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Voir la version complète : Hubert Reeves: Stop au massacre de la biodiversité


morjane
08/11/2006, 14h48
Encore un cri d'alarme cette fois ci lancé par le brillant Hubert Reeves. Sans vouloir être alarmiste mais voulant faire prendre conscience à chacun de nous ce qui est appelé à se produire si tout continue au même rythme, Hubert Reeves redescend sur terre et nous interpelle, oui il faut arrêter le massacre.

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Il faut arrêter d'urgence le massacre de la diversité de la vie animale et végétale sinon les conséquences pour l'humanité pourraient être catastrophiques, estime l'astronome et astrophysicien Hubert Reeves, dans un entretien à l'AFP.

"Nous sommes dans la 6e extinction" massive d'espèces, indique Hubert Reeves, président de la ligue Roc de défense de la nature."Tout au long de la vie de la planète, il y a eu des évènements perturbateurs qu'on appelle des extinctions. Ce sont des périodes marquées par des diminutions très graves du nombre d'espèces vivantes", explique-t-il. La dernière en date est celle des dinosaures, probablement provoquée par la chute d'une météorite sur terre il y a 65 millions d'années.

Mais aujourd'hui, c'est l'action de l'homme qui entraîne l'érosion de la biodiversité par la fragmentation du territoire, les pesticides, la toxicité, la destruction des forêts, souligne ce scientifique à la barbe fleurie qui partage son temps entre le Québec, sa province natale, et la France.

"Nous atteindrons probablement d'ici 2050 des nombres impressionnants d'espèces éliminés, on parle de 40 à 50%", précise-t-il.Certaines espèces comme les mammifères ont profité de la disparition des dinosaures. Mais aujourd'hui, "les mammifères de plus de 3 kilos sont dans le collimateur, donc l'homme", avertit Hubert Reeves. Et l'humanité joue un triple rôle dans cette extinction: "Elle en est responsable; elle en est une victime potentielle; et elle peut également en être le sauveur possible", estime-t-il.

Pour autant, l'astrophysicien, auteur de nombreux ouvrages sur l'origine de l'univers, se défend de tout catastrophisme. "Il ne s'agit pas de dire ce qui va se passer mais ce qui pourrait se passer si nous continuons comme nous le faisons actuellement", fait-il remarquer. Ce qui est à craindre, ce n'est pas "une réelle disparition de l'humanité mais son affaiblissement majeur à l'échelle de quelques décennies", précise-t-il.

C'est le scénario de l'île de Pâques: "il restait encore des gens sur cette île où tous les grands arbres avaient été coupés quand les premiers explorateurs hollandais l'ont découvert vers 1725, mais la population avait diminué jusqu'à 10% de sa valeur antérieure, et les survivants étaient dans un état lamentable. C'est le genre de scénario catastrophe que l'on voudrait éviter", indique-t-il.

La ligue Roc organise un colloque sur la biodiversité au Sénat le 15 novembre avec les sénateurs Marie-Christine Blandin (Vert) et Jean-François Le Grand (UMP).

"Nous allons essayer de montrer que cette crise est trop grave pour en rester au niveau des clivages politiques", commente Hubert Reeves.

Sur ce point, il se déclare "admiratif" du travail de l'animateur écologiste Nicolas Hulot qui a présenté mardi son "Pacte pour l'Ecologie" (Calmann-Lévy), estimant qu'"il n'a pas la langue de bois".

Et il avertit: "si nous ne nous occupons pas tous ensemble de l'environnement, l'environnement va s'occuper de nous".

Car le processus est "irréversible à courte échelle (...) la destruction de la biodiversité va se poursuivre (...) on ne retrouvera jamais la richesse biologique, animale et végétale, de la terre telle qu'elle était en 1900", estime-t-il.

"Ce qui ne veut pas dire que c'est foutu. On peut vivre dans des conditions différentes mais des conditions de plus en plus difficiles", ajoute-t-il, soulignant l'urgence d'une mobilisation.

Le rapport Stern, qui a évalué à plus de 5.500 milliards d'euros le coût du réchauffement climatique, devrait contribuer à cette mobilisation: "on peut imaginer que les gens se fichent des papillons et des grenouilles, mais pas des dollars", commente le scientifique, soulignant que les deux phénomènes - érosion de la biodiversité et réchauffement climatique - sont étroitement liés.

"Nous sommes 6 milliards, nous pourrions arriver à 9 ou 10 milliards dans 50 ans. Comment faire vivre 10 milliards de personnes sans rendre la planète inhabitable. C'est le plus grand défi posé à l'humanité", résume-t-il.

Par AFP

Thirga.ounevdhou
08/11/2006, 16h05
Bonjour Morjane,

Merci pour l'article.
Oui il faut arrêter le massacre!!!! C'est alarmant, ou allons nous... L'homme ne peut vivre sans l'environnement dans tte sa diversité. Le probleme est que cela se fait sous les yeux grandes ouvertes du monde.

Mais aujourd'hui, c'est l'action de l'homme qui entraîne l'érosion de la biodiversité par la fragmentation du territoire, les pesticides, la toxicité, la destruction des forêts, souligne ce scientifique à la barbe fleurie qui partage son temps entre le Québec, sa province natale, et la France. Justement concernant les pesticides, J'ai lu cet article qui ne m'a pas laissée indifferente:

Les Américains utiliseront des pesticides dangereux

L'administration américaine a obtenu de ses partenaires internationaux, vendredi, que ses agriculteurs puissent utiliser des milliers de tonnes d'un puissant pesticide dangereux pour la couche d'ozone sans avoir à puiser dans ses importants stocks de cette substance.

Le bromure de méthyle a été interdit il y a près de deux ans en vertu du Protocole de Montréal, un traité international, sauf dans les cas où son utilisation est jugée cruciale. Les responsables américains ont obtenu des exceptions à l'interdiction afin que les agriculteurs puissent éliminer les organismes nuisibles aux tomates, aux fraises et à d'autres cultures dans les États agricoles tels que la Californie et la Floride.

Lors d'une réunion vendredi à New Delhi, capitale de l'Inde, les partenaires du traité ont approuvé l'utilisation d'un peu plus de 5300 tonnes du pesticide à ces fins en 2008, a indiqué Michael Williams, porte-parole du Protocole de Montréal, ayant pour raison d'être d'éliminer graduellement les substances ayant pour effet de réduire la couche d'ozone.

Les stocks américains dépassent largement ce montant, mais les pays associés à l'entente ont autorisé les États-Unis à répondre à la demande en produisant plus de 4500 tonnes supplémentaires de bromure de méthyle. L'administration américaine avait demandé à pouvoir produire 6400 tonnes de ce pesticide.

Cette décision a été prise en dépit des réticences des pays européens et de la recommandation faite par le propre comité technique du protocole, qui allait à l'encontre de la requête de Washington. AP

Eddy de Mars
08/11/2006, 18h32
Mais ils veulent absolument éradiquer toute vie de cette planète ces foutus Caincains!!! :mur: