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Voir la version complète : Pétrole: le Brent monte à 112 dollars avec l'Irak.


nacer-eddine06
12/06/2014, 15h04
(CercleFinance.com) - La crainte de voir l'Irak, important producteur d'or noir, tomber tomber sous la coupe des djihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) faisait flamber le cours des barils. Ce midi sur les marchés pétroliers, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en juillet décollait de près de 2% à 112 dollars, le WTI américain de même échéance gagnant 1,6% à 106,1 dollars.

En effet, l'Etat irakien laissé en place par l'armée américaine semble sur le point de s'effondrer : selon la BBC, les groupes armés de l'EEIL qui hier ont pris le contrôle de Mossoul, grande ville du Nord du pays et chef-lieu de la région de Ninive, riche en pétrole, puis de Tikrit, dans le centre, et se dirigent maintenant vers Bagdad, la capitale. L'armée régulière ne semble pas en état d'opposer de résistance significative.

Dans le nord-est du pays, la ville de Kirkouk serait maintenant totalement contrôlée par les peshmergas, les forces armées régionales kurdes, après la fuite des troupes de l'Etat central.

Des centaines de milliers de civils seraient en fuite.

Rappelons que la production de pétrole de l'Irak a atteint, ces derniers mois, un record de 30 ans en frôlant les 3,6 millions de barils/jour. Le risque est que les approvisionnements irakiens soient interrompus, ou du moins perturbés.

Hier, comme attendu, l'OPEP - dont l'Irak fait partie - a décidé de maintenir ses quotas officiels de production à 30 millions de barils/jour.

Or un autre membre du cartel pétrolier, la Libye ne produit environ que 200.000 barils/jour sur une capacité de l'ordre de 1,5 million de barils/jour, ce qui laisse craindre un déficit d'offre.

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nacer-eddine06
13/06/2014, 12h19
(CercleFinance.com) - En une semaine, les cours du pétrole auront gagné pratiquement 5% alors que l'Irak, important membre de l'OPEP, semble en train d'imploser. A cette heure sur les marchés pétroliers, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en juillet gagne encore 1% à 114 dollars, le WTI américain de même échéance prenant 0,8% à 107,4 dollars.

Il faut remonter jusqu'au début du mois de septembre 2013 pour retrouver de tels niveaux de prix pour les deux produits de référence.

En effet, rien ne semble pouvoir arrêter les djihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont repris Mossoul, la grande ville du Nord de l'Irak, puis toute une série de villes intermédiaires et se dirigent maintenant la capitale : Bagdad, ou siège le pouvoir à dominante chiite, ethnie majoritaire concentrée dans le Sud du pays.

Les troupes de l'Etat central d'Irak semblent incapables d'opposer une résistance crédible à l'EIIL. Les Etats-Unis, dont l'armée a maintenant quitté le pays, étudient 'toutes les options', selon la BBC, mais un retour de troupes au sol paraît peu probable à ce stade.

Autre minorité irakienne, les kurdes du nord-est, qui eux disposent de troupes, les peshmargas, ont pris le contrôle de la ville de Kirkouk abandonnée par l'armée irakienne.

Selon Jeremy Bowen, responsable du Moyen-Orient à la BBC, 'si l'EIIL parvenir à tenir Mossoul, (...), il s'agirait de l'évènement le plus important pour un groupe djihadiste depuis les attaques perpétrées par Al-Qaïda le 11 septembre 2001. Cela pourrait conduire à redessiner les frontières imposées au Moyen-Orient par le Royaume-Uni et la France voilà un siècle'.

Or l'Irak est aussi un poids lourds pétrolier. Sur son site Internet, l'Energy Information Agency (EIA) américaine écrit que 'l'Irak détient les 5è plus importantes réserves mondiales de pétrole. En termes de production, le pays a fin 2012 pris la place de l'Iran en tant que 2e extracteur de brut au sein de l'OPEP”.

Et l'EIA d'ajouter : 'l'Irak était le 6e exportateur net de produits pétroliers liquides en 2012, la majorité de son brut se dirigeant vers les États-Unis et les raffineries d'Asie.'

Selon l'édition 2013 du BP Statistical Yearbook, soit à fin 2012, la production de brut de l'Irak, qui était de 2 millions de barils/jour en 2006, atteignait 3,1 millions de barils/jour en 2012, soit 11,2% de mieux qu'un an plus tôt.

A cette date, l'Irak concentrait “seulement” 3,7% de la production mondiale de pétrole, à comparer avec une part de 43,2% pour le cartel pétrolier OPEP dans son ensemble, ainsi qu'à 12,8% pour la Russie et à 9,6% pour les Etats-Unis, qui n'en font pas partie.

Mais à l'époque, la Libye, autre membre de l'OPEP, extrayait 1,5 million de barils/jour environ chiffre retombé depuis lors vers 200.000.

Et avant-hier, l'OPEP a de nouveau maintenu ses quotas officiels de production à 30 millions de barils/jour, alors même que l'organisation prévoit une croissance de 1,2% de la demande mondiale cette année à 91,1 millions de barils/jour.

Surtout, en tendance, l'Irak a la capacité de devenir l'un des principaux producteurs d'or noir au monde. Toujours selon l'autorité américaine de l'énergie, 'l'Irak est l'un des rares pays au monde où une grande partie des ressources connues en hydrocarbures n'ont pas été pleinement exploitées', indique encore l'EIA.

Enfin, la production irakienne venait d'atteindre 3,5 millions de barils/jour environ. Si son importance relative est encore modeste et que les ambitions affichées par Bagdad sont sans doute excessives (le gouvernement évoquait dernière une cible de 13 millions de barils/jour en 2017...), il n'en reste pas moins que la tendance bien réelle à la reprise que connaissaient les extractions irakiennes pourrait être remise en cause.


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nacer-eddine06
13/06/2014, 23h37
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