisé 3 projets de décrets présidentiels pour lutter contre ce fléau qui menace la stabilité du pays.

Croire à de telles ineptie ne relève plus de la naïveté mais de la déblité profonde!! Le gouvernement de la République Algérienne va donc lutter contre la corruption!!!!!Mais c'est lui la corruption!!!!, c'est un monument dedié à la corruption!!! Il y avait un seul qui pouvait et qui voulait lutter contre la corruption en Algérie, parcequ'à lui personne ne pouvait dire "toi aussi tu as bouffé"!!! C'est Boudiaf allah irahmou!! on a su ce qu'il en est advenu de lui!!!

postra
06/10/2006, 21h14
C’est pas les corrompus qui luttent contre la corruption normalement
Y’en a beaucoup qui critiquent la douane la corruption ex..
Mais le jour ou ils veulent rentré un véhicule en Algérie ha.. il se rappellent qu’ils ont un cousin ou le frère d’un ami qui travaille à la douane..!
ce débarrasser de ce fléau n’arrange pas des milliers de personnes
Ça va du simple citoyen qui n’a pas le choix pour régler un petit souci
Jusqu’au ministre qui fait des investissements par intérimaire

En Algérie rappelez vous nous avons aussi cette mentalité qui dit :
Normale c’est tout le monde qui fait ça aujourd’hui ou est le problème ?!

Laari1
07/10/2006, 14h26
Merci, hbenamara, d'avoir cité le Président Boudiaf. Tu as exprimé mes pensées. Il a suffi de quelques jours à ce grand homme qui a tout simplement accordé la liberté d'expression.Tous les foyers de corruption ont été dévoilés par la presse grâce à d'excellents journalistes: la douane (affaire des D15) la justice (les magistrats faussaires) l'armée (affaire Belloucif) ect. Il en est mort, il a fait son devoir, Allah yerrahmou. (voir poème "la mort du président")

hben
07/10/2006, 15h49
Merci, hbenamara, d'avoir cité le Président Boudiaf. Tu as exprimé mes pensées. Il a suffi de quelques jours à ce grand homme qui a tout simplement accordé la liberté d'expression.Tous les foyers de corruption ont été dévoilés par la presse grâce à d'excellents journalistes: la douane (affaire des D15) la justice (les magistrats faussaires) l'armée (affaire Belloucif) ect. Il en est mort, il a fait son devoir, Allah yerrahmou. (voir poème "la mort du président")

...Et l'affaire Hadj Bettou!!! tu t'en souviens Laari???
Des sacs de semoules pleins de billets de banque!!!
Il ne comptait pas les billets, il les pesait!!!!
Et aujourd hui des Hadj Bettou se ramassent à la pelle!!!

voilatizi
07/10/2006, 17h00
COUFFINS DU RAMADHAN À SÉTIF
Le wali estomaqué par les élus


Par : Rubrique Radar
Lu : (109 fois)

Durant ce mois de Ramadhan, les 33 élus de l’Assemblée populaire communale de Sétif ont eu droit à 30 couffins chacun pour les distribuer aux nécessiteux de leurs connaissances. Quelques élus les ont carrément refusés en exigeant d’avantage, une centaine, a-t-on appris. Se plaignant auprès du wali de Sétif, la réponse de celui-ci a été cinglante : “C’est triste de voir un élu courir derrière un couffin, alors que c’est à lui de ramener de l’aide concrète aux démunis, quitte à mettre la main à la poche…” Ainsi, après le foncier, les véhicules et les logements, c’est au tour du couffin d’être la proie de certains élus.

Je pense que l'algérie est mal barrée avec cette histoire de corruption.Surtout avec des "élus" pareils .... :D

shadok
07/10/2006, 17h04
...Et l'affaire Hadj Bettou!!! tu t'en souviens Laari???
Des sacs de semoules pleins de billets de banque!!!
Il ne comptait pas les billets, il les pesait!!!!
Et aujourd hui des Hadj Bettou se ramassent à la pelle!!!

