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Voir la version complète : nouvelle fumisterie d'El Nahar: armement lybien pour les partisans de Benflis


Bachi
15/04/2014, 21h05
Algérie focus
Par La rédaction | avril 15, 2014 8:26


La campagne électorale aura eu son lot d’accusations et de scénarii catastrophes. C’est au tour de la chaîne de télévision Ennahar d’accuser le candidat Ali Benflis de ramener des armes de Libye.

Jusque-là, les critiques et les accusations portaient essentiellement sur des faits politiques, le propos de cette fois-ci dépasse tout entendement. Dans un reportage d’Ennahar, on voit des jeunes algériens originaires de Khenchela qui accusent Ali Benflis d’avoir payé des jeunes pour semer des émeutes et s’attaquer aux pro-bouteflika. Des témoignages qui appuient la version l’équipe de campagne d’Abdelaziz Bouteflika qui avait accusé le candidat d’être responsable des violences lors des meetings des animateurs de campagne.

Outre ces témoignages la chaîne explique disposer d’éléments prouvant que des armes, en provenance de Libye, ont été envoyées aux partisans de Benflis. Une théorie difficile à croire d’autant que les preuves sont très minces, voire inexistantes. Un reportage qui est passé en boucle toute la journée.

La campagne électorale s’est achevée dans un climat tendu, voire agressif. A deux jours du scrutin toutes les coups semblent permis.

barthez
15/04/2014, 22h00
2a7Ps3-HQ9k

Louny
15/04/2014, 22h06
Ce niveau batata est fait exprès. Pendant que vous êtes en train d'écouter des débilités, eux, ..... :mrgreen:

Laraki
15/04/2014, 22h11
Je ne vais pas voter. Mais Benflis président! inchallah

rosierbelda
15/04/2014, 22h18
Je ne regarde pas cette chaine, mais je suppose que toute cette propagande c'est pour affoler les gens et par là lui préparer tout un dossier dans le cas où ?

wilams
15/04/2014, 22h30
il faut que l'armée intervienne pour l’arrêt de processus électoral et destitué le président invalide et même après le 17 avril pour sauver les valeurs et la forme républicaines de l'État, algérien.

Aggour
15/04/2014, 22h45
Gaid Salah n'arrète pas ces dernier temps de faire communiqués pour mettre en garde contre toute atteinte á la sécurité pendant le scrutin et mème aprés l'officialisation des résultats. Il n'arrète pas de répéter que l'armée ne s'occuppe plus dans les affaires politique , une maniere de dire aux civils, debrouillez vous, que le plus fort d'entre vous gagne. Le troisieme message qu'il a envoyé est que l'armée refuse de chapeauter une Periode de Transition comme l'a demandé plusiers partis et personnalités politiques.

Il ya un article de Benchicou qui lui répond et qui lui rappelle ses responsabilités devant ce qui se passe dans ce pays. Il lui Dresse un Tableau pour lui signifier que les terroristes , les vrais sont ceux de la fraude et de la maffia qui ne compte pas se faire balayer sans avoir usé de tous les moyens qui sont en leur pouvoir.

