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Voir la version complète : Maryam Mirzakhani, première femme à décrocher la médaille Fields


humani
13/08/2014, 00h59
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Pur produit du système éducatif iranien, Maryam Mirzakhani, 37 ans, vient de recevoir la Médaille Fields au cours du Congrès international des mathématiciens, à Séoul. Elle est la première femme à recevoir ce prix, créé en 1936, et souvent présenté comme le Nobel des maths.
Février 1998. Juste avant les fêtes du nouvel an iranien, au mois de mars, les meilleurs étudiants en mathématiques de la prestigieuse université Sharif rentrent en bus d’une compétition interuniversitaire de mathématiques, organisée à Ahvaz, à 800 km au sud-ouest de Téhéran. Au milieu du trajet, le chauffeur perd soudainement le contrôle du bus et le véhicule s’écrase dans un ravin. Six étudiants périssent dans l'accident. Parmi les survivants, grièvement blessée à la jambe, se trouve Maryam Mirzakhani.


Les maths, un enjeu international
Déjà à 21 ans, la jeune prodige s'était distinguée comme une scientifique prometteuse. En 1994, elle est la première fille iranienne médaillée d’or aux Olympiades internationales de mathématiques (IMO) qui permettent aux lycéens du monde entier de se mesurer à travers une série de problèmes de haut niveau. L’année suivante, elle obtient la note parfaite : 42 sur 42, et fini numéro un mondial. Les Olympiades avaient été créées en 1959 par les pays du bloc de l’Est dans le contexte de la guerre froide, les pays de l'Ouest avaient rejoint la compétition dès les années 70.
En 1985, c'était au tour de l’Iran et de la Chine. Six ans après la Révolution islamique de l'ayatollah Khomeini. A l’époque, les responsables du ministère de l’Education constatent un manque d’intérêt croissant des élèves pour les maths et estiment que l’organisation de concours au niveau national pourrait remotiver les élèves. Cependant, l’aspect idéologique n’est pas à négliger, la République islamique souhaite montrer ses capacités scientifiques à l’échelle internationale. Le travail intense de sélection et de préparation ainsi que le talent indéniable des élèves iraniens finiront par payer. En 1998, l’Iran termine premier aux Olympiades devant les Etats-Unis.
Un système éducatif élitiste
Maryam Mirzakhani fut élève au Lycée Farzanegan de Téhéran, qui dépend de l'Organisation pour le développement des talents brillants, dont le but est de repérer les élèves surdoués, ou en tout cas les meilleurs, à travers des concours nationaux, au collège et au lycée. Les lauréats font alors leurs études dans des établissements spécifiques avec un programme beaucoup plus poussé que dans la filière classique.
Après la Révolution de 1979, la séparation des filles et des garçons depuis l'école primaire jusqu'au au lycée a facilité l'accès à l'éducation des filles issues des familles ultra conservatrices qui craignaient la mixité.
Contrairement aux idées reçues, en Iran, les femmes sont bien plus présentes que les hommes à l'université. Le nombre de femmes admises est passé de 40% à plus de 59,9% durant la dernière décennie, alors que le nombre d’élèves (féminins et masculins) est resté le même. Le taux d’obtention de diplômes universitaires, dans deux ou trois ans, sera de plus de 70% pour les femmes.
Par ailleurs, en Iran, l’enseignement secondaire a été libéralisé à l’outrance, les établissements publics ont aujourd'hui un niveau très médiocre comparé à ceux du secteur privé qui coûtent très cher. Et la concurrence est rude entre les écoles privées qui vantent leur nombre d’admis aux concours d’entrée aux universités, un concours ultra-sélectif. Pour étudier à l'université Sharif de Téhéran, il faut ainsi finir parmi les cent premiers sur environ un millon de participants.
Le système éducatif iranien est donc devenu au fil du temps ultra élitiste, basé sur une compétition incessante organisée depuis le collège et jusqu'à l'université. Les lauréats de ces divers concours forment une élite scientifique reconnue au niveau international et quittent quasi systématiquement le pays pour évoluer en Occident. Selon le quotidien Shargh, 76% des Iraniens médaillés dans les olympiades internationales en mathématiques, entre 1993 et 2013, se trouvent actuellement dans les plus grandes universités américaines Harvard, Princeton, Stanford ou Britanniques.
Calculer le volume de l’univers
Si Maryam Mirzakhani est aujourd'hui récompensée d'une médaille Fields, rien ne la prédestinait à cela. Dans une interview accordée en 2008 au Clay Mathematics Institut (1), elle racontait : «Enfant, je rêvais de devenir écrivain et mon passe-temps favori était d'écrire des romans. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main. En fait, je n'ai jamais imaginé me lancer dans les maths avant ma dernière année de lycée.»
Son premier éblouissement mathématique viendra quand son grand-frère lui parle d'un problème très simple, additionner les nombres de 1 à 100, et de la solution adoptée par Gauss. «La solution était fascinante et c'était la première fois que j'entrevoyais une solution aussi belle que je n'aurai pas pu trouver moi même.» Après avoir passé les premières années universitaires à Sharif, elle choisit de partir pour obtenir un doctorat à Harvard, avant de traverser les Etats-Unis pour enseigner à Stanford, en Californie.
Ses travaux se situent dans les domaines de la géométrie hyperbolique et la topologie. Certaines surfaces hyperboliques sont de forme irrégulière, comme des bagels. Un bagel ou une bouée sans valve déformée à l'infini permet de reproduire des formes infiniment complexes qui préoccupent les mathématiciens depuis des années. Mirzakhani a trouvé une nouvelle méthode qui consiste à élaborer une série de boucles sur la surface des formes pour calculer leurs longueurs. Peu d’applications pratiques existent à ce jour pour ses recherches, mais si l’univers se révèle être régi par la géométrie hyperbolique, son travail aiderait à définir sa forme et son volume.
Durant ses études à Harvard, elle raconte : «Je devais sans cesse expliquer qu’en tant que femme, oui j’avais le droit d’entrer à l’université en Iran.» Aujourd'hui, elle vient de prouver au monde entier qu'une femme, de surcroît iranienne, peut obtentir la très convoitée médaille Fields.