Maintenant, il y a pleins de Hadj Picsou en Algérie :)

Laari1
07/10/2006, 18h20
Incroyable !!! dans mon précédant message j'allais citer Hadj Bettou, qui se la coule douce actuellement. Bien sûr que je m'en souviens, avec son procès qui a fini comme une grosse plaisanterie. Il avait déclaré qu'il était heureux d'être jugé par une cour présidée par un magistrat honnête et "nas m'lah" et tout le monde en avait ri. Quelle misère!

moumed
07/10/2006, 18h24
C’est triste de voir un élu courir derrière un couffin, alors que c’est à lui de ramener de l’aide concrète aux démunis, quitte à mettre la main à la poche…


.................................................. ..

Son argent il peut le garder .

On lui demande seulement de faire en sorte que des lois benefiques au peuple soient votées et surtout soient appliquées.

hben
07/10/2006, 18h42
Incroyable !!! dans mon précédant message j'allais citer Hadj Bettou,

T'étonne pas mon Laari!!! Les grands esprits se rencontrent!!!

Quel modeste je fais!!! :redface: :redface: :redface:

voilatizi
11/10/2006, 08h29
On se croirait en collombie (même si ce pays fait des efforts contre la pieuvre) ou dans une république bananière avec cette histoire du "pablo escobar" algérien, le criminel zendjabil.Consternant. :redface:

L’affaire Zendjabil se corse !
Djamaledine Benchenouf, Algeria-Watch, 8 octobre 2006

Tout le monde aura remarqué que le site Internet d’El Watan a été déconnecté après la parution d’un article sur l’affaire Zendjabil. Il ne s’agit pas d’un incident technique, mais bel et bien d’une action délibérée d’étouffer cette affaire qui n’a pas encore traitée à sa juste dimension par la presse occidentale et qui est donc encore inconnue de l’opinion de ces pays.

Cette affaire, autrement plus grave et plus compromettante pour « les forces de l’ordre » et de très hauts dignitaires de l’Etat, que l’affaire Khalifa, a totalement échappé à la vigilance des journalistes d’investigation spécialisés dans l’Algérie. Parce que même les plus perspicaces d’entre eux, par un souci, tout professionnel par ailleurs, de ne jamais s’avancer sans preuves tangibles, et par une tournure de l’esprit, tout occidentale et quelque peu angélique, ont toujours refusé de croire, bien qu’ils les aient eux même souvent dénoncés pour des « broutilles », que les généraux pouvaient aller si loin dans l’horreur et le cynisme.

Il faut signaler, pour rendre à César ce qui appartient à César, qu’hormis l’ « Echo d’Oran » qui en a fait état et Algéria Watch qui a fait éclater le scandale, seul le quotidien El Watan, sous la plume de Salima Tlemcani, a traité de cette affaire sous un angle relativement intéressant. Le titre de l’article est d’ailleurs assez inhabituel, en ce sens que les journalistes algériens ne se tirent jamais, ou si peu, dans les pattes. Le titre « Mystérieux silence autour du Pablo Escobar algérien » jette la pierre à une presse habituellement friande de scandales et qui boude totalement l’affaire criminelle, certainement la plus importante depuis l’indépendance du pays, en ce sens qu’elle implique des responsables au plus haut sommet de l’Etat, de l’armée notamment, qu’elle est intimement liée au terrorisme qui a endeuillé des dizaines de milliers de familles et qui a une relation étroite et parfaitement méconnue avec l’approvisionnement de l’Europe en cannabis, par des filières algériennes. Mais l’étonnant dans ce titre accusateur est que El Watan a lui même passé ce scandale sous silence… pendant deux mois.

