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Voir la version complète : Un réseau d’avortement clandestin démantelé à Mascara


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Risk
13/05/2014, 16h03
Mettre "violeur" et "père biologique" dans la même phrase, relève à mon sens de l'insensibilité et c'est minimiser la gravité du crime ignoble qu'est le viol.soit, mettons "Géniteur" alors.

à moins que tu ne veuille mettre "le monstrueux individu qui a violé sa mère" systématiquement, la phrase qui t'a fait réagir deviendra alors: le bébé n'a pas a payer pour les supplice atroces qu'a subit sa mère, ni pour les crime abominables et lâche qu'a perpétré le monstrueux individu qui a violé celle qui le porte en son sein.

Si un ovule est fécondé suite à un viol, la victime du viol a parfaitement le droit de bénéficier d'un avortement légal ET sûr si elle le souhaite (Il me semble impensable qu'une fille violée puisse vouloir avoir un enfant issu du viol). S'opposer à un tel droit relève d'un manque d'humanité.tu énonce ton opinion, que je respecte mais que je ne partage pas, c’est d'ailleurs l’intérêt du topic et de notre échange.

On ne parle pas d'un mouton sans personnalité et sans âme, qui se contentera de manger et de dormir avant d'être servi comme méchoui, mais d'un potentiel être humain (l'embryon n'est pas encore une personne) qui va non seulement probablement détruire la vie de sa "mère", mais en plus vivre une vie très difficile dans une société qui voit d'un très mauvais oeil les enfants issus de viols.une femme qui choisirai de garder un enfant issu d'un viol parce qu'elle le considère comme le sien, malgré le désastre qui l'a fait exister, qui va au delà de la haine ou la terreur qu'elle aura indubitablement pour le monstrueux individu lâche et crapuleux qui l'a violé n'est pour moi, pas un mouton.

Difficile de croire en la sincérité de ce genre de propos tant ils relèvent plus de la fiction que de la réalité!tu es libre de ne pas me croire Nassim.


Dans le monde réel, tu n'hésiteras pas à éliminer le violeur (et certainement pas à la décrire comme "père", "père biologique" ou "géniteur") et tu ne t'opposeras pas au souhait certain de la fille violée de mettre fin à cette grossesse terrible survenue suite à un viol abominable. certainement oui, je lui arracherai les yeux de mes propres main et le soulagerai de son organe qui l'a malencontreusement mené vers sa perte, entre mes mains, j'aurai la force de la faire parce que je puiserai cette force de ma colère, de ma souffrance et de ma haine contre cet ignoble individu.

je ne m'opposerai pas à son souhait, quel qu'il soit, je lui ferai cependant par du mien, à savoir, que la vie d'un bébé est en jeu, et qu'il serait injuste de la lui ôter même si l'ignoble et crapuleux ensemble d'organes, d'os et de malveillance qui l'a faite tomber enceinte est un ignoble et crapuleux personnage malveillant.

nassim
13/05/2014, 16h29
une femme qui choisirai de garder un enfant issu d'un viol parce qu'elle le considère comme le sien
Cette femme doit être imaginaire car dans les conditions normales, il me semble impensable qu'une femme choisisse d'avoir un enfant conçu dans le cadre d'un viol, à moins qu'elle souffre d'une grave maladie mentale ou vit dans une situation totalement désespérée (pays très pauvre et en guerre, ...etc).

je lui ferai cependant par du mien, à savoir, que la vie d'un bébé est en jeu
Défendre l'intérêt de mener à terme une grossesse issue d'un viol est un peu considérer que le viol est un moyen naturel et légitime de conception des êtres humains. Or, le viol est un crime abominable, et la victime de viol n'a certainement pas demandé à être engrossé par un criminel. Forcer la victime d'un viol à mener la grossesse à terme en lui refusant le droit à un avortement légal et sûr est à mon sens totalement inhumain.

N'oublions pas ce détail important: la légalisation de l'avortement instaurerait un droit à l'avortement, et non une obligation d'avorter. Dans une société civilisée centrée sur le respect des droits fondamentaux des citoyens, la femme doit pouvoir décider seule de ce qui lui convient en terme de procréation. Son corps, sa décision.

Risk
13/05/2014, 16h48
la question déchaine les passions, je pense que nous avons à peu près fait le tour de l'essentiel, pour moi il n y a rien à ajouter.

mes respects :)

AS-DE-PIQUE
13/05/2014, 20h12
Nassim,

T'as oublié ce que t'as dit plus haut?! Petit rappel dans ton post où tu parlais de religion en présentant une notion que tu sembles avoir inventé: "La liberté de conscience collective"!

Justement si on prend le contexte global dans lequel j'ai cité la cidessus. J'ai parlé des libertés susceptibles d'etre atteintes par la legalisation de l'avortement car tu m'as demandé d'expliquer ce que j'ai dit auparavant quand je parlais de la liberté des uns devait s'arreter la ou commence celle des autres. Ca a eté dit en general la conscience collective basée sur la religion ou les trafitions n'etaient que des exemple. A aucun moment mes propos ont eu la forme d'un parti pris pour la religion. J'ai appliqué mon avis personnel sur des notions de droits et de liberté.

Je n'ai rien inventé.

La philosophie du droit en general egalement. Non un philosophe en particulier.

J'ai tout dit.

nassim
13/05/2014, 23h27
la question déchaine les passions
C'est normal que l'on soit passionnés d'autant plus que le sujet est aussi important que sensible.

Les pays avancés ont dépassé ce stade en éliminant les souffrances atroces liées à l'avortement clandestin en donnant plus de droits aux femmes.

En Algérie comme dans la majorité des pays musulmans, ont n'est encore même pas entré au stade du débat politique sur la légalisation de l'avortement. Le sujet est totalement ignoré par une classe politique corrompue et médiocre trop occupée à voler l'argent public et à s'enrichir illégalement, et se moque royalement de la souffrance des femmes algériennes.

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