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Voir la version complète : Quatrième mandat de Bouteflika : Des intellectuels disent non !


Lombardia
13/03/2014, 11h30
Des enseignants universitaires, leaders d’opinion, joignent leur voix à celles qui s’opposent à un quatrième mandat pour Bouteflika. Ils appellent la communauté universitaire à s’impliquer dans la lutte pour un changement réel dans le pays.


Des enseignants à l’université d’Alger observeront, aujourd’hui à l’intérieur de la faculté de Bouzaréah, un sit-in contre le maintien du système et la reconduction du Président sortant pour un nouveau mandat. Dans un appel lancé hier à l’adresse de la communauté universitaire, ces enseignants-chercheurs disent être animés par la volonté d’agir pour éviter le pire au pays. Leur démarche, première du genre, est motivée par le danger qui guette le pays, lequel patauge dans une situation de blocage politique inédite.

Parmi les premiers signataires de cet appel, on trouve des sociologues à l’image de Nacer Djabi, Fatma Oussedik, Madani Safar Zitoun, Zoubir Arous et Mustapha Madi, des politologues tels que Mohamed Hennad, Rachid Tlemçani, des historiens comme Mohamed El Korso (ancien président de la Fondation 8 Mai 1945), Mustapha Nouicer et Abdelhamid Bourayou, des linguistes comme Taleb Khoula El Ibrahimi, des critiques littéraires comme Ahmed Cheniki et des spécialistes en communication tels que Achour Fenni. Un concentré d’intellectuels qui ont l’habitude d’intervenir dans des débats publics pour analyser les questions d’actualité et d’intérêt national. Ces intellectuels considèrent que l’Algérie mérite «un autre avenir» que celui façonné par les détenteurs du pouvoir. Ils rejettent les arguments des promoteurs du 4e mandat selon lesquels le Président sortant «est le garant de la stabilité» et la situation actuelle peut entraîner l’Algérie «vers le drame d’une déstabilisation aux conséquences désastreuses». «La rengaine d’une prétendue stabilité nous est servie depuis quinze ans !» précisent-ils.

Ces enseignants refusent de rester passifs devant «une scène politique marquée par la corruption, la violation des libertés, le viol de la Constitution, la négation de la volonté populaire, la dilapidation des richesses du pays et la transformation des institutions de l’État en comités de soutien pour le maintien de l’autocratie». Pour eux, il y va de l’avenir du pays, et en tant qu’intellectuels ils veulent assumer leurs responsabilités en agissant pacifiquement pour provoquer le changement espéré par des millions d’Algériens. Ils soulignent qu’ils ne peuvent rester indifférents devant «un système finissant qui a acheté, achète et achètera la paix sociale en dilapidant les profits de la rente pétrolière afin d’endormir et contrôler les Algériens, asseoir sa mainmise sur les richesses du pays et perpétuer un système vieillissant, à l’image de son chef que l’on veut nous imposer pour plusieurs années encore».

Ces enseignants s’élèvent non pas contre le 4e mandat mais tout le système. «Il ne s’agit ni d’un quatrième mandat ni d’un cinquième, voire d’un énième, ni même d’un quelconque candidat», soutiennent-ils. Pour forcer le destin, ils appellent la communauté universitaire à se mobiliser pour exprimer son refus de la perpétuation de ce système et pour l’instauration d’un Etat civil libre et démocratique respectueux de la volonté populaire. Avant ces enseignants, les étudiants de plusieurs universités avaient manifesté ces dernières semaines contre le 4e mandat.


El Watan
13.03.14

Lombardia
13/03/2014, 11h32
Appel à la communauté universitaire
Un autre avenir pour l’Algérie


L’Algérie connaît ces derniers mois une situation tellement dangereuse qu’elle pourrait être entraînée vers le drame d’une déstabilisation aux conséquences désastreuses alors même que la rengaine d’une prétendue stabilité nous est servie depuis quinze ans !


Comment rester indifférents au spectacle d’une scène politique marquée par la corruption, la violation des libertés, le viol de la Constitution, la négation de la volonté populaire, la dilapidation des richesses du pays et la transformation des institutions de l’État en comités de soutien pour le maintien de l’autocratie, du gouvernement, par la rapine qui ne profite qu’à une caste de nouveaux riches qui a émergé à la faveur de la soumission du pays et de ses richesses à l’ordre implacable du libéralisme triomphant !