Le fait est que des milieux non encore identifiés, certainement sécuritaires, peut être même politiques, ont lancé des consignes strictes de ne pas traiter le sujet. Sous le prétexte commode du secret de l’instruction. Il faut bien comprendre que « Consignes » est un euphémisme poli. Pour ne pas dire menaces. Comme cela se pratique depuis que la « presse indépendante » a été créée. Avec, dès le départ, le choix entre la carotte et le bâton.
El Watan a donc fini par aborder le sujet, malgré les menaces, ou peut être sur « instruction », comme le sussurent les mauvaises langues, et va jusqu’à évoquer le rôle de responsables sécuritaires : «Certaines indiscrétions font état de près d’une vingtaine de personnalités connues dans cette région, entre officiers supérieurs de l’ANP et de la Sûreté nationale, ainsi que des magistrats et des hauts cadres de l’Etat, qui ont été déjà entendues sur les révélations compromettantes de Zenjabil » et rappelle la connivence entre les services de sécurité de l’Etat et les « terroristes » dans l’acheminement de la drogue. L’article conclut par une chute qui en dit long : « Le silence qui entoure l’enquête, plus de deux mois après sa neutralisation, laisse croire néanmoins que des pressions sont actuellement exercées par des clans du système pour étouffer au plus vite les révélations de Zenjabil, ou à la limite pousser ce dernier à la loi de l’omerta tant les enjeux sont importants et graves.»

Mais malheureusement, car il y a malheureusement un « mais », dans le traitement de l’affaire Zendjabil par « El Watan », est que la journaliste, pourtant considérée comme une initiée très proche de certaines sources sécuritaires d’informations, et qui a certainement une parfaite connaissance de l’affaire, de ses tenants, de ses aboutissants, a totalement occulté le rôle des vrais responsables du trafic du Kif qui transite par l’Algérie pour être acheminé vers l’Europe et dont le volume avoisine les 300 tonnes par an. Lors de sa « reddition », Zendjabil qui a revendiqué le bénéfice des dispositions de « la réconciliation nationale » et qui a déclaré avoir financé le terrorisme pendant des années, a surtout désigné des généraux et de très nombreux officiers supérieurs de l’Armée, dont certains s’étaient distingués dans la lutte contre le « terrorisme », comme ses supérieurs et ses commanditaires. Cela aussi a été passé sous silence par la journaliste. Et c’est cela qui est le plus grave. Parce que ces accusations gravissimes, si elles s’avèrent fondées, et qui sont de toute façon connues de l’opinion algérienne depuis des années, jettent un éclairage sans équivoque sur la tragédie algérienne.

C’est cet aspect là de l’affaire qui a nécessité le black-out de la presse sur l’affaire Zendjabil, puis son traitement par des méthodes subtiles qui pourraient consister à en escamoter la vérité. Celle qui prouverait à travers cette affaire que la junte au pouvoir dans les années 90 a utilisé les services de trafiquants de tout poil pour financer, instrumenter, infiltrer et manipuler les groupes armés islamistes. Si Zendjabil s’est rendu de son propre chef alors que sa fortune considérable aurait pu lui permettre de se fondre dans la nature, c’est qu’il savait qu’un contrat avait été lancé contre lui depuis des mois. Ses confessions pourraient ébranler tous les barons du régime, même ceux qui étaient en dehors de cette dynamique criminelle. Elle pourrait aussi mettre en péril et remettre en cause toute cette mascarade d’auto-amnistie. Elle pourrait aussi réveiller d’autres scandales que le régime s’échine à étouffer, comme celui des crédits bancaires, des fausses domiciliations, de l’assassinat de Boudiaf, de l’économie informelle et d’innombrables autres, qui toutes ont des connections avec la violence qui s’est déchaînée contre les populations et qui finiront, un jour ou l’autre, par se frayer un chemin vers l’opinion. C’est cette issue qui est particulièrement redoutée par le régime. Car jusque là, grâce à une télévision aux ordres, le média le plus accessible à 95% de la population, mais aussi à une presse écrite qui ne s’attaque jamais à l’essentiel, l’opinion n’a pas d’idée précise sur l’ampleur du saccage et du crime de masse qui ont été perpétrés contre le pays.

« Le peuple n’a pas besoin de savoir » comme avait dit Boumediene en son temps, sur des scandales d’une autre nature. C’est cette préoccupation vitale pour eux, qui pourrait amener les clans qui se livrent une guerre de positions à observer une trêve. Le temps d’évacuer le problème Zendjabil qui risquerait de lever le voile. Sur une république de voyous.

