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Voir la version complète : La pauvreté et l’inégalité en baisse


ibnrushd
10/10/2006, 13h02
Ce forum dédié à l'Algérie mérite aussi de bonnes nouvelles!!!
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Selon une étude du CENEAP El Watan du 10/10/06

La pauvreté et l’inégalité en baisse

La pauvreté en Algérie amorce une tendance à la baisse depuis 1995. C’est du moins ce que révèle une enquête sur « le niveau de vie et la mesure de la pauvreté » réalisée sur une période de trois mois allant du 14 février au 15 mai 2005 par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (CENEAP).

Cette étude, effectuée sur un échantillon de 5080 ménages, répartis sur 42 wilayas, dont les résultats ont été exposés, hier, par les experts du CENEAP, au siège du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, dévoile une prévalence de 11,1% de ménages pauvres dont 8% de ménages urbains contre 15,2% pour le milieu rural. Le taux de ménages pauvres en 1995 était de 22%. Cette enquête révèle que le seuil de pauvreté général (SPN) en 2005 est de 5,7 %, alors qu’il était en 2000 de 12,1% et de 8,1 en 1988. Les experts du CENEAP, qui se sont appuyés pour la mesure de la pauvreté et du niveau de vie sur la méthodologie LSMS (Living Standard Measurement Surveys), ont également conclu, comparativement aux données de 1995, que l’inégalité est en baisse. Cette réduction de l’inégalité est confirmée, selon le CENEAP, par la variation de l’indice de Gini qui passe de 35,7% en 1995 à 31,8% en 2005. Le même organisme constate une amélioration du coefficient alimentaire global qui est passé de 59% en 1995 à 52% en 2005. Encore faut-il considérer que la méthode utilisée pour mesurer la pauvreté en Algérie par ces experts du CENEAP soit la plus parfaite. En tout cas, ce n’est, semble-t-il, pas ce que pense le représentant de l’ONU, M. De Bernis, convié pour représenter le PNUD qui proposera aux experts algériens d’initier un débat afin de clarifier la façon de mesurer la pauvreté en Algérie. Cela même si M. De Bernis juge l’étude du CENEAP « importante » dans la mesure où elle permettra, selon lui, de combler un grand vide en matière de connaissance de la pauvreté en Algérie, de mieux cerner les caractéristiques des ménages mais aussi de renforcer la qualité des programmes de développement du gouvernement. Cela étant, en vue de trancher sur la question du seuil de pauvreté, le CENEAP a eu recours, dans son enquête, aux dépenses de consommation en prenant comme référence la limite de 50% du niveau médian des dépenses. Il a été déduit que la pauvreté en Algérie est essentiellement rurale. Les résultats de cette enquête dévoilent par ailleurs qu’un taux de 41,8% de dépenses de consommation de la population algérienne concerne l’achat de produits non alimentaires. Les experts du CENEAP concluent dans cette étude que les dépenses sur le logement arrivent en première position, avec un taux de 23, 6%, suivi des dépenses de transport et de communication, avec un taux de 16,45% et des dépenses de santé, allant jusqu’à 15,9%. Concernant les dépenses alimentaires, l’enquête révèle qu’elles représentent 58,22% du budget global des ménages recensés avec 25,46% pour les céréales, 13,68 % au lait et ses dérivés et 13,60 % aux légumes secs, précisant que les fruits et légumes frais ne représentent respectivement que 6,44% et 5,10%. Les ménages dont la structure est vieillissante tendent à s’endetter de plus en plus. Les résultats de l’enquête du CENEAP démontrent en effet que 68,2% des ménages algériens ont contracté des emprunts, et 15,1% possèdent des comptes- épargne. L’enquête a révélé que 27,9% sont des retraités, 16,70% sont bénéficiaires de pensions, 14,52% sont des manœuvres et 10,76% sont des employés. Elle a démontré aussi que le taux de scolarisation est de 94,1%, dont 94,9% pour les garçons et 93,2% pour les filles, alors que le taux d’analphabétisme a été réduit de 10 points, passant de 31,9% en 1998, à 21,4% en 2005. L’enquête a encore démontré que le taux net de scolarisation pour les enfants âgés entre 6 et 14 ans est de l’ordre de 94,1%, et que 2,39%, ont quitté l’école dans le premier et le deuxième cycles et que 54,5%, ont suspendu leurs études au secondaire (lycée). Les données de cette enquête pour ce qui est de l’accès aux soins ont fait ressortir que près de 25,3% des hommes et 20,2% des femmes ont été malades ou ont eu recours à des soins, durant les trois mois précédant l’enquête. Parmi les premières maladies déclarées, il est cité un taux de 4% de maladies respiratoires, 3,2% souffrant d’hypertension artérielle, 2,1% de maladies articulaires, 1,9% de maladies de l’appareil digestif, 1,6% de diabète et un taux de 1,1% atteint de l’asthme.

Rabah Beldjenna

jawzia
10/10/2006, 15h18
Ibn rushd
je vous conseille vivement de lire le rapport national sur le millénaire pour le developpement. Une véritable mine d'or de données fiables et avérées.

www.dz.undp.org/publications/RNODM%20Algérie_2005.pdf

ibnrushd
10/10/2006, 15h40
Merci pour cette véritable mine d'or.

jawzia
10/10/2006, 15h49
De rien, cher ami.

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