Libération.

nassim
13/08/2014, 01h15
Respect et félicitations à la jeune femme iranienne. La médaille Fields est un peu le prix Nobel des mathématiques.

Si la jeune femme enseignait en Iran, elle aurait probablement été assassinée par les terroristes israéliens qui ont déjà assassinés plusieurs grands physiciens iraniens en Iran.

http://i239.photobucket.com/albums/ff251/alg3rie/album2013/Maryam1_zps22ccb338.jpg

soufiane-oujda
13/08/2014, 02h52
Un brésilien, un indien, et une iranienne qui ont tous évolué dans les universités US. Il y a 30 ou 40 ans, la totalité des médaillés fields étaient occidentaux, maintenant ca commence à changer et surement il y aura des chinois prochainement.

absent
13/08/2014, 12h27
Les perses ont beaucoup apporte a l humanite et ca continue, ca fait plaisir
Meme en Islam, c est les perses qui ont le plus contribue dans les ecritures, en theologie, histoire, jurisprudence et tout le reste, que ce soit les ecoles sunnites ou chiites, les perses sont une civilisation
Et moi quand je voit des chaines satellites de saoudiya par exemple, et je voit des chameau et des champs de bedoins devenus richards, c est une honte, ces bedoins sement la corruption dans le monde
sadaka Allah quand il a dit que les a3rab sont plus kouffar et mounafiquines et on ajoute ce que le prophete (as) nous a dit, il ne reste entre nous et eux que les guerres, et qu Allah fait triompher les perses sur bedoins de saoudiya et qatar dans tout les domaines

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