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Voir la version complète : La victoire de Halilhodzic contre la FAF par Abed Charef


nacer-eddine06
03/07/2014, 09h55
Halilhodzic a remporté une victoire éclatante. Mais pas contre les équipes adverses. Son adversaire principal, c'est l'environnement de l'équipe nationale.

Vahid Halilhodzic a remporté une grande victoire. Non pas en se qualifiant pour le second tour de la coupe du monde, avec l'équipe nationale d'Algérie, une tâche à sa portée au vu de la faible qualité des adversaires, mais en réussissant à tenir le choc face au système de gestion du football algérien. Car le spectaculaire retournement de l'opinion en faveur de l'entraineur bosniaque, après les résultats appréciables obtenus, ne peut cacher une autre réalité: une très forte volonté de pousser Halilhodzic à la porte était à l'œuvre depuis plusieurs mois.

Deux indices probants permettent d'affirmer que la nouvelle coqueluche des Algériens était indésirable au moins depuis le début de l'année. Une violente campagne de presse a été « orchestrée » contre lui, selon la formule convenue, en vue de le pousser vers la sortie. Depuis plusieurs semaines, des journalistes le laissaient entendre, mais après les résultats obtenus au Brésil, ils l'avouent. Oui, on les a invités à s'en prendre à l'entraineur de l'équipe nationale. Pour de multiples raisons.

Halilhodzic s'est retrouvé dans une situation assez curieuse. Il était attaqué sans comprendre le pourquoi de cette hostilité. Etait-ce lié à une prolongation de son contrat, pour l'amener éventuellement à réviser ses prétentions à la baisse ? Il accusait d'autant plus mal le coup qu'il avait vécu une amère expérience en Côte d'Ivoire : il avait qualifié l'équipe pour la coupe du monde 2010, mais il avait été éjecté avant le voyage sud-africain.

En Algérie, les choses se sont précisées, pour lui, lorsqu'il a appris que des discussions avaient été engagées avec son probable successeur, alors que lui-même n'avait pas été sollicité. Il était devenu rendu furieux en constatant que ce successeur avait été invité à visiter les installations sportives de Sidi Moussa pendant que lui-même s'y trouvait. Voulait-on lui faire comprendre que sa période était finie ? Les dirigeants du football, soucieux de se ménager une sortie en cas de faible prestation au Brésil, se préparaient une sortie. Ils voulaient aussi pousser le bosnien à la faute. Mais il a tenu. Il voulait absolument éviter que l'aventure ivoirienne se répète, ce qui aurait grandement nui à sa crédibilité et à sa valeur marchande. Et non seulement il a tenu le choc, mais il sort par la grande porte. Ironie de l'histoire, c'est l'opinion publique qui demande aujourd'hui son maintien, comme le montrent les multiples pétitions circulant sur les réseaux sociaux.

C'est probablement le principal mérite de Halilhodzic : sa force de caractère lui a permis de tenir, et d'éviter à l'équipe nationale une dérive à la camerounaise ou à la ghanéenne, des équipes bourrées de talent mais minées par une mauvaise gestion de l'équipe et de son environnement.

EXPORTER DES JOUEURS

C'est cet environnement qui constitue, aujourd'hui, le principal handicap du football algérien. A moins d'un retournement extraordinaire, Halilhodzic partira, c'est acquis, mais la démarche qu'il a engagée lui survivra-t-elle? Il suffit de rappeler le passé récent pour s'en rendre compte : que reste-t-il de l'épopée d'Oum Dourmane ? Rabah Saadane a été remercié comme un malpropre, et Fawzi Chaouchi, héros de ce jour-là, a frisé la correctionnelle. Ce qui pose de nouveau cette question : l'Algérie sera-t-elle capable, cette fois-ci, d'accumuler ? Pourra t-elle préserver ce qui a été fait, le consolider, à charge pour laprochaine équipe d'y apporter une touche supplémentaire ?ou bien faudra-t-il se résigner repartir à partir de zéro pour tout reconstruire, selon la formule : du passé faisons table rase ?