Aggour
15/04/2014, 22h47
Cela devait arriver. Le camp Bouteflika, conglomérat de mercenaires politiques, d’affairistes mafieux et de courtisans sans scrupules unis autour du pillage et de l’impunité, n’a pas le choix : il lui faut gagner les élections coûte que coûte. Ils sont prêts à tout, pour cela, à tout, à trafiquer les urnes, à intimider, à frapper et même, on le sait depuis hier, à tuer ! Ils bénéficient, pour cela, de l’argent sale et de la complicité des institutions de l’État.
Le tueur de Staouéli a agi avec l’assurance du milicien du pouvoir. Il avait le droit, la force, la "légitimité", de son côté. Ne venait-il pas d’entendre le sieur Sellal menacer, une heure auparavant, ses adversaires, qualifiés de "partisans de l’anarchie" des pires représailles : "Je dis à ceux qui veulent semer la zizanie que nous avons une armée puissante et des services de sécurité forts, personne ne pourra nous déstabiliser", a osé dire l’homme de main de Bouteflika, sans que personne, dans l’armée ou dans la société civile, n’ait trouvé à redire.
Les porte-voix de Bouteflika disent agir au service "de l’ordre" ! C’est sous ce slogan qu’est né, en 1919, le mouvement des chemises noires qui deviendra "Faisceaux italiens de combat" puis Parti national fasciste (PNF). Déterminé à prendre le pouvoir, Mussolini l’utilisait comme une armée contre-révolutionnaire, d’une manière demie-légale. Le Duce "a toujours raison" : l’opposition n’est pas permise. En 1920, ses squadistri, les chemises noires, ont commencé à attaquer leurs adversaires syndicalistes, révolutionnaires, socialistes ou communistes aux syndicats et aux socialistes et communistes, au nom de "l’ordre" et la "patrie".
C’est précisément ce que disent Sellal et Benyounès : l’ordre et la patrie ! Le tueur de Staouéli a agi en parfait squadistri de Bouteflika. Ces chemises noires algériennes existent. Elles sont entretenues et financées par les milliardaires de l’informel, ceux-là qui profitent de la faiblesse de l’État bouteflikien pour imposer leur loi et s’accaparer d’une grande partie de la rente pétrolière. Ce sont eux qui, conjurés aux manitous du pétrole mondial, aux Émirs du Golfe, à quelques capitales occidentales, détiennent les clés pour 2014. Ce sont eux qui ont imposé Amar Saâdani à la tête du FLN afin de pouvoir le mettre à la disposition de Bouteflika pour 2014. Pour cela, ils n’avaient pas lésiné sur les moyens : ils ont carrément "acheté" le FLN !
Le parti est ainsi passé de Ben M'hidi à Tliba Bahaeddine, surnommé "l’émir de Qatar d’Annaba", qui en est devenu vice-président du groupe parlementaire et qui s’est distingué en fin novembre 2012 en s’offrant une page publicitaire en couleur dans El-Khabar et dans laquelle il exhortait le président Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour un quatrième mandat.
Cherif Ould El Hocine, milliardaires de Bouira, propulsé membre du Comité central avant de se faire élire à l’Assemblée comme député sur la liste du FLN et finir ensuite président de la commission de l’agriculture au Parlement ; Mohamed Djemaï, Crésus de Tébessa, qui a acheté sa place au Comité central du FLN puis son mandat de député à l’Assemblée nationale où il sera non seulement élu mais propulsé chef de groupe parlementaire du FLN avant que de véhémentes protestations des militants fassent reculer la direction du parti ; Ahmed Djellat, le milliardaire de Blida, Ali Hamel, le milliardaire d’Adrar, Dilmi Abdelatif, le milliardaire de M’sila, autres "propriétaires" du FLN, pour ne citer qu’eux…
Ces grosses fortunes nées sous l’ère Bouteflika savent donner du dinar et du poing. Le dinar pour corrompre ; le poing pour frapper l’adversaire politique. Tliba Bahaeddine dispose d’hommes de main prêts à punir ses adversaires politiques. C’est lui qui a fourni, lors de la réunion du CC le 15 juin dernier, les baltaguias, ces voyous qui ont empêché un bon déroulement de la réunion et permis le maintien de Belkhadem. Les adversaires avaient été sévèrement corrigés. Le mouhafedh FLN de Annaba, Mohamed Salah Zitouni, adversaire de Belkhadem et un des chefs de file des redresseurs, s’était retrouvé à l’hôpital pour traumatisme et blessure au visage.
Les squadistri de Bouteflika ont servi à casser le mouvement de protestation des patriotes en 2012, ainsi que les manifestations des chômeurs à Constantine et à Ain-Beida. Après avoir servi à assurer la victoire de Bouteflika, ils vont agir pour asseoir son règne. Contre qui ? Mais contre la population, pardi ! Celle qui va sortir dans la rue, celle qui demandera du travail, celle qui exigera ses droits, tout ce que Bouteflika ne pourra pas donner. Le Bouteflika en pleine santé, avec un baril de pétrole à 140 $, a conduit l’Algérie au pied de la tombe ; que fera d’autre le Bouteflika impotent, avec un baril de pétrole en chute libre et des réserves qui s’épuisent, sinon de l’enterrer ?
Le troisième mandat a été marqué par des mouvements sociaux à répétition – grèves des enseignants, des praticiens de la santé publique, des ouvriers de la SNVI, d’Arcelor Mittal, de la Fonction publique – comme n’en a jamais connu l’Algérie. Avec pour corollaire, la montée en puissance des syndicats autonomes et le déclin de l’UGTA transformée en syndicat légitimant la politique antisociale du pouvoir ! Le quatrième promet d’être sanglant. La confrérie de gredins qui persiste à revendiquer un quatrième mandat le sait. Qui, parmi ce consortium de fripons, ignore que l’Algérie est déjà dans l’asphyxie ?