Des sources sûres et éprouvées, comme le mentionne El Watan par ailleurs, font état de pressions qui sont exercées sur Zendjabil pour l’amener à revoir sa copie et à revenir sur certaines déclarations compromettantes. En échange du traitement privilégié réservé aux repentis « terroristes ». Jusqu’à ce que la montagne accouche d’une souris, comme nous l’avons déjà dit. A moins que….

Djamaledine BENCHENOUF
http://esperal2003.*************/

ibnrushd
11/10/2006, 09h18
Notre chère presse privée à la mémoire selective, disont qu'elle cible ses missiles. Quand on est capable de reorienter les missiles vers ceux qu'on voudrait descendre (ex. affaire Khalifa), allons y franco, mais quand ça touche certaines personnalités et certains intérets très sensibles, pour un certains microcosme et une certaine presse privée, alors là, il faut être bien prudent...

D'autre part, les conclusions du journal méritent approfondissement. Quel intérêt a un type de la dimension de ce malfrat de se rendre aux autorités algeriennes, s'il n'avait pas des garanties, au lieu de fuir au bout du monde, ce que le microcosme aurait largement souhaité, comme pour Abdel Moumen Khalifa. Et pourquoi un contrat aurait été émis il y a quelques mois s'il ne souhaitait aps aller à contre sens de certaisn intérêts. Peut on plus faire confiance aux prisons algeriennes, que de pavaner dans le monde entier. Un contrat est-il moins applicables dans les prisons algeriennes, et pourquoi... Il y a une réorientation qui me semble suspecte...

To be continued...

moumed
11/10/2006, 10h24
Quel intérêt a un type de la dimension de ce malfrat de se rendre aux autorités algeriennes, s'il n'avait pas des garanties, au lieu de fuir au bout du monde, ce que le microcosme aurait largement souhaité, comme pour Abdel Moumen Khalifa.

.................................................. .......
Se refaire une virginité après quelques années passées dans une prison dorée ou il pourrait même continuer son business.
Pour l'Etat,un moyen de faire croire aux gens qu'elle nettoie le pays de la drogue.

ibnrushd
11/10/2006, 10h46
Mais on parle bien de scandale dans la presse, et de réévlations fracassantes. Crois tu qu'on se rende avec des révélations fracassantes dans l'optique que tu soulignes.

voilatizi
11/10/2006, 17h04
Je pense que les conclusions sont personnelles au journaliste mais le problème de "maffiasition" est bel et bien réel.

maffiasition : mot inventé pour la cause. :rolleyes:

ibnrushd
16/10/2006, 09h46
El Watan du 16 octobre 2006 > Actualite

Il dénonce ses parrains au Maroc et en Algérie

Ahmed Zendjabil se met à table

Ahmed Zendjabil, ou Chelfaoui (il est natif de Chlef), comme aiment bien l’appeler ses proches, fait trembler le milieu de la pègre oranaise depuis qu’il s’est constitué prisonnier le 3 juillet dernier au siège de la première Région militaire, à Blida, a-t-on appris auprès de sa famille.