Ces choix ne relèvent pas de l'entraineur, mais de la gestion du football au sens large. Ils impliquent une nouvelle organisation des clubs et de la compétition, ainsi qu'une gestion moderne des finances et des revenus du football, ceux de l'équipe nationale mais aussi ceux des clubs, du monde amateur et des structures dédiées à la formation. Sur ce terrain, l'Algérie est au point zéro. L'exemple le plus frappant est le modèle économique du football algérien, une faillite totale, mêlant opacité, argent versé au noir, corruption et arrangements. Le résultat est absurde : un footballeur algérien de bon niveau aspire à s'expatrier en Tunisie, où il gagne plus d'argent, alors que le PIB de l'Algérie est quatre fois plus élevé que celui de la Tunisie. Comment se fait-il qu'un club tunisien moyen puisse payer un footballeur deux à trois fois mieux que le Mouloudia d'Alger, club d'une popularité exceptionnelle ? Il y a visiblement un déficit d'organisation à tous les niveaux, avec pour résultat un immense gâchis financier, mais aussi sportif.

DIRIGEANTS HORS TEMPS

Au sein de l'équipe qui a joué au Brésil, il y avait en moyenne quatre titulaires formés en Algérie. En 2010, il y en avait, au mieux, un seul. L'équipe nationale apparaissait en 2010 comme une simple succursale de championnats européens, des secondes divisions des championnats européens pour être précis. C'est là que se recrutait l'essentiel de sa composante. Ce qui montre qu'en football aussi, « on était dans l'air du temps : on importait tous les joueurs », selon la formule d'un économiste.

Aujourd'hui, le football se remet à produire un peu, et à exporter. Le résultat est immédiat. L'entraineur a pu se passer de joueurs aussi talentueux que Boudebouzet Guedioura. Mais il s'agit de balbutiements, qui ont besoin d'être confortés.

Il faudra aussi engager cet effort de formation sans illusion. Les meilleurs partiront. C'est une fatalité économique. Il sera impossible de payer des footballeurs de très haut niveau à leur vraie valeur, dans un marché international ouvert. Si l'Algérie forme un joueur de la trempe de Messi, personne ne pourra le retenir car son seul salaire équivaut au budget des quatre clubs algériens les plus riches. Ce n'est pas avec des dirigeants du type Omar Ghrib que les choses pourront permettre au championnat d'Algérie de former des compétiteurs pour le Mondial, comme cela a été possible en 1982. Ce n'est pas non plus avec MahfoudhKerbadj que les choses s'amélioreront : le président de la Ligue de football veut plafonner les salaires des internationaux à 1.2 millions de dinars (12.000 euros), et il s'est accroché à cette idée ridicule.

Scootie
03/07/2014, 10h17
Malgré la forte demande pour qu'il reste, halilou partira en effet car je pense qu'il a compris que la notion de mérite n'est jamais récompensée en algérie, et même quand elle l'est comme ici, ça sent le "contre nature".

Au contraire, la compétence et le mérite suscitent la jalousie et la bassesse et sont sanctionnés avec un automatisme tel que ça laisse perplexe. Tous les coups sont possibles et l'objectif toujours le même: couper les têtes qui dépassent pour mieux se complaire dans la médiocrité permanente dont tout le monde (ou presque) a conscience.

C'est malheureux a dire mais le fonctionnement de toute l'algérie ne peut s'expliquer par la psychologie mais plutôt par la psychiatrie.

absent
03/07/2014, 11h06
encore un footix qui ne maîtrise ni le football ni le dossier vahid et qui mélange tout, le PIB, le salaire des joueurs, la FAF ...

et puis c'est quoi cette fâcheuse habitude que nous avons et qui consiste à aduler l'étranger et à rabaisser tout ce qui est algérien.
la FAF à sa tête rawrawa avait proposé à vahid un contrat de 8 ans et un projet sur le long terme, chose qu'il a refusé. il a refusé aussi de renouveler son contrat avant le mondial pour aller jusqu'à la CAN 2015

sans rawrawa et les talentueux joueurs vahid n'aurait jamais réussi cet exploit. tout autre entraineur reverai d'entrainer une équipe aussi talentueuse, soutenu par un aussi beau public et par un budget sans limite. le travail que fait rawrawa est énorme aussi, malheureusement les clubs et la presse ne suivent pas.

le buteur et compétition ont certes pourri la vie de vahid et de toute l'EN, ce qui n'est pas étonnant venant d'eux, mais tout le monde continue à les lires. mais vahid aussi a eu tord de rentrer dans leur jeu pourri. il ne maîtrise pas du tout l'art de la communication. combien de fois il a quitté d'une manière indélicate une conférence de presse? combien de fois il s'en est pris à ses joueurs dans une conférence de presse pour justifier une défaite? à la question relative au ramadan deschamps a répondu d'une manière très diplomatique, vahid a quitté la conférence, voila la différence entre une personne mure et une autre émotive. vahid est très talentueux, mais il n'a jamais su maîtriser ses nerfs face aux journalistes ou face aux adversaires, il n'a jamais réussi une conférence de presse ou un coaching. lui aussi doit évoluer sur ces deux point s'il veut devenir une grand entraîneur, et il a beaucoup évoluer avec notre EN.

