“Vous vous imaginez, par exemple, qu’une marche funèbre provoquera chez tous des pensées tristes et solennelles et que n’importe quelle musique de danse provoquera des pensées heureuses. En fait, ce n’est pas du tout le cas. S’il m’arrive d’entendre pour la première fois, sous le coup d’une grande infortune, un air gai, cet air provoquera en moi par la suite, et toute ma vie durant, des pensées tristes et oppressantes. Et si un jour où je suis particulièrement heureux, j’entends un air triste, cet air provoquera toujours en moi des pensées heureuses. Il en est de même pour tout.” G. I. Gurdieff, cité par Eugène Jacques dans son livre La musique et ses effets, Éd. Québecor
Un internaute m’a envoyé dernièrement pour me faire plaisir une liste de
musiciens tels Jimi Hendrix, Jethro Tull, Yes, mais que je n’écoute pas depuis belle
lurette. C’est à croire qu’on ne me lit pas à ce propos. Pourtant, dans mon
article sur Linda Thalie, je parle de mes goûts en musique. Bref, comme j’ai
une table tournante, j’ai eu l’envie d’essayer un 33 tours des Doors. Et ce qui
arriva arriva. J’ai écrit une histoire d’amour. J’avais l’intention de la présenter
pour gagner un premier Prix de six milles dollars ou le deuxième de quatre
mais finalement mon ambition n'a perduré que le temps de l’écrire, à cause du
mot LSD qui ne fait pas bien à ce qu'il parait, par conséquent, puisqu’il n’y a
plus lieu d’entrer en lice, une fois fixées les images qui vont avec je vous l’envoie,
aujourd'hui ou demain, titrée L'amour de votre vie.
Jethro Tull
ben moi je les écoute toujours ...
reeeeeverblu
22/10/2006, 14h30
moi, je t'ai envoyé old man, de neil young et the wall de pink floyd.
je ne suis pas du genre a caresser dans le sens du poil.
mais a passer des messages.
"la scene moderne" j'y suis aussi, presque rien de neuf, sinon du vieux.
alors tant qu'a faire, l'authentique saveur aromatique...
la prochaine , c'est Leo ferré et la vie d'artiste :mrgreen:
ça, c'est un monsieur, que meme mort, il est en avance.
Bon, je suis encore dépassé par les événements. J’(une contraction de “je”) ai repeint ce matin tout un pan de mur du salon pour une nouvelle toile en doublant l’occupation par l’écoute du dernier DVD d’Ariane Moffat, À la station C, son concert d’au revoir et dont on a regardé les extras hier soir. Alors en attendant que je remplisse ma promesse, voilà un poème (tant pis pour les barbus) qui est supposé terminer mon récit en le résumant, écrit il y a quelques ans.
Lors de notre rencontre, je l'ai trouvée si belle
qu'enchanté je fus de l'accompagner chez elle
Des belles manières et du thé qu'elle me servit
je m'oubliai et contai les secrets de ma vie
Histoires de flèches et d'épées lues dans les Vedas
qu'elle gobait, comme moi ses biscuits secs et sans gras
On se communiquait par osmose de passions
inconscients, le feu d'un amour en ébullition
Les choses avec le temps se gâtèrent de grains de sel
piquant ce lien aimanté que nous jurâmes éternel
Mais alors que nous passons de la vie son milieu
en bonheur, cette union n'a point d'égal à nos yeux
Akiles
Quelle poisse! Perdu toute ma journée! Mais voilà un commentaire de quelqu'un de fameux. . . pour préparer à ma façon le texte promis.
“Vous vous imaginez, par exemple, qu’une marche funèbre provoquera chez tous des pensées tristes et solennelles et que n’importe quelle musique de danse provoquera des pensées heureuses. En fait, ce n’est pas du tout le cas. S’il m’arrive d’entendre pour la première fois, sous le coup d’une grande infortune, un air gai, cet air provoquera en moi par la suite, et toute ma vie durant, des pensées tristes et oppressantes. Et si un jour où je suis particulièrement heureux, j’entends un air triste, cet air provoquera toujours en moi des pensées heureuses. Il en est de même pour tout.” G. I. Gurdieff
Cité par Eugène Jacques dans son livre La musique et ses effets.
Éd. Québecor
reeeeeverblu
23/10/2006, 23h26
c'est poetiquement raconté,
mais ce n'est pas des alexandrins :mrgreen:
permet moi de plagier :mrgreen:
A notre rencontre, je l'ai trouvée si belle
Enchanté je fus, de l'accompagner chez elle
Des belles manières et du thé me servit
m'oubliant je contai les secrets de ma vie
Histoires de flèches et d'épées lues des Vedas
qu'elle gobait, et moi ses biscuits secs et sans gras
On communiquait par osmose de passions
inconscients, un feu d'amour en ébullition
le temps gatait la chose de grains de sel
piquant ce lien aimant tant cet element tendant...(héhé)
nous le jurames éternel
Alors que nous passons de la vie son milieu
en bonheur, cette union unique reste à nos yeux
Merci a toi Akiles :mrgreen:
Un conseil faites un blog a deux :)
En France on me disait de retourner dans mon pays, dans mon pays on me disait que je n'avais rien à faire là, aux US on me faisait la gueule, en Inde je n'étais pas brahmana, et sur les forums les types comme toi me disent d'aller me faire voir ailleurs. Pourquoi? Parce que je partage mes expériences philosophiques, artistiques et poétiques d'une façon qui te déplaît. Mais qu'est-ce qui te déplaît exactement?