En contact permanent avec celle-ci, qui lui rend visite régulièrement, le Pablo Escobar algérien aurait déjà balancé ses nombreux parrains qui se comptent parmi les plus hautes autorités militaires et civiles de l’Oranie, mais aussi ses relais au Maroc, en Belgique, en Espagne et en France. Pour les proches de Zendjabil, ce dernier n’est qu’une victime du cartel d’Oran, qui a sévi tout au long des années noires du terrorisme. Zendjabil aurait, selon ses proches rencontrés à Oran, dénoncé 19 personnalités, avec lesquelles il aurait eu des confrontations tout au long du mois d’août. Pour l’opinion oranaise, Zendjabil a bénéficié de la protection d’officiers supérieurs de la Région militaire, de hauts cadres de la wilaya d’Oran ainsi que des officiers de la sûreté nationale. Son activité a connu un développement fulgurant au point où vers la fin des années 1990, il avait la mainmise sur l’ensemble des réseaux de résine de cannabis marocaine qui approvisionnaient le marché européen, moyen-oriental, et algérien. L’immunité dont il bénéficiait lui a permis d’échapper pendant des années à la justice jusqu’en 1999, date à laquelle un mandat d’arrêt international pour contrebande de drogue a été délivré à son encontre, par le biais d’Interpol. En dépit de ce mandat, il a continué à contrôler ses réseaux et à assurer l’acheminement de la drogue, mais en se faisant de plus en plus discret. Son bras droit, Ghorfati Fethi, un autre baron de l’Oranie, prendra le relais. Mais, malgré les complicités dont il bénéficiait, il a suffi qu’il se réfugie à Alger, après sa fuite organisée du tribunal d’Essenia, pour qu’il soit arrêté par les services de sécurité en 2003. Dès son arrestation, Zendjabil a placé Arabat Ziane Abdelkader, dit Pascal, un de ses proches, pour contrôler la drogue. Mais en 2004, la mutation des responsables locaux militaires et civils vers d’autres régions du pays a quelque peu perturbé l’organisation. Pour de nombreux observateurs, Zendjabil ne se serait jamais rendu si des garanties ne lui avaient pas été données par certains cercles du pouvoir. En tout cas, sa reddition a eu des répercussions au Maroc même, où de hauts responsables de l’armée royale sont tombés parmi eux le général Hamidou Laânigri, directeur général de la sûreté nationale marocaine. Certaines sources ont révélé que l’arrestation de Kharraz, alias Chérif Benlouidane, le Pablo Escobar marocain, a été faite grâce à Zendjabil, son ami intime et son fournisseur de toujours. Le réseau démantelé s’est avéré être une véritable toile d’araignée impliquant d’importantes personnalités militaires et politiques marocaines ayant des relais à l’échelle régionale et internationale. DES pesonnalités impliquées Les personnalités citées ne sont pas des moindres. Abdelaziz Izou, pour ne citer que ce dernier, était le puissant directeur de la sécurité des palais royaux, ancien chef de la police judiciaire et de la préfecture de police de Tanger. Une longue liste, d’officiers de la Gendarmerie, de la police, de l’armée et des forces auxiliaires établie, aurait été révélée par Kherraz, parmi lesquels Akka Ahabbar, lieutenant-colonel de la Gendarmerie royale, commandant de la compagnie maritime de Tanger, Abdelmoula Tétouani, capitaine des forces auxiliaires, responsable des forces de surveillance, Hachimi Farid, commissaire à Tanger et bien d’autres hauts gradés des différents corps de sécurité. Ce coup de balai royal n’est autre que le résultat, selon les proches de Zendjabil, des informations que ce dernier a fournies. Du fait de son importance et ses implications au niveau régional, le dossier Zendjabil est donc géré par les plus hautes autorités du pays et suivi par le Président en personne, lequel aurait informé le roi Mohammed VI. Si du côté marocain, les réactions ont été rapides, en Algérie un silence total entoure cette affaire. Aucune information officielle n’a filtré sur la reddition de Zendjabil, ses révélations ou sa situation juridique actuelle. Tous ses proches ont indiqué que ce baron de la drogue s’est constitué prisonnier après avoir eu des garanties pour bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation dans la mesure où il a financé des groupes terroristes. Ce scénario a-t-il été concocté uniquement pour l’amener à se rendre et à le réduire par la suite au silence tant les enjeux et les implications de ses activités sont importants ?

Salima Tlemçani

dzcomment
21/10/2006, 09h42
Un nouveau voisin d’un ami vient de s’acheter une villa dans son quartier (prix pas moins de 5 milliards de centimes). Il roule en Audi 4x4 et Mercedes.

Profession ??

=> Inspecteur de Douanes !! :rolleyes:

noubat
21/10/2006, 11h14
le douanier a ses début était intègre , il a suffit qu'un voyageur lui propose du backchiche pour le corrompre et aujoud'hui ce même voyageur se plaint de la corruption .
C'est maladif , c'est Algérien .

Qui n'a pas un membre de sa famille dans la douane ?

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