absent
03/07/2014, 11h17
on lui a offert un salaire de malade, un avion privé pour l'EN, un budget énorme, on a modernisé sidi moussa selon ses désirs, un BUS personnalisé même en Europe (en Suisse), l'état a même financé les supporters présent au brésil, avez vous vu la délégation algérienne et son prestige? mieux que les délégations européennes, un accueil royal. qu'est ce que vous voulez qu'on fasse de plus pour que sa majesté vahid daigne rester? j'attends vos propositions?
entraîner l'équipe d'Algérie est un honneur. demandez à renard qui est plus compétent que vahid sur tous les plans, ce qu'il a fait pour entrainer l'équipe d'Algérie.

ETTARGUI
03/07/2014, 13h47
Scootie
... la compétence et le mérite suscitent la jalousie et la bassesse et sont sanctionnés avec un automatisme tel que ça laisse perplexe. Tous les coups sont possibles et l'objectif toujours le même: couper les têtes qui dépassent pour mieux se complaire dans la médiocrité permanente dont tout le monde (ou presque) a conscience.

Tu décris de façon magistrale la situation, Scootie. +++
C'est pareil dans tous les secteurs. On a vu de tout : un illettré chef d'une entreprise nationale (le mec ne savait pas écrire son nom), un chef de kasma propulsé directeur d'hôpital, un placeur de cinéma à la tête du foot; un blanchisseur comme capitaine de l'industrie, un ministre qui sait parler aux avions... El hassoul, on nous roule dans la farine... (Zut, j'ai dis farine ! ça me rappelle quelqu'un)

Mounir2008
03/07/2014, 14h07
Tu décris de façon magistrale la situation, Scootie. +++
C'est pareil dans tous les secteurs. On a vu de tout : un illettré chef d'une entreprise nationale (le mec ne savait pas écrire son nom), un chef de kasma propulsé directeur d'hôpital, un placeur de cinéma à la tête du foot; un blanchisseur comme capitaine de l'industrie, un ministre qui sait parler aux avions... El hassoul, on nous roule dans la farine... (Zut, j'ai dis farine ! ça me rappelle quelqu'un) Tu oublies le tabal...devenu patron du plus vieux et plus grand parti Algérien.

En tout cas, entièrement d'accord avec le constat de Charef et de Scootie.

saad449
03/07/2014, 14h15
Ce n'est pas avec des dirigeants du type Omar Ghrib que les choses pourront
permettre au championnat d'Algérie de former des compétiteurs pour le Mondial:mrgreen:

no comment

Scootie
03/07/2014, 14h32
El hassoul, on nous roule dans la farine...

El hassoul, j'adre cette expression ! ;)

On vit malheureusement dans un pays où les dirigeants ont compris que pour continuer à squatter la place indéfiniment, il fallait sacrifier l'intérêt collectif au profit de l'individuel où peu importent les compétence pourvu qu'on soit loyal au "régime".

En quelque sorte donc, c'est la mise au régime par le régime !

absent
03/07/2014, 14h41
ETTARGUI
Tu décris de façon magistrale la situation, Scootie. +++
C'est pareil dans tous les secteurs. On a vu de tout : un illettré chef d'une entreprise nationale (le mec ne savait pas écrire son nom), un chef de kasma propulsé directeur d'hôpital, un placeur de cinéma à la tête du foot; un blanchisseur comme capitaine de l'industrie, un ministre qui sait parler aux avions... El hassoul, on nous roule dans la farine... (Zut, j'ai dis farine ! ça me rappelle quelqu'un)



pas tout à fait d'accord
scootie décrit une situation qui ne s'applique pas à raouraoua, qui est très respecté à l'étranger, il représente merveilleusement bien l'Algérie. rappelez vous la galère de nos internationaux quand ils se déplaçaient en Afrique et ailleurs, rappelez vous le coup de gueule de benarbia. maintenant notre équipe donne plutot une très belle image du pays. BUS personnalisé, tenus top classes, organisation, le complexe de sidi moussa rénové et modernisé ... si seulement nos président de clubs avaient le même esprit et la compétence de raouraoua notre football rivaliserait avec le football espagnole
penser que seul vahid est derrière le succès de l'EN serait une grande injustice envers les algériens qui ont travailler dur pour permettre à l'EN de se hisser à ce niveau.

russkov
03/07/2014, 14h49
La victoire de Halilhodzic est que la FAF lui a donné tous les moyens pour qualifier l'EN au mondial et arrivé a passé le premier tour .
Il a fait un travail énorme s'est tout en son honneur ,le reste n'est que de la polémique de comptoir .

