PDA

Voir la version complète : Du sang jeune pour lutter contre le vieillissement


alfatimi
07/05/2014, 20h13
http://www.medias24.com/images/photos_artices/big/sang.jpg
(Photo DR)
Des chercheurs américains ont découvert comment combattre les effets du vieillissement et même, dans certains cas, en inverser le processus. Le sang de jeunes souris, injecté dans l’organisme de spécimens plus âgés, ont révélé des effets surprenants sur l’organisme, revivifié.

Le sang, élixir de jouvence. Un postulat qui semble directement extrait d’un sanguinolent film de vampires et pourtant, cette hypothèse fait l’objet de sérieuses études conduites par des scientifiques américains publiées dans le magazine de référence Nature Medecine. Les chercheurs se sont penchés sur les moyens de lutter contre le vieillissement en effectuant des tests sur des rongeurs. Les résultats obtenus sont absolument édifiants !
« Des effets spectaculaires sur tous les tissus »
L’équipe de chercheurs, dirigée par les professeurs Saul Villeda de l’Université de Californie et Tony Wyss-Coray de l’Ecole de médecine de la prestigieuse Université de Stanford, a découvert en effet qu’en injectant du sang de jeunes souris âgées de trois mois dans l’organisme de leurs congénères âgés de 18 mois, les dernières obtenaient de meilleurs résultats aux tests de mémoire, notamment. Une amélioration évidente des cellules grises, déclarent les chercheurs, qui s’accompagnent d’une revigoration musculaire générale, d’effets anti-vieillissements du muscle cardiaque, davantage de force et d’endurance également.
« Leur fourrure a meilleure allure, elles font mieux leur toilette, elles semblent tout faire mieux » s’enthousiasme Tony Wyss-Coray dans les colonnes du quotidien américain USA Today. « C’est pour nous une telle surprise, que quelque chose de si simple ait des effets spectaculaires sur tous les tissus du corps que nous avons examiné » poursuit le scientifique, conquis par la portée de la découverte.
GDF11, la protéine au cœur du rajeunissement
Ces premiers résultats prometteurs sont appuyés par des conclusions concomitantes publiées chez Science par une équipe de Harvard. Les scientifiques guidés par le duo Lee Rubin et Amy Wagers ont tenté de comprendre comment le sang des plus jeunes agit et bénéficie aux spécimens plus âgés. Selon leurs recherches, une protéine nommée GFD11, présente dans le plasma des plus jeunes serait ainsi la clé de ce rajeunissement singulier.
Pour le professeur Lee Rubin, spécialiste des cellules souches et bio-régénératives à Harvard, « il y aura, en principe, un moyen de renverser certains effets du vieillissement avec cette seule protéine ». Si ce dernier semble se montrer prudent, ses homologues en revanche sont impatients de mener des tests cliniques sur des humains.
Le professeur Tony Wyss-Coray cité par la BBC, souligne l’intérêt de telles expériences qui permettront – entre autres - d’explorer de nouvelles voies pour faire reculer la démence sénile. En ligne de mire : la lutte contre les ravages de la maladie d’Alzheimer. Une piste « intéressante » selon le Dr Eric Karan, directeur du centre de recherches britannique contre cette pathologie dégénérative, qui tient toutefois à souligner « que si les tests sont positifs chez les rongeurs, rien n’indique qu’ils auront la même ampleur chez les hommes. Sans compter que la maladie d’Alzheimer n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement » rappelle-t-il.
Ces recherches flirtent indiscutablement avec les frontières des grands classiques de science-fiction. Si les chercheurs s’en amusent eux-mêmes en précisant « qu’il ne faut pas boire le sang des jeunes », leurs conclusions soulèvent en tout état de cause de nombreuses interrogations et inquiétudes. Si celles-ci s’avèrent efficaces chez l’homme, elles s’accompagneront indubitablement de l’émergence de nouveaux marchés et trafics en tout genre… Craintes illégitimes et précoces ? Peut-être, car pour l’heure la jeunesse éternelle appartient au règne de l’imaginaire.

kems
07/05/2014, 21h06
Les mioches vont se faire du mauvais sang ... :mrgreen:

Cookies