“There will never be Another one like you”The Doors
Je l'ai vue pour la première fois dans un centre culturel, à Paris; j'étais en train d'écouter du classique avec des écouteurs: une jolie femme de 29 ans, élégante. Elle avait retiré ses chaussures et lisait paisiblement. Le livre qu'elle tenait en main attira mon attention: un ouvrage rare, même en Inde, qui traite des différentes formes de l’amour, du plus anodin au plus extatique, celui entre Radha et Krishna. Toute la complexité et la beauté de la tradition spirituelle visnouite y sont traduites pour l’initié. Je ne pus m'empêcher de lui exprimer mon étonnement à la voir étudier une telle littérature. Mais elle connaissait l’Inde. Elle y avait voyagé de long en large en 75 et rêvait d'y retourner. Comme moi. Puis j’ai repris mes écouteurs, elle son livre. Le centre s’appelait L’arbre à souhait .
Trois mois plus tard, alors qu'un matin je me prélassais dans l'immense boutique de tapis indiens d'une amie, situé dans le centre commercial du sous-sol des Halles, après une merveilleuse nuit passée, tout seul, sous LSD, voilà qu'elle arrive; un phosphore enchanteur se matérialisait. Fraîcheur et gaîté personnifiée, elle se dirigea droit vers moi pour me saluer: un cadeau des dieux! Ravissant et spirituel, il me comblera d’amour jusqu'à aujourd'hui.
J'avais l'air d'«un pacha dans la caverne d'Ali Baba», selon ses propres mots. Elle eut le coup de foudre mais se garda bien de le montrer. Le soir, je l'accompagnai jusqu’à son domicile. Au moment de la quitter, sachant que j’allais me louer une chambre d’hôtel, elle m’offrit de passer la nuit chez elle, ce que je déclinai par politesse. Elle avait tant de grâce qu'à aucun moment le moindre désir de concupiscence ne me posséda. Respect total. Mais au fur et à mesure que je m'éloignais de son domicile et de la féerie de la rencontre, les sens et l'imagination me rappelaient à ma réalité d'homme!
"Riders on the storm" The Doors
Je dormis dans ma voiture, les hôtels affichant “complet”. Ce fut une nuit fort agitée, toute en courbatures, pendant laquelle je maugréais sur mon stupide puritanisme. La semaine qui suivit fut insupportable. Impossible de la rejoindre par téléphone et je ne connaissais pas encore ses sentiments pour moi. J'étais tombé amoureux fou d'elle. Je fis 200 km, de nuit, d’une pluie battante pour me rendre chez elle, écoutant les Doors:
Girl ya gotta love your man
Girl ya gotta love your man
Take him by the hand
Make him understand
The world on you depends
Our life will never end
Gotta love your man, yeah
Mais elle n’était pas chez elle. La porte resta obstinément fermée.
On se maria trois mois plus tard à Toronto. 23 ans après, si c’était à refaire, je dis oui sans hésitation, et tout pareil! --Akiles
c'est poetiquement raconté,
mais ce n'est pas des alexandrins
T'es gentil Reeeeeeve. (Mais ce n'est pas chantable comme le mien.)
far_solitaire
24/10/2006, 02h04
En France on me disait de retourner dans mon pays, dans mon pays on me disait que je n'avais rien à faire là, aux US on me faisait la gueule, en Inde je n'étais pas brahmana, et sur les forums les types comme toi me disent d'aller me faire voir ailleurs.
Tu es donc persecuté un peu partout et par tout le monde http://www.quizznblind.net/forum/images/smilies/aiua.gif ? et ça ne t'a jamais mis la puce à l'oreille sur ce qui cloche ? pourtant, une telle chose aurai poussé tout être sensé à faire un travail de reflexion sur lui même http://www.quizznblind.net/forum/images/smilies/gni.gif .
C'est peut être juste de la paranoia ou tout simplement un effet miroir, ton propre "rayonnement" reflechi par les autres. :mur:
Far: Tu es donc persecuté un peu partout et par tout le monde et ça ne t'a jamais mis la puce à l'oreille sur ce qui cloche ?
Et tu ne m’as jamais lu sur le sujet?
pourtant, une telle chose aurai poussé tout être sensé à faire un travail de reflexion sur lui même
Idem...
C'est peut être juste de la paranoia ou tout simplement un effet miroir, ton propre "rayonnement" reflechi par les autres.
Et moi qui te croyais un peu savant... Cela doit être ton avatar qui me l’a fait penser. Je te donnais à tord une certaine importance, comme à ce ... comment s’appelle-t-il encore. . . Quasard?
Tenez, j’vais vous racontez une anecdote à tous les deux que j’ai entendue au Bengale. C’est un gars qui a une oreille coupée, comme il est gêné il marche le long de la rivière de façon qu’on ne voit pas cette infirmité. Mais il y en a un autre qui, lui, a les deux oreilles coupées. Alors il se promène sans plus de gêne puisqu’il n’a pas le choix: dui kana kata
far_solitaire
25/10/2006, 02h58
Ce que tu pense de moi est le tout dernier de mes soucis, cela dit bon courage à toi dans ta lutte contre ton ombre.
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