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Voir la version complète : Conférence en Algérie sur le dialogue des civilisations


morjane
11/10/2006, 18h48
Une conférence-débat était organisé en Algérie au siège de la fondation allemande et les réflexions avaient pour axe principal la cohabitation entre les communautés avec en toile de fond l'exemple du Liban. C'est une heureuse initiative de réflexion qui permet de contrebalancer les théories de Huntington sur sa vision du choc des civilisations.

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L’agression israélienne contre le Liban, au début du mois de juillet dernier, revient de nouveau pour remettre sur les rails deux idées diamétralement opposées: le choc et le dialogue des civilisations. La solidarité entre les communautés vivant dans ce pays a démontré au monde entier que la religion, contrairement à l’idée nourrie par l’Américain Samuel P. Huntington, peut ne pas être source de discorde mais d’entente et d’harmonie.

C’est, en effet, autour de cette idée que s’est axée la conférence-débat, organisée avant-hier à 21h au siège de la fondation allemande implanté en Algérie, Friedrich Ebert, et qui portait sur L’impact de la guerre au Liban sur le dialogue interculturel. Monseigneur Tessier soutient, dans son intervention, que c’est pour la première fois qu’une réaction unanime émanant du peuple libanais, atteignent une telle dimension. «L’ensemble de ce peuple, quelle que soit sa confession, a donné une leçon d’entente interreligieuse jamais vue ailleurs. Tous les courants religieux étaient solidaires entre eux» a constaté Mgr Tessier. En effet, de la guerre qui l’a endeuillé quinze ans durant, le peuple libanais en est sorti avec conclusion simple certes, mais d’une importance capitale: seul le dialogue peut éviter au pays de sombrer dans un deuxième conflit interne.

Il faut savoir, en ce sens, que la fin de la guerre civile au pays du Cèdre a été marquée par l’adoption de la loi constitutionnelle du 21 septembre 1990. Laquelle loi annonçait la suppression progressive du système du partage du pouvoir politique par les communautés. Ce qui signifie, de ce fait, l’abolition du confessionnalisme (et-taïfiya, en arabe).

Et aujourd’hui encore, on voit cette formidable cohabitation existante entre les différentes communautés religieuses vivant au Liban.

Pour l’ancien ministre de la Communication, M.Abdelaziz Rahabi, le Moyen-Orient est l’une des régions les plus conflictuelles du monde, en ce sens qu’elle est soumise à la montée constante des crises de tout acabit. Le conférencier étaye ses dires par les tensions qui ne cessent de secouer la région.

Et le dernier conflit en date est celui en provenance de l’Iran. Ce pays par sa volonté de sa possession de l’arme nucléaire, attire la colère et le courroux des superpuissances économiques et militaires mondiales, à leur tête les Etats-Unis. «Et dans toutes ces histoires, le Liban ne sert que de paratonnerre», explique M.Rahabi. Revenant sur la solidarité avec le Liban exprimée par la communauté internationale, le conférencier a estimé que «cette solidarité n’était pas témoignée au Hezbollah, mais au peuple libanais». Justement évoquant la superpuissance, un syndicaliste, présent à la conférence, a soutenu, à juste raison, que «quand les grands frappent les petits, on dit que c’est de la démocratie; et quand ce sont les petits qui frappent les grands, on dit que c’est du terrorisme». Cette phrase a été lancée par asymétrie à la célèbre citation hugolienne selon laquelle: «Quand un chasseur tue un lion, on dit qu’il est brave; et quand c’est le lion qui tue le chasseur on dit que c’est barbare».

Revenant sur l’idée du choc des civilisations, plusieurs intervenants croient, dur comme fer, qu’il ne s’agit plus du choc mais de l’ignorance de l’Autre. Pour se lancer dans un dialogue avec l’Autre, il faut tout d’abord commencer par soi-même, son entourage par la suite, pour atteindre les «cercles» étrangers. Ainsi est le cas actuellement, ceux qui appellent au dialogue interculturel, n’est-il pas préférable d’abord de commencer par balayer devant sa propre porte? La majorité acquiescera certainement du chef.

Par L'expression

postra
12/10/2006, 02h21
Avant de parler du Liban tout d’abord il y’a l’Irak..
Faudrait-t-il rappeler comme déclarent des sources,
en moyenne 100 personnes sont massacrer chaque jour en Irak,
ce pays touché dans sa souveraineté se disloque, et vit sous la menace -résultat de la politique américaine- d’une guerre civile interconfessionnelle et communautaire ! la plus terrible des guerres sans doute !
et on nous dira que c’est le peuple irakien qui a trancher pour le fédéralisme ?!
c’est à dire la désintégration de la nation irakienne pour isoler et mieux exploiter le pétrole des irakiens qui appartient uniquement aux irakiens..

Qu’on arrête la guerre, l’occupation et l’intervention militaire qu’on tente de légitimer avec ces histoires de dialogues blasés
Il y’a une seule civilisation humaine sur terre qui a besoin d’abord d’une chose la PAIX le respect de la vie humaine même irakienne ou palestinienne.. puis on verra pour les cultures si ça les intéressent toujours !
parce que apparemment les dessous de ces débats organiser par les clubs privés d’investisseurs de fondations américaines influentes et entre dirigeants des Etats qui abusent de la société civile n’ont que des motivations économiques..

c’est avec ça que les altermondialistes se sont fait avoir quand ils disent « un autre monde est possible ! »
soyons pas altermondialistes mais révolutionnaires en disant « un autre monde est obligatoire ! »

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