Les responsables des finances algériennes le disent à qui veut les écouter : il n’y aura peut-être plus assez d’argent pour payer les retraites et les prestations sociales à l’horizon 2016-2017, date à laquelle l’Algérie se remettrait à emprunter sur le marché international pour assurer la nourriture. Il n’y a plus assez d’argent pour "corrompre". Le mécontentement social sera d’autant plus impressionnant que l’État n’a plus les moyens de s’offrir la paix sociale. Les caisses sont vides. Après 15 années de pouvoir, Bouteflika a dilapidé l’argent du présent et du futur. Il ne peut répondre à la demande d’emplois pour la stupide raison qu’il n’a créé aucune usine durant ces 15 ans. L’Algérie dépend toujours à 98 % des hydrocarbures. L’option en faveur de la production nationale a été empêchée par le cartel des milliardaires dont la prospérité repose sur les importations lesquelles ont été multipliées par six en 15 ans ! Alors, il reste la police et les milices ! Gare à ceux qui protesteraient. La bête bouteflikienne sort les crocs, à l’image de Sellal ou Benyounes. "Nous nous occuperons des agitateurs après le 17 avril", a promis ce dernier. Qui ignore donc cela parmi les aventuriers du quatrième mandat ? Nous allons vers de graves conflits internes dont les événements de Ghardaïa et les manifestations anti-quatrième mandat ne sont que les premières préfigurations.
Qui d’autre que l’armée peut avorter ces périls qui s’annoncent ? L’armée seule force organisée et qui, de surcroît, est responsable, historiquement, de toutes ces perversions du pouvoir. L’armée algérienne reste redevable auprès du peuple algérien d’une rectification historique. La créance attend d’être honorée depuis 1962. Les chefs militaires ont cru régler la question par un subterfuge : se "retirer" de la gestion de la vie publique et de confier les rênes du pays à un pouvoir "civil" réputé plus probe et plus compétent à édifier un État de droit, celui de Bouteflika en l’occurrence.
Quinze ans après "le retour de l’armée dans les casernes" ceux parmi les plus lucides des décideurs politiques mesurent parfaitement la faiblesse du pouvoir de Bouteflika et saisissent que le "transfert du pouvoir aux civils" s’est transformé en transfert de pouvoir à la mafia, que l’État n’y peut rien et que Bouteflika ne dispose plus de solutions de rechange. Selon les analystes du DRS, le pouvoir est à la merci de sa population. Il ne dispose plus d’aucun moyen de redresser la situation ni de pouvoir survivre à une réaction populaire, Bouteflika ayant tué l’État algérien hérité de Zéroual sans réussir à recréer « l’État boumedieniste ». Cette lucidité tardive repose sur l’obsession de tout service de sécurité : ne jamais montrer de signe de faiblesse, parce que la moindre expression de fragilité risque de déclencher des actes d’insubordination, de révoltes populaires, de mutinerie… Il y aurait même le risque d’une OPA hostile sur le pays.
Alors, faut-il attendre que s’enflamme le pays pour que l’armée intervienne en catastrophe ? Ceux qui, parmi les têtes politiques, de Benflis à Saïd Sadi, en passant par Zenati ou Ghozali, gagnés par une sorte de coquetterie vertueuse, s’offusquent qu’on "mêle l’armée aux jeux politiques", oublient que l’armée est déjà mêlée, depuis 1962, "aux jeux politiques" avec les résultats que l’on sait. Prétendre "préserver" l’armée des joutes politiques revient à laisser la population otage des coteries prédatrices et abandonner le pays aux pires déstabilisations de son histoire.
L’armée est appelée à intervenir. La double question, chers amis, qui se pose est de savoir si elle va le faire avant ou après la grande catastrophe qui se dessine et au profit de quelle partie : les forces prédatrices recomposées autour de Bouteflika ou la société révoltée. Pour Sellal, il n’y a pas de place au doute : "Je dis à ceux qui veulent semer la zizanie que nous avons une armée puissante et des services de sécurités forts". L’armée au service d’un candidat ? Je n’ai lu aucune mise au point du ministère de la Défense à l’adresse de ces propos scandaleux.
Non, il n’est pas encore trop tard pour peser sur les évènements. Après, il faudra sans doute sortir les chars dans un champ de cadavres.
M.B.

xenon
15/04/2014, 23h44
Louiza hanoune fait son show actuellement sur al inhyar tv , ce pauvre benflis est diffamé a tout va ...c'est lamentable..

houari16
16/04/2014, 01h18
@xenon

En 2003 , Est ce que le tapis rouge déroulé par Paris ,c est une diffamation ..... ??

jour
16/04/2014, 07h23
Les Algériens ont maintes fois défendu les droits les plus élémentaires pour réclamer la justice sociale pour tout le monde, pauvres et riches. Car c'est la juste manière pour une société de fonctionner. Les colonisateurs aussi ont fait face à cette lutte de justice. En partant de l'Algérie, leur objectif était de cantonner ces luttes aux frontières de la France. C'est aux Français d'en décider autrement et de ne pas se laisser contenter à entendre parler de "justice sociale".
Le vote du 17 avril aura des incidences en dehors des frontières algériennes dans le sens positif.
Ce n'est pas une fuite en avant, ou un abandon, ou une source de division que de participer à faire naitre des jours de victoires savamment préparés et dont l'origine ne souffre d'aucune ambiguité dans la conscience collective et dans celle de chacun. C'est cela le plus beau moment à vivre dans une existence.

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