Pouvons-nous rester indifférents devant un système finissant qui a acheté, achète et achètera la paix sociale en dilapidant les profits de la rente pétrolière afin d’endormir et contrôler les Algériens, asseoir sa mainmise sur les richesses du pays et perpétuer un système vieillissant à l’image de son chef que l’on veut nous imposer pour plusieurs années encore.

Mais il ne s’agit ni d’un quatrième mandat et ni d’un cinquième, voire d’un énième ni même d’un quelconque candidat. Non, il s’agit de la nature du régime politique qui a gouverné l’Algérie pendant des décennies car depuis l’indépendance la volonté populaire a été ignorée au profit de forces occultes qui ont accaparé le pouvoir avec l’aide d’un contrôle bureaucratique qui leur a permis, par la fraude, l’exploitation éhontée des élections et la marginalisation de toutes les forces vives de la nation, à chaque fois, de se renouveler et de se perpétuer jusqu’à nos jours. Face à cette situation, nous ne pouvons accepter que l’université puisse rester en marge des mouvements de la société et nous appelons la communauté universitaire algérienne à se mobiliser pour exprimer son refus de la perpétuation de ce système et pour l’instauration d’un Etat civil libre et démocratique respectueux de la volonté populaire. Un Etat qui combat la corruption, qui investit les richesses du pays dans un projet de développement juste et global, qui ouvre la voie aux nouvelles générations à l’alternance dans la gouvernance du pays.

Une gouvernance démocratique qui redonne au peuple la liberté de son choix, rétablit les voies légales, justes et transparentes de l’exercice démocratique et souverain du droit de voter qui a été vidé de sa portée symbolique par le népotisme, le clientélisme et l’irruption de l’argent dans le champ social et politique.

Nous appelons pour cela à un rassemblement de protestation ce jeudi 13 mars à 10h à l’université d’Alger 2 au campus de Bouzaréah.



Liste des premiers signataires :

•Abdelhamid Bourayou
•Mohamed El Korso
•Mohamed Norreddine Djebab
•Khoula Taleb El Ibrahimi
•Mustapha Maddi
•Bousaha Omar
•Amar Djeffal
•Zoubir Arous
•Mohamed Hennad
•Malika Bendouda
•Ali Bourayou
•Nacer Djabi
•Achour Fenni
•Ahmed Cheniki
•El Yamine Bentoumi
•Abdelwahab Metari
•Smaïl Mehenana
•Fatma Oussedik
•Madani Safar Zitoun
•Mustapha Nouicer
•Rachid Tlemçani

prenpalatete
13/03/2014, 11h38
c'est le minimum syndical pour cette frange de la société vu la teneur des textes et analyses publiés pour certains d'entre eux.

bello
13/03/2014, 19h02
moi je suis intellectuel et je dis oui a Boutflika
car au cas contraire un autre le remplacera et va nous casser les oreilles avec ses discours fleuves tirés de maitre Ché..

vous vous souvenez erAj3ya el kharijiya wa dakhiliya??
L'UNJA, les Kasmas qui condamnent l'impérialisme américain,

pendant ce temps les khawa sellent la marchandisent et les biens
vacant achètent des châteaux coloniaux au dinars symbolique. en 1984
tout a été mis dans les poches..rien sur les étalages..
en 1992 pendant que le GIA FAIT DES FAUX BARRAGES
Elkawa terminent leurs besognes c'est autours des usines de l'ex socialisme
sonelce dans la poche sonacome dans la poche les moulins dans la poches, les terres dans la poches il ne reste que l'air ils n'arrivaient pas a le remplir et le piéger dans des citernes pour le vendre a la bouteille aux algeriens..
100 da la bouteille d'oxygenes de la journée..
les algeriens mùarcgeront comme ''nazis'' masqués on dirait une bombe de gaz vient d'exploser...:mrgreen:

shadok
13/03/2014, 19h14
moi je suis intellectuel et je dis oui a Boutflika

Ca se voit de ton charabia :)

simplenova
13/03/2014, 20h12
moi je suis intellectuel et je dis oui a Boutflika
Un mystère s'ajoute à la disparition de l'avion malaisien :mrgreen:

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