ETTARGUI
03/07/2014, 15h20
Cne
Nul ne peut occulter l'effort fait par la FAF. Cependant, et cela tout le monde le sait, Raouraoua a tout fait pour déstabiliser Vahid... Incompréhensible ? ... Pas tout à fait. Raouraoua aime à être "obéi", aime à s'immiscer dans les affaires des coach et ça lui réussissait (c'est fréquent chez nous ! J'ai vu un directeur d'hôpital qui voulait dicter aux médecins leur conduite.) Il n'aime pas qu'on lui résiste, qu'on lui tienne tête.
Malheureusement pour lui, il est tombé sur plus têtu que lui. Halilo n'aime pas que l'on piétine ses plate-bandes.
El Hadj Mohammed a tout fait pour empoisonner la vie au bosniaque, sans tenir compte de l'impact de tels agissements sur le moral des troupes. Faire visiter à Gourcuf les installations et les équipements, l'inviter au mondial et bien médiatiser sa prochaine prise de poste sont quelques facettes du jeu de Raouraoua.
Non ce monsieur n'est respecté que par les chyiatines et autres footballeurs et entraineurs de service. Demande à Madjer ou à Hafid Derraji... ils en savent quelque chose.

Selon certains médias, il s'attendait à une débâcle de l'EN pour tout mettre sur le dos de Vahid... Tant pis pour Raouraoua, l'EN de Halilozic a fait un parcours plus qu'honorable... C'est cela la revanche de Vahid.

maghrebin75
03/07/2014, 16h47
t'as beau avoir super entraineur, sans la motivation , l'etat d'esprit la discipline des joueurs, walou. je dirais c'est la motivation des joueurs qui a payé, les joueurs ce sont elevé contre lui parce qu'ils n'étaient pas d'accord par la tactique adopté contre la Belgique.. les joueurs ce sont pris en charge.. soudé, et c'est eux et non l'entraineur qui ont fait cette épopée.. c'est pas parce qu'il a chialé que..

ETTARGUI
03/07/2014, 20h35
Et toi tu étais present ! L'impression qui se dégage des accolades est que les joueurs et l'entraîneur sont en parfaite symbiose qui ne peut être que le fruit d'un travail de longue haleine de la part du coach. Galleck les joueurs se sont élevés contre lui ! Ils ne s'étaient pas élevés quand ils ne marquaient pas de but avec Saadane et quand ils perdaient par des scores fleuves face à la modeste sélection du Maroc, et tu veux qu'ils se révoltent pour une petite défaite face à un grand club.

absent
03/07/2014, 21h32
ETTARGUI
je ne sais pas dans quel journal t'as pu lire toutes ces rumeurs, mais tu deverais arreter de le lire :) ... les deux hommes ont eu des différents sur le renouvellement de contrat jusqu'à la CAN sinon ils sont très bons amis et collaborent bien dans l'interet de l'EN, c'est vahid qu'il l'a déclaré lors d'une conférence.

Digital
03/07/2014, 22h40
il est clair a mon avis que le différend vahid -raouraoua existe ,je penses a mon avis qu'ils concoivent les choses de la meme maniere et donc les différents ne peuvent qu'exister ,chacun a mon avis a fait un boulot énorme et dans son domaine ,raouraoua en révolutionnant le systeme de fonctionnement de la FAF et qui mnt n'a plus besoin de l'argent de l'etat pour mener ses projets sans oublier bien sur la fameuse loi qui a permis a l'algerie de bénéficier de joueurs qui aujourd’hui font les beaux jours de la selection,vahid de son cotè a apportè la discipline qui manquait dans le groupe a l'epoque de saadane .
je penses a mon avis le principal soucis est que les deux pensent que chacun s'immisce dans le domaine de l'autre et ne l'accepte pas .

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