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Voir la version complète : Première journée du jeûne de l'enfant à Alger


morjane
19/10/2006, 18h38
Parce que ce moment est un merveilleux moment dans sa vie de musulman, la tradition veut que toute l'attention soit portés aux enfants qui effectuent pour la première fois le jeûne .

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A l'occasion de la nuit du destin (laylet el-qadr), beaucoup d'enfants effectuent, pour la première fois, le jeûne et la tradition veut qu'à Alger les petites filles et les petits garçons célèbrent cette journée mémorable dans un cadre festif. Les enfants sont vêtus pour la circonstance et sont traités aux petits soins

La table du f'tour (rupture du jeûne) est, elle aussi, dressée pour l'occasion. Un véritable cérémonial dont le but est d'initier les enfants aux bienfaits du ramadhan.

La nuit du destin "laylat el-qadr commémore la révélation de la première sourate au Prophète Mohammed (QSSSL), fait rappeler à l'APS Khaliti Yamna, une vieille dame rencontrée au quartier populaire Mohammed-Belouizdad (ex-Belcourt) et, à cette occasion de haute spiritualité, "il est de coutume pour les familles algériennes d'initier les jeunes enfants à un premier jour de jeûne".

"Cet accomplissement est couronné par une petite fête familiale en guise d'encouragement et de félicitations pour les petits jeûneurs", a-t-elle ajouté, expliquant que le premier jour de jeûne est "un acte symbolique" de de passage au monde adulte.

A l'enfant qui jeûne pour la première fois, une table spéciale est dressée en "son honneur" et on prépare tous les petits plats traditionnels, dont il raffole généralement. Souvent, il est entouré de quelques invités de son âge, amis ou cousins, et bénéficie de tous les égards et largesses qu'une maman accorde à sa progéniture.

A Alger, les familles partagent leur joie, à cette occasion, avec les autres (voisins et proches) puisque la boisson traditionnelle "cherbet" (à base d'eau, de sucre, d'eau de fleurs d'oranger et de la cannelle) est distribuée à volonté à tous les voisins et même les passants pour fêter l'événement.

Juste après la rupture du jeûne, les femmes procèdent au maquillage de la "petite fille" et à son habillement. Vêtue d'un habit traditionnel (Karakou), arborant de précieux bijoux et chaussant des sabots, elle se laisse emporter par le jeu de photos souvenirs.

Les familles disposant d'un moyen de locomotion sortent du quartier et se promènent avec leurs garçons qui portent souvent des pantalons traditionnels dans les principales artères de la ville, tandis que les autres se contentent de faire un tour dans le quartier en passant par le studio de photographie.

Certaines familles font même appel à l'animation musicale assurée par le groupe ou orchestre de chaâbi du quartier. La soirée s'achève vers minuit avec un autre repas copieux offert pour la circonstance à tous les enfants présents.

Par APS

bent-elbiar
19/10/2006, 18h42
à alger aussi les membres de la famille lui glisse un petit billet de 200 da en catimini en guise de petite recompense reel , car l'enfant a du mal à assimiler la recompense spirituelle , et donc ce geste des adultes lui explique tout travail est payant ici et la bas .ne voyons pas en cela rien de pejoratif .
merci

Zacmako
19/10/2006, 19h02
Bonsoir Mordjane,
Heureux de te retrouver, surtout dans une autre rue que c'elle des petites perles...
Même à l'interieur du pays, cette tradition est maintenue avec cependant, un plus pour les fillettes.
Ces derniéres, pour leur premier jour de carême qui coincide avec le 27é jour de Ramadhan, aident symboliquement leurs mamans à préparer le f'tour (juste en mettant de l'eau dans la marmite, pâr exemple, ou allumer le feu sous la casserole), histoire de les distraire jusqu'au fameux coup de canon.

Zacmako