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Danny
27/12/2004, 11h55
DOLÉANCE - Ode II
Les rongés

– Sonnet –

Elles peuvent m’agresser, Les sournoises quidams
Ces fourmis embrasées, Et viles carnassières
Je les invites encor, À lacérer ma chair
Qu’elles me dépiautent donc, Ce corps n’est mon âme !

En soupirant pourtant, Je sens comme des lames
Sillonner mes viscères, Sommaires et ordurières
Et car de cette viandasse, Je n’en ai que faire
Je puis vous la céder, Elle ne me fera pâme.

Quand en mon intérieur, Je honnis ces tourments
Car toisés par l’esprit, Ils sont fluets mouvements
Doux et débonnaires, Comme les seins d’une belle ;

C’est que l’immense mal, Cafard intempérant
Ne peut ronger alors, Que mon Soi impotent
Toujours en perdition, Dans l’infinie querelle.

© 2004, Danny

Thirga.ounevdhou
27/12/2004, 12h28
Bonjour Dany
merci pour ce poeme et merci de le partager avec nous,
Bonne journee,

Thirga,

syrine
27/12/2004, 14h13
salam danny et thirga

jolie poéme, on comprend pas mal de choses a travers ton poéme
merci
syrine

morjane
27/12/2004, 15h46
Pour pouvoir se repaître en toute quiétude
c'est mon âme qu'elles guettent
et sans lassitude veulent ronger tout mon être
avec certitude je les vomis je les crache
vers d'autres lattitudes

Et qu'importe qu'elles se vautrent avec béatitude
Je les laisse, bon apôtre déchirer mes entrailles
ma douleur est ailleurs et de ça point de peur
Je suis déjà ailleurs loin de toutes viscissitudes


Très sombre très dur bref très tourmenté, un beau sonnet en tous les cas.
Merci